Le signe
Qui était vraiment le bon larron, ce crucifié repenti aux côtés du Christ ? Henri Menabrea revisite avec érudition et sensibilité l’une des figures les plus mystérieuses de la Passion.
Et si la modernité ne signifiait pas la fin de la religion, mais son renouvellement ? Dans L’avenir de la religion, le cardinal Jean Daniélou interroge les nouvelles formes de spiritualité dans un monde industriel.
Et si l'angoisse, loin d'être une faiblesse, devenait le moteur même de notre dépassement ? L'homme et l'angoisse de Marcel Eck explore cette dualité fascinante : entre terreur paralysante et force créatrice, entre peur de la mort et élan vital.
Écrit par un psychiatre et psychanalyste expérimenté, Sodome propose une réflexion équilibrée et audacieuse sur l’homosexualité, entre science, morale et société.
1939-1945, dans l'ombre des camps français : découvrez le récit poignant de ceux qui, au péril de leur vie, ont sauvé des milliers de persécutés.
La vie, jusqu'à maintenant légendaire, d'Hippocrate s'est enrichie récemment de faits précis et passionnants. Ses conceptions anthropologiques et médicales permettent de retrouver une unité, une individualité à travers les écrits aux auteurs multiples. Grand observateur de la souffrance humaine, ce clinicien et expérimentateur de génie a apporté, malgré le caractère imaginaire des humeurs peccantes, une doctrine toujours valable de l'homme, vue dans sa totalité, face à la maladie. Depuis cent cinquante ans, les sciences médicales, à juste raison, n'ont plus à tenir compte d'un savoir à l'existence périmée. Cependant, l'essence de l'humanisme hippocratique, le caractère de son interrogation retrouvent miraculeusement une valeur primordiale pour un art médical dont l
Quotidiens, hebdomadaires, périodiques, radio, télévision, conférences, congrès, tout le monde parle de la limitation des naissances dans une confusion totale. Cet ouvrage essaie d'apporter un peu de clarté à ce problème, montrant en quoi diffèrent les deux options qui sont proposées à notre liberté : les contraceptifs ou un effort d'humanisation de la sexualité qui donne son vrai sens à la continence. C'est cette humanisation de la sexualité que précise la biologie humaine qui justement est considérée par l'Église catholique comme licite parce que conforme à la morale naturelle qui est la volonté de Dieu sur l'homme. Cet ouvrage donne un état actuel du problème de la régulation des naissances, son origine et les solutions proposées. Celui qui cherchera ici des recettes pour éviter tout effort sera déçu ; il n'y a pas de "truc" facile pour être homme. Mais en conclure que cette humanisation de l'homme est un idéal utopique à réserver à une rare élite, de sages ou de saints, serait une grave erreur. Le principal problème actuel est celui de l'éducation et de l'humanisme. Il n'est pas seulement théorique, mais pratique. Déclarer au nom d'une fausse charité méprisante et paternaliste qu'on est obligé de réserver l'éducation complète à une élite apparaît comme un crime contre l'humanité. On s'étonne que des éducateurs et des humanistes puissent avec découragement s'y laisser aller.
Du délit mineur au crime crapuleux il existe une gamme infinie de violences faites à la loi par des gens dont les intentions, et les moyens sont fort différents. L'erreur consisterait à envelopper uniformément tout coupable dans la réprobation générale en fonction de certaines réactions collectives inconscientes ou de ressentiment personnel. La fonction de la Justice est précisément d'individualiser la peine à la mesure des faits selon les tenants et les aboutissants. L'homme rendu plus tard à la liberté ne fera pas aisément entendre la voix de son coeur meurtri de honte et de peines. Qui donc alors nous fera connaître le fond des choses, si nous ne sommes ni spécialistes, ni liés au délit ? C'est pour répondre à cette question que ce livre est né.
Ce nouveau roman de Vintila Horia, deuxième partie de la "Trilogie de l'exil", développe son action, comme "Dieu est né en exil", sur deux plans, l'un philosophique et l'autre politique, de même qu'il se situe dans un cadre historique et dans un cadre contemporain. Un jeune prince valaque, Radu-Negru, placé dans un XVIIe siècle imaginaire - donc actuel -, dont le pays a été envahi par les Turcs, part pour Venise afin d'y chercher l'aide dont il a besoin pour sauver les siens. Ne trouvant pas cette aide dans un monde qui ne pense qu'au bien-être et à la luxure et qui trafique avec les Infidèles à l'abri d'une coexistence factice et fragile, le prince se résigne au combat solitaire. Rentré chez lui, il affrontera les Turcs dans une bataille qui décidera de son drame intime, mais pas de celui de l'histoire. A cette résignation s'en ajoute une autre : celle de l'homme impuissant à résoudre les grands problèmes de l'existence et qui dépassent les forces humaines : la mort, la souffrance, le mal, l'oppression. Déçu par cette impuissance, le prince comprend que son renoncement n'est qu'une liberté qui se résigne à sa tâche humaine, faute de pouvoir se réaliser plus durablement : tel est le sens du mot de Kierkegaard qui donne son titre au roman.
Voici cent pages courtes, denses, claires. Pas un mot de jargon. Rien qui ne soit accessible à l'honnête homme. Des phrases brèves et rigoureusement enchaînées, d'un style net et précis où la musique se ploie toute au service du nombre intérieur. Et pourtant, après avoir refermé le livre, on prend conscience de la richesse de réflexion de l'auteur : foi et science, la personne ambiguë du Christ Seigneur, fils de l'homme et fils de Dieu, l'Eucharistie, les vues essentielles du Credo, le christianisme dans la cité, l'école confessionnelle et l'action politique de l'Église, le discernement évangélique des systèmes économiques, l'oecuménisme... : il n'est guère de thèmes essentiels, guère de problèmes fondamentaux et actuels qui échappent à l'emprise aiguë de notre théologien laïc. Que cet homme, dont la carrière s'est accomplie comme serviteur de l'État et d'organisations internationales, et dont la réputation s'est établie comme expert en questions économiques et monétaires, ait éprouvé le besoin de consacrer une réflexion approfondie à un effort pour mieux comprendre le christianisme ; qu'il ne craigne pas de soumettre son travail au public ; voilà bien un signe des temps et un fruit heureux de la mentalité post-conciliaire pour le plus grand bien de l'Église.
Manifestation de la vie, le désir est une force à assagir. Il ne s'agit pas d'une tentative de répression, mais d'une valorisation de l'éros par le contrôle de soi. Contrairement à l'opinion habituellement répandue, l'homme n'est pas obligatoirement écartelé entre la force passionnée de désirs irrationnels et la rationalité froide d'une sagesse moralisante. La liberté se conquiert, non dans l'abandon à la spontanéité du désir, mais sur la voie royale de la sublimation. L'oeuvre du Dr Chauchard est à la fois théorique et pratique. Elle aide à acquérir une meilleure connaissance du moi psycho-physiologique, mais elle prépare aussi à l'apprentissage du contrôle cérébral. Elle s'achève en un art de vivre, conforme à la vocation naturelle de l'homme. Le cerveau n'est pas un ordinateur, c'est un organe vivant, destiné à désirer le bien. Il choisit des comportements libérateurs qui sont aussi intégrateurs. Alors que le désir fou engendre les manies aussi bien de la drogue et de l'érotisme que de la technique, le désir contrôlé satisfait aux plus vifs besoins d'imagination et d'idéal, de rêve et de réalité. En conclusion, le Dr Chauchard estime que l'éducation du désir harmonise non seulement l'individu, mais aussi la société tout entière.