Lectures et Aventures
Henry de Monfreid arrive à trente-deux ans à Djibouti où il devient commerçant en cuirs et cafés. Cette existence le lasse vite, et il achète un boutre, engage deux matelots somalis, un mousse et se lance dans l'aventure. La pêche aux perles d'abord, puis surtout le commerce des armes. Ce ne sont plus que bagarres, poursuites, chassés-croisés entre trafiquants et policiers de la mer, tempêtes, sur cette mer Rouge qui retint Henry de Monfreid sa vie durant et qui fascinera tous les lecteurs de cette extraordinaire épopée.
Ces Aventures de mer sont la suite chronologique des Secrets de la mer Rouge. Monfreid qui travaillait pour le compte d'un marchand de perles, devient trafiquant d'armes. Hélas, son voilier se brise sur les côtes d'Arabie. Conspirateurs, personnages louches et surtout les services secrets anglais s'acharnent à sa perte. Mais son étoile veille...
Henry de Monfreid entend dire que la contrebande du hachich est en Egypte une institution d'Etat, secrète et jalousement cachée. Il entreprend alors de passer de Grèce à Suez, sur son bateau, un gros chargement de chanvre. C'est le récit de cette entreprise qu'il nous fait, depuis l'achat du hachich dans une ferme grecque jusqu'au retour à Djibouti : un voyage très mouvementé dans le mystérieux milieu des contrebandiers du golfe de Suez.
Abdi l'homme à la main coupée, L'enfant sauvage, L'esclave du batteur d'or - ces trois récits, qui forment La trilogie somalienne, nous transportent sur les pentes montagneuses bordant l'océan Indien, les hauts plateaux d'Ethiopie et jusqu'aux pays fabuleux du golfe Persique. Dans ce monde violent et passionné, où la ruse et la rapacité voisinent avec la pitié et la loyauté à toute épreuve, le lecteur est emporté dans une épopée où la légende se mêle à la réalité. Il y côtoie d'inoubliables amants du désert, l'un des fidèles marins d'Henry, les descendants de la reine de Saba, des trafiquants de jeunes esclaves, des pirates, des contrebandiers, des pêcheurs de perles. Un recueil à la fois féérique et cruel.
L'Enfant sauvage c'est Abdi, le fils de Mamout et d'Aïcha, qui deviendra le fidèle marin de Monfreid. Sa vie sur la merveilleuse île déserte - où il est abandonné avec ses chèvres - et tant d'autres aventures composent ce récit à la fois touchant, terrible, féérique et réel.
Abdi était l'lun des fidèles marins d'Henry de Monfreid. Un Somali, issu d'une tribu vivant sur les pentes montagneuses bordant l'océan Indien. Il nous raconte la fabuleuse aventure de ses parents. Mamour et Aïcha, poursuivis par la fatalité et traqués par le naïb d'Eïd qui convoite leur or, sont des figures inoubliables d'amants du désert. Un récit véridique, qui nous replace dans un monde violent, passionné, où la cruauté, la ruse, la rapacité voisient avec la fidélité, la pitié, la loyauté à toute épreuve.
Carmen, fille du gouverneur Don Carlos emprisonné, est éloignée d'Espagne par sa marâtre. Enlevée par des pirates, elle succombe au charme d'un cheik arabe. Trois siècles plus tard, le jeune Kassim navigue en mer Rouge, au gré des vents de mousson. Ses aventures le conduisent à trouver la tombe du cheik et le précieux coffret qu'elle renferme... Inspiré par les écumeurs de mer, Henry de Monfreid transporte son lecteur de la Catalogne à l'archipel Dahlak - au large de l'Éthiopie -, en passant par la Tunisie, du temps de Philippe IV d'Espagne et des barbaresques au début du siècle dernier, dans ce roman où s'entremêlent contes, anecdotes et souvenirs personnels.
Alors qu'il met le cap sur les Antilles, les Anglais prennent à l'abordage le bateau négrier de Théodore et enlèvent sa bien-aimée. Les tribulations d'Esther la mènent, de navires en navires, de la côte ouest de l'Afrique à Londres, puis toujours plus loin vers la côte est du continent noir. Elle passe de mains en mains mais Théodore, aidé dans sa quête pour la délivrer par Tom, le fidèle esclave à la réputation de sorcier, n'aura de cesse de sillonner les mers pour retrouver sa belle. Un témoignage passionnant sur la traite des esclaves car c'est avec érudition que Monfreid retrace le destin des esclaves emmenés de force sur les navires négriers et celui des jeunes filles ou des éphèbes destinés aux harems.
Unique fils du charpentier de marine Abdallah, Zeït vit avec son père sur la côte d'Arabie et erre à travers la brousse en rêvant d'aventures. Il rencontre un jour Amina, fillette à la beauté sans égal qui se retrouve bientôt orpheline de mère. Abdallah, pris de pitié pour l'enfant, la recueille un temps chez lui avant de l'emmener chez son père, un de ses vieux amis, qui fait désormais commerce de perles et qui ignore tout de l'existence de cette enfant. Voilà les deux amoureux séparés, jusqu'au jour où le bateau sur lequel Médane travaille comme plongeur mouille l'ancre près du village de Zeït. Médane, qui a grandi avec Zeït, est aussi l'esclave du père d'Amina. Le jeune amoureux voit là une occasion de revoir sa belle et se fait engager comme plongeur, nourrissant le secret espoir d'une pêche miraculeuse qui lui permettrait de demander sa main. Mais c'est compter sans l'avarice peu scrupuleuse du père, prêt à vendre sa fille au plus offrant, et la jalousie calculatrice de Médane. Pour se retrouver, les deux amants devront sillonner la côte de la mer Rouge et braver bien des dangers.
Doalé et Oméda, couple de pauvres pêcheurs des bords de la mer Rouge, attrapent un jour dans leurs filets une perle d'une rare beauté, dont la couleur noire, funeste présage, ne manque pas de susciter la convoitise de pirates cupides et sans scrupules. Doalé est assassiné tandis que sa femme, enlevée par ses meurtriers, a tout juste le temps de cacher la précieuse perle dans le grigri que son fils porte au cou... Protégé par son courage et sa naïveté, le héros a la sagesse de ne craindre ni le sort que pourraient lui réserver les hommes, ni la nature, parfois hostile. Un roman d'initiation captivant qui se déroule sur les rivages de la mer Rouge. bat
Le jeune guerrier massaï Karembo, accompagné de Djalia qu'il a recueillie après la mort de son père lors d'une razzia, longe le fleuve Tana pour rejoindre la propriété de John Perth qui, en maître blanc tout-puissant, exerce lâchement son autorité sur les jeunes filles qui travaillent ses terres. Un conte cruel d'amour et de haine, un témoignage passionnant sur l'Afrique coloniale. Henry de Monfreid, toujours inspiré par le mystère des tribus jusque-là inconnues, les sorciers et les animaux sauvages, allie à merveille l'imagination la plus romanesque aux souvenirs les plus authentiques.
Le Drame éthiopien met en scène, une fois encore, la vie aventureuse d'Henry de Monfreid, dans la brousse ou au cours de ses navigations en mer Rouge. Descriptions, anecdotes et récits réalistes nous donnent un portrait fascinant de l'Ethiopie en 1932.
Ce titre regroupe huit nouvelles délicieuses qui commencent souvent par l'incantation : "Kan ya makan fi qadimi al-zaman soltanon, soltano al-zaman..." Il était une fois un sultan, qui autrefois... Monfreid tisse huit contes autour de la passion amoureuse, parmi des paysages que nous connaissons bien : la mer Rouge, l'Ethiopie, Aden...
Les deux frères, Fara et Doalé, se disputent la tendre Aléma. Ils ne sont pas seuls : le lieutenant Voiron et le Sergent Ismaïl ont aussi reconnu en Aléma l'amour incarné. Henry de Monfreid nous conte sans fioritures cette histoire cruelle d'amour et de haine, telle une légende.
Le fils légitime de John Perth et de Lady Helena, remplacé à la naissance par l'enfant du maître et d'une esclave, grandit parmi les indigènes. Ceux-ci voient en lui le messie qui les délivrera des colons... Bob, le petit métis, élevé avec la fille de sa belle-mère, subit les brimades de cette dernière qui cherche à étouffer la passion naissante entre les deux enfants. Un conte cruel d'amour et de haine, dans un Kenya déchiré par des revendications nationalistes. Henry de Monfreid entraîne le lecteur dans une Afrique mystérieuse et pittoresque, où l'on croise pêle-mêle colons anglais, sorciers africains, et aventuriers aux sombres dessins...
Wahanga, coureur de brousse, part avec sa grande hache couper du bois pour Lady Helena, la femme du maître du domaine de Mawa. Le jour où le maître découvre que ce géant aux allures d'orang outang peut parler aux animaux sauvages qui sont capturés pour la revente et les calmer, son destin va changer ...
1686. Le jeune fils d'un marin français et d'une esclave affranchie des Antilles est embarqué de force à Bordeaux sur un bateau de la Compagnie des Indes occidentales. De boucanier à flibustier, Louis, que tous veulent posséder pour sa connaissance du calcul nautique, secret que gardent jalousement les capitaines de navires négriers pour rester maîtres de leurs équipages, est entraîné dans un tourbillon d'enlèvements, de fuites et de machinations. Un récit mouvementé où les mers deviennent le terrain de combats entre pirates et flibustiers, cherchant à ravir aux Espagnols les trésors que ceux-ci ont arrachés aux Indiens d'Amérique du Sud.
Batio, élevé par une sorcière au milieu des abeilles sauvages, est né le même jour et la même année que le petit-fils de l'empereur Ménélik. Un jour, alors qu'ils ont atteint la trentaine, le second devient roi d'Ethiopie, tandis que le premier est surnommé « Roi des abeilles ». Dans une langue riche et évocatrice d'un ailleurs exotique, Henry de Monfreid transporte son lecteur en Abyssinie, royaume légendaire gouverné par les négus, lignée de rois dont l'origine remonterait à la reine de Saba et au roi Salomon.
La Poursuite du " Kaïpan " est une autre Croisière du hachich. Nous sommes en 1923 et Monfreid achète à Bombay une grosse quantité de " charras ". Le trafic du hachich est interdit mais aux Indes il se nomme " charras ", et le commerce en est licite. Monfreid s'est muni des autorisations nécessaires auprès des fonctionnaires indigènes. Il traite avec un homme rencontré à Aden autrefois, mais cet homme est un bandit et s'enfuit avec les 6 000 kilos de charras sur un vapeur volé, le " Kaïpan ". La poursuite commence et après mille aventures Monfreid retrouve sa marchandise aux Seychelles
Karembo, le fils du grand sorcier Sandéou de la tribu des Massaïs, a fui son pays pour échapper à la persécution des Blancs et aux machinations de ses semblables. Mais au-delà du grand fleuve Tana d'autres aventures l'attendent. Le capitaine Bentson, décidé à punir Karembo du meurtre de son collègue le major G., chef de district et collecteur d'impôts, part à la poursuite du jeune Massaï. Celui-ci va connaître les dangers du « pays de la soif », mais aussi devra se défendre contre les Blancs acharnés à sa perte et se battre contre des trafiquants d'esclaves auxquels il doit arracher la jeune Djalia enlevée à son père Sagallo, le chef de village. A l'occasion de ce roman aux mille péripéties, Henry de Monfreid nous fait découvrir une Afrique insolite, où les hyènes escortent les caravanes d'esclaves, où l'on se nourrit de termites ailés et du miel de la mouche mokani, où les infusions de datura vous procurent le don de double vue, où les eunuques, après leur « opération », sont enterrés à mi-corps dans du sable brûlant !
Henry de Monfreid (1879-1974) quitte la France à trente-deux ans, lorsque l'appel de la mer le jette définitivement dans l'aventure. Celui qu'on a appelé l'« écrivain-corsaire », encouragé par Joseph Kessel, a composé une oeuvre propre à faire rêver, digne des plus grands conteurs d'autrefois - mais ici, tout est vécu. Le livre : Avec Karembo, jeune guerrier de la fière et farouche tribu des Massaïs, Henry de Monfreid nous entraîne au Kenya dans une histoire d'amour et de mort digne de Shakespeare. Entre une chasse au rhinocéros et le meurtre d'un major anglais, en passant par les méthodes les plus raffinées pour empoisonner une flèche avec le venin d'une vipère cornue, nous suivons les tribulations d'un prétendu « primitif » au coeur de la forêt vierge et des savanes qu'enchantent genévriers et mimosas, en compagnie de Bagora, l'antilope apprivoisée, et de Tuiti, le chacal argenté. A l'époque où la conservation de la vie sauvage, l'écologie et la renaissance des cultures africaines sont à l'ordre du jour, ce roman nous donne le frisson des grands espaces, nous apprend une foule de choses sur la faune, la flore et les moeurs de pays encore mal connus de nous. Et nous donne à rêver comme une oeuvre de Kipling.
Du Harrar au Kenya raconte les aventures vécues par l'auteur depuis la déclaration de guerre de 1939 jusqu'à la fin de sa détention vers 1943 : arrestation, fuite en brousse, attentat, déportation en camion. C'est aussi le cri déchirant d'un homme libre qu'on enchaîne à chaque page.
L'Homme sorti de la mer est l'une des plus belles " aventures en Mer Rouge ". Notre héros s'échoue sur la côte d'Arabie. Conspirateurs et personnages louches s'acharnent à sa perte... Il est même mis en prison ! Il se croit perdu. Mais son étoile veille...
Une haine viscérale, « implacable comme un instinct », oppose Ali, le boy somali de Henry de Monfreid, et Michaël, un jeune métis. Dans cette lutte à mort, la lèpre, instrument d'une vengeance subtile, plongera dans l'enfer celui des deux qui incarne le Mal. Un récit étrange et dramatique, dans le plus mystérieux Yémen...
Henry de Monfreid est conduit par le destin devant le cadavre d'un cachalot échoué sur une île de la mer Rouge. Il récolte ainsi de l'ambre gris, qu'il vend au commandant de la goélette Saint-Elme. Mais un pirate redoutable apparaît... Vengeance, tempête et naufrages ponctuent alors une course de port en port où un homme cherche à retrouver son honneur de marin.
Dans ce roman se mêlent aux contes et anecdotes authentiques les réflexions et souvenirs personnels de l'auteur. Un jeune berger, qui est en fait le fils du Cheik, enlevé et élevé dans la forêt par une guenon depuis l'âge de dix mois, pétrifie le dragon qui terrorisait le pays. Obtiendra-t-il ainsi la main de la fille du Sultan, dont il était tombé amoureux ?
L'Esclave du batteur d'or est une histoire d'amour entre deux jeunes somalis, Faredj et Amina, qui nous entraîne des hauts plateaux d'Ethiopie jusqu'aux pays fabuleux du golfe Persique, à la faveur d'une épopée où la légende se mêle à la réalité. Nous y côtoyons aussi bien les descendants de la reine de Saba que les trafiquants de jeunes esclaves impubères, les pirates, les contrebandiers, les pêcheurs de perles, tout un monde étranger à nos moeurs et à nos valeurs.
La Cargaison enchantée est une des aventures les plus étonnantes de Henry de Monfreid : passer clandestinement douze tonnes de charras (ce mot étant l'appellation indienne et pudique du haschisch) des Indes à Port Saïd, le débouché du canal de Suez en Méditerranée. Déjouer la surveillance des douaniers anglais et français (qui gardent le canal), certaines autorités éthiopiennes et échapper aux bandes de trafiquants convoitant les ballots de charras constituaient une gageure. Au-delà des poursuites spectaculaires et passionnantes, Henry de Monfreid a voulu nous transmettre sa riche expérience de navigateur, d'ethnographe, d'observateur passionné des hommes et des moeurs d'un onde quasi oublié par le siècle.
En 1942, Henry de Monfreid est au Kenya quand il part à la recherche de mystérieux mammifères qu'on dirait échappés des troupes d'Hannibal. Un « western africain » où rebondissements et émotions fortes se succèdent au rythme d'un tam-tam endiablé.
L'envers de l'aventure, 9 " Dans ce nouveau tome de la vaste autobiographie qu'il a entreprise, Henry de Monfreid nous transporte au début de ce siècle. Le futur navigateur des mers du Sud n'est encore qu'un fantassin à pantalon garance, fraîchement incorporé. Ennemi de toute contrainte, ce jeune homme n'a guère de goût pour la vie militaire, d'autant qu'il lui faut nourrir une compagne et son enfant. Au risque de s'empoisonner au chlore, il réussit à se faire réformer. C'est alors que commence pour lui une existence difficile, qu'il affronte vaillamment. Tour à tour porteur aux halles, courtier en café, laveur de voitures, chauffeur-cicérone, puis ingénieur chimiste, comment aurait-il pu deviner qu'un destin hors série l'attendait, au détour de L'Ornière où il semblait engagé ?".
A l'âge de sept ans, Henry arrive à Paris en compagnie de ses parents et voit s'ouvrir devant lui une nouvelle vie, à laquelle il est plus que réticent : après le calme et l'intimité de La Franqui, il se sent perdu dans la grisaille et l'immensité de la capitale. La famille vit rue Saint-Placide, et Henry est scolarisé à la pension Poupon, qui ressemble plus à une garderie qu'à une école et où, plus âgé que les autres enfants et imprégné de la culture méridionale, il peine à s'intégrer. Le samedi soir, les amis de Georges et Amélie, peintres, poètes et musiciens, viennent égayer la monotonie de cette vie parisienne...
L'envers de l'aventure, 4 "C'est au cours de l'hiver 1880-81 que je vins réellement au monde, ou plus exactement que le monde vint à moi, en moi, car c'est en nous qu'il s'élabore à mesure que nous oronnons nos sensations et leur donnons un sens.".