Les Dames du lac
Bretagne, XIVe siècle : Isaine de Kerrud et son époux, le duc Jean de Montfort, tentent de survivre à la guerre et à une passion aussi intense que destructrice.
Bretagne, 1362. Isaine de Trézhuel ignore encore que son destin basculera sous le soleil des loups : deux hommes prêts à tout pour son amour, une guerre impitoyable, et des secrets qui défient la mort.
Dans la Bretagne en paix des années 1380, les démons de la guerre ne sommeillent pourtant que d'un oeil. À Kerrud, vieux château dressé au bord de l'océan, haines ancestrales, rivalités exacerbées, passions contraires, attisent les convoitises, enflamment les esprits et les coeurs, blessent à mort, plus cruellement que le tranchant des armes. Bravant crânement l'acharnement du sort qui s'entête à frapper tous les siens, la troublante, l'indomptable Ermine de Kerrud décide de briser à jamais l'infernal sortilège. Imprévisible, fantasque, follement romantique, échappera-t-elle à la malédiction qui pèse sur sa famille depuis plusieurs générations ? Le sentiment violent, irrésistible, insensé, qui l'attire vers son oncle, le très énigmatique et ombrageux Gui de Trézhuel, sera-t-il, lui aussi, le fruit empoisonné d'un impossible amour ?
Un seul regard suffit parfois à bouleverser une vie entière. C'est ce qu'il advient à Charlotte d'Ivreville lorsque, au cours d'un bal, elle rencontre Jérôme de Venoy. Plus qu'un coup de foudre, c'est l'envoûtement d'un véritable sortilège qui l'emprisonne soudain. Confrontée à l'amour fou, Charlotte tente tout d'abord d'y résister. En vain. Un autre homme, qui l'aime d'une passion tendre et sereine, lui offre le mariage. Mais, bientôt, Charlotte n'écoute plus que son coeur, qui l'entraîne sur des voies lumineuses et cruelles. Pétrie de l'idéal d'héroïsme et de gloire, cher à l'époque déchirée par la Fronde, intrépide et altière, Charlotte, dans l'entourage du Prince de Condé et de la Grande Mademoiselle, se rebelle, fidèle à son amant. Face à la régente Anne d'Autriche, au Cardinal Mazarin, et au tout jeune Louis XIV, elle prend part, fougueusement, aux péripéties les plus romanesques de notre Histoire. Dans ce climat qui attise toutes les passions, Charlotte, digne fille de Floriane et d'Artus d'Ivreville, s'abandonne dès lors aux aléas tragiques de son destin, assumant, avec flamme et panache, les dangereuses et exaltantes conséquences de son engagement.
1584, dans une France déchirée par le conflit religieux, où papistes et huguenots s'affrontent avec acharnement, rien ne semble devoir réunir la belle Séréna de Neuville, jeune catholique au caractère brûlant, évoluant au Louvre dans l'entourage du duc de Guise, et l'ardent Lothaire de Trévilly, capitaine intrépide du roi de Navarre, chef du parti protestant. La force du destin, pourtant, les met en présence et, d'un seul regard, fait s'enchaîner leurs âmes. Amour irrésistible, amour impossible... Péripéties, quiproquos, intrigues et complots se succèdent, les montent l'un contre l'autre, les séparent puis les rapprochent, pour les diviser à nouveau. Le coeur naviguant entre haine et passion, Séréna et Lothaire parviendront-ils à se rejoindre ? À surmonter les obstacles que dressent devant eux des vents impitoyables et contraires ? Des confins de la Beauce à la Guyenne, Séréna nous entraîne dans une quête mouvementée et nous fait découvrir, en passant par Paris, un portrait de Henri III différent de celui que lui prête la légende : un roi conscient de son devoir, éminemment tolérant, diffamé par une presse polémique et amoureux des femmes...
1357, le royaume de France vit des heures tragiques. Le roi Jean II le Bon est prisonnier des Anglais à Londres, les bourgeois se soulèvent à Paris, les paysans se révoltent dans les campagnes ravagées par des pillards et la soldatesque. Au pays des châteaux cathares, au sommet d'une colline retirée des Corbières, à trois journées de cheval de Montségur, de sinistre mémoire, la belle Agnès de Montclar, fille du châtelain d'Aguilar, est de retour. Après dix années de captivité en Orient, où un sage praticien lui a enseigné les secrets de la médecine arabe, elle retrouve la terre de ses ancêtres. Les circonstances la conduisent bientôt à mettre en pratique son savoir au service des malades, et plusieurs guérisons spectaculaires lui valent reconnaissance et renommée. Subjugués par son rayonnement et son humanité, par la magie de son regard d'azur, tous, alentour, l'admirent et la vénèrent. Tous, sauf le curé du village, furieux de voir son influence et son autorité lui échapper, au profit d'une femme qui ose exercer un art interdit à son sexe, narguer la morale et la religion, abuser diaboliquement ses patients, dit-il, en leur jetant des sortilèges. Aveuglé par la haine et la jalousie, le prêtre la dénonce comme sorcière, l'accuse de pactiser avec le diable, de se livrer, derrière les remparts du château, à d'infâmes débauches, sous le couvert d'une médecine apprise chez les Infidèles. Dès lors, pour Agnès, les nuages s'amoncellent, les événements se précipitent, le destin bascule. Tomber aux mains de l'Inquisition, c'est encourir les flammes du bûcher. Mais, dans l'ombre, veille sur elle un gentilhomme de la mer tourné, lui, vers un monde nouveau et un horizon de lumière...
Aux derniers jours du royaume des Croisés, l'amour fou d'une jeune fille, qui changea en lumière le désespoir d'un roi lépreux de seize ans, vainqueur de Saladin, infortuné et sublime roi de gloire, héroïque jusqu'à la sainteté. Son regard avait le bleu du ciel, ses cheveux l'or des blés mûrs, sa voix le frémissement des feuillages au lever du soleil ou au crépuscule lorsque l'astre disparaît dans la mer. Fille de l'humble seigneur de Mauléon, accouru de France en Terre Sainte avec ses deux enfants, pour répondre à l'appel des Croisés en péril, Jeanne, dès son arrivée à Jérusalem, s'enflamme d'un pur et dévorant amour pour le jeune roi Baudouin IV qui se meurt. Lui, en dépit du mal qui le ronge, bravant la mort de toute son âme, continue à défendre pied à pied son royaume. Contre Saladin, contre les intrigues de cour, contre les trahisons de son propre entourage. La passion de Jeanne qui le bouleverse et qu'il refuse d'abord sachant qu'elle sera fatale à la jeune fille, le soutient bientôt dans sa lutte désespérée, illumine, telle une promesse d'éternité, le calvaire qu'il endure. Poignante, sobre, empreinte d'une grandiose humanité, cette idylle flamboyante recèle la ferveur mystérieuse et mystique des impérissables récits du Graal. Comme eux, comme les héros de la légende, Jeanne et Baudouin dispensent, par delà les siècles, leur ineffable message d'amour et d'espérance.
Au printemps de l'an 1646, Louise de Gonzague, duchesse de Nevers, princesse de Mantoue, entre dans Varsovie en liesse pour y épouser en grande pompe Ladislas IV, roi de Pologne. Auprès d'elle, Marie Casimire de La Grange d'Arquien, une petite fille d'une beauté surprenante, écarquille ses grands yeux, éblouie par le faste des cérémonies. Elle n'a pas cinq ans, et ne peut imaginer le destin qui l'attend dans cette Cour lointaine : un jour, elle aussi sera reine, et deviendra la seconde Française à monter sur le trône de Pologne. Au fil des pages, se déroule le roman fabuleux de l'enfant devenue femme, celui d'une irrésistible ascension, d'une passion inébranlable. Séduisante, sensuelle, indomptable, Marie Casimire fait tourner les têtes, brille dans tous les bals, domine les intrigues, révolutionne le Palais de Varsovie. Après un mariage forcé, malheureux, avec un prince riche et débauché, elle retrouve l'amour de ses quinze ans, Jean Sobieski, un guerrier magnifique qui avait pris son coeur en l'appelant Marysienka. Envers et contre tous, elle en fera un roi... et beaucoup plus encore ! À partir des lettres, souvent audacieuses, échangées entre les deux amants, lettres qui comptent parmi les plus belles que l'amour ait inspirées, Geneviève Chauvel réussit, avec émotion et fidélité, à reconstituer l'existence méconnue d'une femme d'exception injustement calomniée. Ainsi réhabilitée, Marie Casimire nous révèle l'importance de son rôle historique : ses entêtements ont entravé la politique étrangère de Louis XIV, brouillé certains jeux des alliances. Sans elle, surtout, l'immense armée ottomane n'aurait jamais été arrêtée sous les murs de Vienne, en 1683. Le destin de l'Europe en eût été changé ! Jean et Marysienka n'ont jamais failli à leur serment : Foi et fidélité pour l'éternité !. Quarante années de guerres et de complots n'ont pu détruire leur amour. Pas même la mort. Après Tristan et Iseult, Abélard et Héloïse, Roméo et Juliette et bien d'autres héros, l'idylle de ce couple royal demeure l'une des plus belles histoires d'amour de l'Histoire.