Les Grandes études historiques
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Découvrez le destin exceptionnel de Catherine II de Russie, impératrice éclairée dont le règne marqua l’apogée de l’Empire russe au XVIIIe siècle.
De la colonie pénitentiaire britannique à la nation moderne, Histoire de l'Australie retrace l'épopée méconnue d'un continent.
L'ouvrage d'Émile Vuillermoz doit être considéré comme un classique : c'est l'histoire de la musique la plus complète qui existe à ce jour. Le lecteur sera frappé par la personnalité de l'auteur, par ses jugements d'humeur, qui confèrent à son livre une originalité et un piment particuliers. Toutes considérations critiques mises à part, l'Histoire de la musique constitue une somme que tout mélomane, quel que soit son niveau de culture, lira avec profit et plaisir. Une étude critique éblouissante d'érudition et de sensibilité, qui englobe toute l'histoire de la musique des origines au milieu du vingtième siècle. L'ouvrage a été revu par deux fois : une première fois par l'auteur lui-même, quelques mois avant sa mort ; une seconde fois par M. Longchampt, critique musical du Monde, qui a complété cette histoire en écrivant un long chapitre sur la musique la plus actuelle.
La thèse de François Bluche consacrée aux Magistrats du Parlement de Paris au XVIIIe siècle est l'étude la plus neuve et la plus complète qui ait été consacrée à la société judiciaire à cette époque. L'Académie française, pour récompenser les livres d'histoire de France dispose d'un grand prix fondé par le baron Gobert. Mais l'acte de fondation porte que l'ouvrage honoré devra être non seulement le fruit de recherches approfondies dans un domaine non encore exploré, mais un ouvrage « écrit ». C'est donc avec justice que l'Académie décerna son prix le plus important aux Magistrats du Parlement de Paris car François Bluche, travailleur infatigable, heureux chercheur, érudit scrupuleux est aussi un écrivain à la langue colorée, précise, rapide. Il s'est spécialisé dans l'étude de la noblesse, prouvant qu'au XVIIIe siècle, il n'existe plus qu'une noblesse, robe et épée étant désormais unies par mille liens familiaux. C'est ainsi qu'il étudie les Magistrats du Grand Conseil, de La Cour des. Monnaies, Les Honneurs de la Cour, L'anoblissement par les charges (en collaboration avec Pierre Darye), Les Pages de la grande écurie... portant la lumière dans des questions jusqu'alors très obscures et pleines de fausses notions. Cette fois, François Bluche, pour la collection des Grandes Études Historiques abandonne les institutions et la société monarchique, le droit nobiliaire, les services de l'État et de la Cour de France pour un grand, un très grand sujet européen. L'expression « despotisme éclairé » est entière dans les manuels à peu près en même temps que le baroque. Mais c'est une expression assez obscure, en ce sens qu'elle recouvre des philosophies politiques et des systèmes de gouvernement qui du Danemark au Portugal, de la Prusse à Naples, de la Russie à l'Espagne, diffèrent l'un de l'autre. Ce sujet riche, passionnant n'a fait l'objet d'aucune synthèse. Aussi le livre de François Bluche, complet, nuancé, appuyé sur les textes du XVIIIe siècle, riche en formules frappantes, a-t-il un immense intérêt de mise au point et de nouveauté. Le despotisme éclairé véhicule de dures réalités, comme la monarchie prussienne de Frédéric II, des essais de réforme, des mythes, certaines façons d'administrer, une philosophie des sociétés, une puissance certaine de propagande, tout ce qui fait le prodigieux intérêt de « l'âge des lumières » à la veille de notre Révolution. Cet âge a eu son idéal d'État, son « modèle » politique, plus dur, plus absolu que la vieille monarchie semi-religieuse de Louis XIV. Mais de même que la France a presque refusé le baroque et le rococo, elle n'a pas admis cette forme de despotisme où l'État s'est fait Dieu, où il est lui-même sa fin et sa justification. Notre seul « despote éclairé » est sans doute Napoléon Ier, mais il régnait sur une nation révolutionnée.
Anne-Robert-Jacques Turgot, ministre visionnaire de Louis XVI, incarne l’audace réformiste à la veille de la Révolution.
Dernier kaiser d’Allemagne, Guillaume II a marqué l’histoire européenne par son règne tumultueux et ses choix controversés.
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Au lendemain de la guerre de 1914-18, qui marqua l'entrée des États-Unis dans la politique mondiale, la collection des « Grandes Etudes Historiques » a publié une Histoire des États-Unis de Firmin Roz, livre assez bref, mais très nourri et très utile à sa date. Depuis lors, le monde a changé, le rôle des États-Unis s'est agrandi. Une nouvelle histoire de la République américaine était d'autant plus nécessaire qu'en 1976 va être célébré avec éclat le deux centième anniversaire de cette indépendance, due pour une grande part à l'intervention de la France et à l'envoi outre Atlantique de l'armée de Rochambeau, trop oubliée en faveur du volontaire La Fayette. L'histoire des États-Unis commence par la révolte des Treize Colonies contre la couronne anglaise. Constituées en États, elles se donnent une constitution qui, dans ses dispositions importantes, est encore en vigueur aujourd'hui, preuve que la manie du changement n'est pas un bien en soi. Ensuite se déroule l'aventure nationale : conquête du continent, guerre d'extermination contre les Indiens, fascination de l'Ouest, ruée vers l'or, avalanche d'émigrants... Puis c'est l'horrible guerre de Sécession, dont l'esclavage est plus le prétexte que la cause, car le Nord haïssait le Sud pour sa façon de vivre et pour sa richesse due au coton. Il lui fit une guerre d'anéantissement qui dura quatre ans et qui fut comme la première des guerres totales, honte et plaie de notre siècle. La constitution reconnaissait aux États le droit de se séparer de l'Union. Faite par le fer et par le feu, l'unité ne sera plus mise en question. Cette histoire de pionniers, d'aventuriers, de héros, d'idéalistes conquérants, Robert Lacour-Gayet la raconte en utilisant les plus récents travaux de l'école historique américaine. En se servant aussi de sa connaissance personnelle du pays et des hommes : Robert Lacour-Gayet, aujourd'hui inspecteur général des Finances honoraire, fut, en effet, attaché financier à l'ambassade de France à Washington, chargé à de nombreuses reprises de missions auprès du Trésor américain, professeur et chef du département d'histoire à St John's University, New York, chargé de cours à New York University, président du lycée français de New York, etc. Tous les curieux du passé qui ont lu les livres passionnants où, avec une totale impartialité, Robert Lacour-Gayet a raconté les histoires du Canada, de l'Afrique du Sud, de l'Australie, savent que cette nouvelle oeuvre leur apportera, non seulement les connaissances précises indispensables à un Français de notre temps, mais encore l'agrément d'un récit où l'intérêt ne faiblit jamais et où abondent personnalités pittoresques, extraordinaires même.
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