Made in Europe
« C'est par le pain partagé que nous nous sommes attachés à vous. C'est biblique, oui. Une bible des temps modernes qu'on n'évoque pas sans un rire bref, parce que c'est une chose bien dangereuse que le sacré et que, comme tous, nous le redoutons. Aux gens qui nous insultent parce que nous vous nourrissons, comme si vous étiez des pigeons, avec les mêmes reproches (la crasse, les maladies), il faudrait brandir le sacré du pain comme on agite l'ail au nez du vampire. » Jane Sautière est née en 1952 à Téhéran, Iran, et demeure à Paris 19e. Publications aux Éditions Verticales Fragmentation d'un lieu commun, coll. « Minimales », 2003, 2016. Prix Arald 2003 ; Prix Lettres Frontières. Nullipare, 2008 Dressing, 2013 Stations (entre les lignes), 2015 Mort d'un cheval dans les bras de sa mère, 2018 Corps flottants, 2022 Tout ce qui nous était à venir, 2023
Comment créer une bonne histoire en s'inspirant de faits réels dont on est le héros ? Basile et Grégoire sont les stars d'une série autobiographique haletante. Leur success-story est un modèle pour tous les scénaristes. Un jour pourtant, Basile rentre chez lui et Jean-Paul Belmondo est assis sur son canapé. Jean-Paul l'attend, lui, personnellement. Il n'est plus de ce monde, mais il a quelque chose à lui dire. Quand la réalité du roman devient pire que la fiction télévisée, que faut-il écrire ? Luc Blanvillain brosse un tableau survolté de la création contemporaine. Et nul n'est épargné.Luc Blanvillain est né en 1967 à Poitiers. Agrégé de lettres, il enseigne à Lannion en Bretagne. Il est l'auteur de Le Répondeur - adapté au cinéma en 2025 avec Salif Cissé et Denis Podalydès -, Pas de souci et Eux deux, trois romans qui semblent former une trilogie de satire sociale, et dans laquelle Blanvillain se joue avec humour de nos névroses et de notre rapport au monde. Luc Blanvillain est né en 1967 à Poitiers. Agrégé de lettres, il enseigne à Lannion en Bretagne. Il est l'auteur de Le Répondeur - adapté au cinéma en 2025 avec Salif Cissé et Denis Podalydès -, Pas de souci et Eux deux, trois romans qui semblent former une trilogie de satire sociale, et dans lesquels Blanvillain se joue avec humour de nos névroses et de notre rapport au monde.
Plongez dans Son ciel de cendres, un roman initiatique poignant où Sam affronte la perte et la résilience au cœur d’une nature dévastée.
Une famille. Plusieurs générations de larmes et de calculs. Des femmes pleurent et s'en remettent aux médicaments. Des hommes comptent, aimantés par les chiffres. Depuis longtemps, une enfant se souvient qu'elle a regardé. « L'enfance sait toujours, et elle ne comprend rien. Il y a toujours quelqu'un pour lui bander les yeux, prétexter un jeu débile, grimer une réponse, et la déboussoler en la faisant tourner sur elle-même jusqu'à ce qu'elle ne se souvienne plus sur quel pied elle dansait. Les adultes passent leur temps à faire oublier à l'enfance ce qu'elle désirait savoir. Ils n'aiment pas les questions qui lui brûlent les lèvres. Pourquoi est-ce que grandir consiste si souvent à apprendre à feindre et ignorer ? » Justine Arnal est née en 1990 à Metz. Autrice, psychologue clinicienne et psychanalyste, elle vit et travaille à Paris. Elle a publié deux livres aux éditions du Chemin de fer : Les Corps ravis et Finir l'autre. Elle s'intéresse particulièrement aux croisements et frictions entre littérature et psychanalyse. Une question est au coeur de son travail : par quelles langues et quels corps sommes-nous habités ? Rêve d'une pomme acide est le premier roman d'elle que publie Quidam. Justine Arnal est née en 1990 à Metz. Autrice, psychologue clinicienne et psychanalyste, elle vit et travaille à Paris. Elle a publié deux livres aux éditions du Chemin de fer : Les Corps ravis et Finir l'autre. Elle s'intéresse particulièrement aux croisements et frictions entre littérature et psychanalyse. Une question est au coeur de son travail : par quelles langues et quels corps sommes-nous habités ? Rêve d'une pomme acide est le premier roman d'elle que publie Quidam.
Un homme aux plaisirs simples met en oeuvre une routine thérapeutique et monotone pour échapper au fardeau de son passé perturbé. Roman aussi bref qu'intense, Le Cimetière à Barnes s'ouvre sur un ton élégiaque pour doucement verser dans quelque chose de sombre et d'inquiétant. Voix et intrigues s'entrecroisent, étroitement liées en une seule histoire qui se déploie autour d'un traducteur qui déménage de Londres à Paris, puis au Pays de Galles, théâtre d'un incendie inattendu. « L'un des meilleurs écrivains actuellement en activité. » The Guardian Romancier, dramaturge et critique contemporain britannique, Gabriel Josipovici est né à Nice en 1940 de parents russo-italiens romano-lévantins, qui vécurent les années de guerre comme réfugiés juifs dans un village des Alpes. De 1945 à 1956, il vit en Egypte et fait ses études au Victoria College du Caire. En 1956, il émigre en Angleterre, où il vit actuellement. De 1963 à 1998, il enseigne à l'université du Sussex à Brighton. Il est l'auteur d'une trentaine de livres. Romancier, dramaturge et critique contemporain britannique, Gabriel Josipovici est né à Nice en 1940 de parents russo-italiens romano-lévantins, qui vécurent les années de guerre comme réfugiés juifs dans un village des Alpes. De 1945 à 1956, il vit en Egypte et fait ses études au Victoria College du Caire. En 1956, il émigre en Angleterre, où il vit actuellement. De 1963 à 1998, il enseigne à l'université du Sussex à Brighton. Il est l'autreur d'une trentaine de livres.
« Je n'adhère plus. » Au milieu du chemin de sa vie, Claire découvre qu'elle ne fait plus corps, notamment avec son milieu professionnel. A force de décalages infimes, de langage trahi jour après jour, elle n'est plus dans le même mouvement que ceux qui l'entourent, se détache des valeurs qui étaient jusqu'à présent les siennes. Elle fait d'un coup l'expérience de sa liberté au moment-même de la rupture, au moment où la goutte d'eau est en train de déborder du vase. [Quand le roman s'ouvre, elle vient de s'extraire d'une réunion, se réfugiant sur le toit de l'immeuble et s'apprête à y passer la nuit, seule.] Portrait d'une femme « normale » en route vers une indépendance radicale, Palais de verre propose une surface de projection, un espace pour rapprocher le parcours de son héroïne de nos propres désarrois politiques et sociaux. Mariette Navarro est née en 1980. Elle est écrivaine et dramaturge. Depuis 2016, directrice avec Emmanuel Echivard de la collection Grands Fonds des éditions Cheyne, où elle est l'auteure de Alors Carcasse (2011, prix Robert Walser 2012), Les Chemins contraires (2016). Chez Quidam, elle est l'autrice de Ultramarins, premier roman vendu à 30 000 exemplaires (notamment Prix Senghor 2022. Prix Frontières-Léonora Miano 2022) et qui paraît en poche simultanément avec sa nouveauté, Palais de verre.
Anton et son chien sauvent Nila, une petite réfugiée traquée pour une raison inconnue. Avec l'aide de Gustavo, rescapé d'une lointaine guerre anticolonialiste en Afrique de l'Est, et de Maïtena, guide énigmatique, ils partent à travers la montagne afin de rejoindre un campement clandestin, régi par les seuls impératifs de l'autogestion et de la solidarité. Mais les dangers sont multiples... Y parviendront-ils ?Jérôme Lafargue est né en 1968 dans les Landes. Il est l'auteur de L'Ami Butler (2007 - Prix Initiales 2007, Prix ENS Cachan 2008, Prix des lycéens 2008 Fondation Prince Pierre de Monaco), Dans les ombres sylvestres (2009) et L'Année de l'hippocampe (2011), En territoire Auriaba (2015), tous parus chez Quidam éditeur.Une oeuvre portée par une écriture rêveuse, ardente et sensuelle, qui travaille le thème de la Nature et de la révolte par toutes sortes de biais, souvent les plus inattendus. Jérôme Lafargue est né en 1968 dans les Landes. Il est l'auteur de L'Ami Butler (2007 - Prix Initiales 2007, Prix ENS Cachan 2008, Prix des lycéens 2008 Fondation Prince Pierre de Monaco), Dans les ombres sylvestres (2009) et L'Année de l'hippocampe (2011), En territoire Auriaba (2015), tous parus chez Quidam éditeur. Une oeuvre portée par une écriture rêveuse, ardente et sensuelle, qui travaille le thème de la Nature et de la révolte par toutes sortes de biais, souvent les plus inattendus.
Ils commencent par là. Par la suspension. Ils mettent, pour la toute première fois, les deux pieds dans l'océan. Ils glissent dans l'eau. A des milliers de kilomètres de toute plage. A bord d'un cargo de marchandise qui traverse l'Atlantique, les marins décident un jour, d'un commun accord, de s'offrir une baignade en pleine mer. Seule la Commandante reste sur le bateau. Mais quand ils remontent à bord, tout est transformé. Ultramarins est le récit d'une perte de repères, d'une perte de contrôle, d'une brèche dans le cours des choses. L'irruption du mystère lors d'un trajet pourtant connu par coeur. Une traversée de la brume. Mariette Navarro est née en 1980. Elle est dramaturge et intervient dans les écoles supérieures d'art dramatique. Depuis 2016, elle est directrice avec Emmanuel Echivard de la collection Grands Fonds des éditions Cheyne, où elle est l'auteure de Alors Carcasse (2011,prix Robert Walser 2012), Les Chemins contraires (2016). Et chez Quartett de 2011 à 2020, des pièces Nous les vagues suivi des Célébrations, Prodiges, Les Feux de poitrine, Zone à Etendre, Les Hérétiques, Désordres imaginaires.
Jeune scénariste, Manon est appelée sur le tournage d'un film qu'elle a écrit. A la suite du retrait d'un financeur, elle a deux jours pour couper une partie du scénario, et pas n'importe laquelle : ses scènes préférées. Très vite, c'est « mission : impossible ». Alors que la nuit l'engloutit, Manon part à la rencontre des collaborateurs qui pourraient l'aider, comptant sur ses amitiés complexes et son expérience bancale. L'ellipse qui lui est imposée l'amène, malgré elle, à replonger dans la zone trouble - la coupe - qui a marqué sa propre vie. Course contre la montre, exploration intime des traumatismes d'une jeune femme et de ce qui la fonde en tant qu'écrivain, Coupez ! est une aventure pleine d'autodérision et d'éclats noirs, et aussi un coup de projecteur cruel sur la précarité et la solitude d'un métier.
A la veille de son départ au combat, Heller, lieutenant de l'armée prussienne, peintre dans le civil, se confronte, dans une longue lettre testamentaire, à un autre front, intérieur et non moins dévastateur, celui d'un amour impossible avec Else, une jeune Française rencontrée dans le Paris de l'avant-guerre. «Cendors, ici encore, déroute et enchante avec ce court roman dense et fiévreusement poétique qu'il dédie à la mémoire d'Alain-Fournier.» Véronique Cassarin-Grand, L'Obs «Cette vibrante mélopée attribue à la poésie un rôle salutaire.»Frédérique Roussel, Libération Franco-irlandais, Pierre Cendors est né le 17 décembre 1968 en Haute-Savoie. Après des études d'Art, à Lyon, il se consacre à
«Je montrerai tout. Mon coeur, mes émotions. Vert - rouge - jaune - bleu - violet. Haine -amour - rire - peur - tendresse.» Niki hait l'arête, la ligne droite, la symétrie. A l'inverse, l'ondulation, la courbe, le rond ont le pouvoir de déliter la moindre de ses tensions. Délayer les amertumes, délier les pliures : un langage architectural qui parlerait la langue des berceuses. Aussi vit-elle sa visite au parc Güell comme une véritable épiphanie. Tout ici la transporte, des vagues pierrées à leur miroitement singulier. Trencadis est le mot qu'elle retient : une mosaïque d'éclats de céramique et de verre. De la vieille vaisselle cassée recyclée pour faire simple. Si je comprends bien, se dit-elle, le trencadis est un cheminement bref de la dislocation vers la reconstruction. Concasser l'unique pour épanouir le composite. Broyer le figé pour enfanter le mouvement. Briser le quotidien pour inventer le féérique. Elle rit : ce devrait être presque un art de vie, non ? «J'aime l'imaginaire comme un moine peut aimer Dieu.» Originaire de Valenciennes, Caroline Deyns a travaillé, durant ses études, pour la librairie universitaire Meura,qui prêtera son décor au calvaire de Monsieur H., premier des personnages à apparaître dans Tour de plume, roman choral publié aux éditions Philippe Rey en 2011. Après l'écriture, c'est au corps dansant d'investir le texte : celui, intensément libre, d'Isadora Duncan dont Perdu, le jour où nous n'avons pas dansé (éditions Philippe Rey, 2015) cherche à retracer les vies multiples.
Peut-on raconter que sur le chemin de l'école on a croisé des enfants décharnés, affamés, malades et qu'on s'y est habitué ? Qu'on a vécu dans une grande maison blanche avec des domestiques et giflé son amie noire ? Si oui, comment en parler ? En quête de son enfance vécue au Rwanda et à Madagascar - une période des plus heureuses de son existence -, Fanny Wobmann tente de se la remémorer entre passé ambigu et frustration des souvenirs. Doucement, une histoire se dessine, mais comment se l'approprier ? Des sapins du Jura neuchâtelois aux baobabs malgaches, s'élabore un récit poétique et politique qui décortique les rapports de pouvoirs et revisite l'enfance d'une manière atypique, tandis que le présent se vit comme une forêt en mouvement. Fanny Wobmann est née en 1984 à La Chaux-de-Fonds, mais a passé ses années d'enfance entre le Rwanda, Madagascar et les forêts du Jura neuchâtelois. Titulaire d'un master en sociologie et muséologie de l'Université de Neuchâtel, autrice et comédienne, Fanny Wobmann vit à Neuchâtel (Suisse). o Bourse culturelle de la Fondation Leenaards 2019 o Prix Terra Nova 2017 de la Fondation Schiller, pour Nues dans un verre d'eau o Prix d'honneur 2016 de la Fondation Gottfried Keller
Lucie est psychiatre. A la faveur du hasard, elle recroise Hector, qu'elle a eu pour patient quinze ans plus tôt, alors qu'il était encore enfant. Fascinée par son opacité et par leur relation magnétique, elle se laisse emporter dans son histoire familiale avant qu'Hector ne disparaisse brutalement. Elle part jusqu'en Angleterre, enquêter sur la relation de celui-ci avec un père toxique, qui faisait rejouer à ses enfants l'histoire des Brontë, plongeant ses propres descendants dans les névroses et le romantisme noir de l'illustre famille d'artistes. Roman sur la beauté et le danger de vivre, aussi tourmenté que captivant, Quitter Hurlevent met en place une intrigue, sentimentale et familiale, pleine de ce mystère qui caractérise les écrits de Laurence Werner David. Laurence Werner David est née en 1970 à Angers. Elle a étudié la psychologie clinique et la littérature à l'Université Paris V. Après avoir travaillé comme clinicienne en milieu carcéral, elle enseigne aujourd'hui en tant que professeure de lettres dans un lycée parisien. En 1999, elle reçoit le prix littéraire de la vocation pour son recueil de poésie Éperdu par les figures du vent. Elle participe à la revue remue.net et travaille régulièrement avec des musiciens et des plasticiens (Flavia Fenaroli, Anne Paulus, Francis Limérat...). Laurence Werner David est née en 1970 à Angers. Elle a étudié la psychologie clinique et la littérature à l'Université Paris V. Après avoir travaillé comme clinicienne en milieu carcéral, elle enseigne aujourd'hui en tant que professeure de lettres dans un lycée parisien. En 1999, elle reçoit le prix littéraire de la vocation pour son recueil de poésie Éperdu par les figures du vent. Elle participe à la revue remue.net et travaille souvent avec des musiciens et des plasticiens.
Un jour, quelqu'un est foudroyé par la cueillaison d'une rose. Pour raconter cette histoire, il faut partir de zéro : la rose, bien sûr, mais aussi, aussitôt, l'amour, la mort, l'enfance, les livres, les séries policières. Simon Crubel est amoureux. Amoureux et bibliothécaire. Attendons-nous au pire. Luc Blanvillain est né en 1967 à Poitiers. Agrégé de lettres, il enseigne à Lannion en Bretagne. Son goût pour la lecture et pour l'écriture se manifeste dès l'enfance. Il n'est donc pas étonnant qu'il écrive sur l'adolescence, terrain de jeu où il fait se rencontrer les grands mythes littéraires et la novlangue de la com', des geeks, des cours de collèges et de lycée. Il est l'auteur de Le Répondeur et de Pas de souci (Quidam éditeur, 2020 et 2022) et de Nos âmes seules (Quidam éditeur, 2023).
Augustin Loeyna écrit pour ceux qui n'ont pas le temps d'écrire ou se rend dans des lieux où d'autres n'ont pas le temps de se rendre. Aux prises avec un monde qui court à toute vitesse vers un futur indistinct, sa vie est bouleversée lorsque quelque chose le met sur la piste du sort aussi funeste qu'incroyable d'une jeune bergère du XVIIe siècle. C'est le début d'un enchaînement de circonstances qui bientôt le dépassent et le conduisent à affronter un ancien braqueur et surtout un passé familial inquiétant. Né en 1968 dans les Landes, qu'il quitte souvent mais retrouve toujours, Jérôme Lafargue aime se perdre en forêt, dans les vagues, au milieu des livres, et s'entête à croire en l'amour et l'amitié. Il est l'auteur de L'Ami Butler (2007 - Prix Initiales 2007, Prix ENS Cachan 2008, Prix des lycéens 2008 Fondation Prince Pierre de Monaco), Dans les ombres sylvestres (2009), L'Année de l'hippocampe (2011), En territoire Auriaba (2015), Le Temps est à l'orage (2019), tous parus chez Quidam éditeur. Il publie également des nouvelles, des récits et des poèmes. Né en 1968 dans les Landes, qu'il quitte souvent mais retrouve toujours, Jérôme Lafargue aime se perdre en forêt, dans les vagues, au milieu des livres, et s'entête à croire en l'amour et l'amitié. Il est l'auteur de L'Ami Butler (2007 - Prix Initiales 2007, Prix ENS Cachan 2008, Prix des lycéens 2008 Fondation Prince Pierre de Monaco), Dans les ombres sylvestres (2009), L'Année de l'hippocampe (2011), En territoire Auriaba (2015), Le Temps est à l'orage (2019), tous parus chez Quidam éditeur.
Une station de ski miniature dans les alpes des Grisons suisses. Le décor est minimal : une cabane, un téléski, une pelle et une fraiseuse à neige, quelques outils. Paul et Georg attendent les skieurs en ce début de saison poussive et tuent le temps en jouant aux cartes, pelletant le peu de neige fraîchement tombée. Cette neige qui pourrait être la dernière, car demain est incertain. Les journées s'égrènent, monotones, rythmées par le ronronnement du téléski tandis que sourd, dans les récits et discours de ces « Vladimir et Estragon en bonnet de laine », une inquiétude face à un monde qui n'est plus le leur. Drôle, poétique et métaphysique, La Dernière Neige illustre à merveille ce conteur-né qu'est Arno Camenisch. Arno Camenisch est né en 1978 à Tavanasa, dans les Grisons. Il écrit de la poésie, de la prose et pour la scène, principalement en allemand, parfois dans sa langue maternelle, le romanche (sursilvan). Il vit à Bienne. Publié par l'éditeur Urs Engeler, il est l'auteur de Sez Ner (2009), Derrière la gare (2010), Ustrinkata (2012), soit le cycle dit des Grisons, tous publiés par Quidam. La Dernière Neige (2018) est inédit en français.
Orze, un village bombardé en 1916, a été transformé depuis en zone rouge interdite au public. Des fouilles archéologiques y révèlent une activité géomagnétique anormale et les vestiges d'un ancien culte chthonien. Ceux qui s'y rendent en reviennent inexplicablement changés. Trois inconnus - Laszlo Assenzio, surnommé Little Nemo, le premier « spacien », Adna Szor, une musicienne en deuil, et Sylvia Pan, une femme en quête de racines - se confrontent tour à tour aux mystères d'un territoire marqué par les révolutions croisées du règne naturel et de l'homme. Roman-monde d'un éclat sombre, juxtaposant les époques, L'Enigmaire explore les arcanes du vivant et nous invite à repenser la violence de la création et celle de l'homme. En un hommage à Andreï Tarkovski, il donne voix à l'esprit des lieux. Et couronne un travail de réflexion poétique autour du rapport au terrestre s'articulant autour de deux pensées, celle d'Elisée Reclus : « L'homme, c'est la nature prenant conscience d'elle-même » ; et celle de Gary Snyder : « Les profondeurs de l'esprit, l'inconscient, sont nos propres étendues sauvages ». Franco-irlandais, Pierre Cendors est né le 17 décembre 1968 en Haute-Savoie. Après des études d'Art, à Lyon, il se consacre à la littérature, résidant entre l'Irlande et l'Ecosse de nombreuses années. Vit en Picardie. Il est l'auteur d'une quinzaine de livres, romans nouvelles et poésie : au Tripode Silens Moon (2019), Vie posthume d'Edward Markham (2018), Minuit en mon silence (2017), Archives du vent (2015), et chez Finitude Adieu à ce qui vient (2011), L'homme caché (2006), Engeland (2010).
Athènes dans l'après-guerre. Dans la grisaille, la brume et les fumées de l'usine à gaz, les lumières de la ville apportent l'illusion d'échapper à la misère. Bèba s'occupe d'une verrerie artisanale, affligée d'un mari en dépression et de deux vendeurs inefficaces et improductifs. Bèba, c'est la jeunesse, ses luttes, ses espoirs et ses déceptions, la force et la résistance qu'elle oppose aux contrariétés de la vie, à ses déboires. Tendre, lyrique et poétique, d'une rare maîtrise du récit et de la langue, La Verrerie donne à cette histoire d'une femme, qui voit s'éteindre un à un ses rêves les plus chers, une profondeur et une vérité qui font de ce roman, classique de la littérature grecque, un texte fascinant à (re)découvrir. Mènis Koumandarèas est né en 1931 à Athènes. Il travaille comme journaliste, puis dans une compagnie d'assurances, avant de se consacrer à l'écriture et à la traduction (il a traduit Carson McCullers, William Faulkner, Lewis Carroll et Melville). C'est l'un des grands écrivains grecs du vingtième siècle. Il meurt assassiné le 6 décembre 2014 à 83 ans. Il est l'auteur de 7 romans (dont notamment La Verrerie, La Femme du métro, Le Beau Capitaine), 5 recueils de nouvelles, 2 volumes d'essais.
C'est le dernier soir à L'Helvezia, le bistrot du village racheté par des investisseurs. Tous les habitués sont là: la Tante, hôtesse de tout son monde, la Silvia, l'Otto, le Luis, l'Alexi, et les autres aussi, encore vivants ou déjà morts. L'alcool coule à flots et ça fume à tout-va. On est en janvier et il ne neige pas. Il pleut comme vache qui pisse. C'est quoi cette bizarrerie climatique ? Le déluge ?On cause de ça, de tout, sans discontinuer. Ressurgissent alors les histoires enfouies de ce village qui pourrait bien être le centre du monde. La fin est proche, mais tant qu'il y a quelqu'un pour raconter, on reprend un verre.Ce Prix suisse de littérature 2012 s'avale cul sec ! Arno Camenisch est né en 1978 à Tavanasa, dans les Grisons. Il écrit de la poésie, de la prose et pour la scène, principalement en allemand, parfois dans sa langue maternelle, le romanche (sursilvan). Il vit à Bienne. Publié par l'éditeur Urs Engeler, il est l'auteur de Sez Ner (2009), roman bilingue (allemand-romanche), Derrière la gare (Hinter dem Bahnhof, 2010), Ustrinkata (2012), soit le «cycle grison». Et aussi de Fred und Franz (2013), Die Kur (2015) et de Der letzte Schnee (2018).
Annio, une jeune femme atteinte d'une légère déficience mentale, et Argyris, un jeune homme épileptique sont voués à vivoter dans une petite ville de province où le regard des autres fait d'eux des individus « qui ne comptent pas ». Pourtant, ils trouvent à dépasser cette relégation dans laquelle on les a enfermés et à perpétuer leur marginalité en échappant aux canons utilitaristes de la société. Les Oubliés ? Deux « vies minuscules » qui sont les figures d'une humanité inexplorée que la normalité se refuse à voir. Thanassis Hatzopoulos est reconnu comme un des poètes contemporains les plus importants de son pays. Ses recueils ont été traduits dans une dizaine de langues. Avec Les Oubliés, Thanassis Hatzopoulos publie en 2014 son premier livre en prose, dont l'originalité a été unanimement saluée par la critique. Il est aussi traducteur en grec de Chateaubriand, Claudel, Pierre-Jean Jouve, René Char, Cioran, Michel Tournier, André du Bouchet, Yves Bonnefoy et chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres.
Fin d'hiver dans l'Athènes des années 70. Une femme mariée de quarante ans et un étudiant de vingt ans se retrouvent tous les soirs dans le même métro. Brève rencontre, amour impossible.Une histoire toute simple en apparence, racontée par l'un des grands romanciers grecs, Mènis Koumandarèas, qui déploie là ses thèmes de toujours : beauté de la jeunesse, hantise du vieillissement, vies gâchées, mélancolie, amertume.Un écrivain au sommet de son art et un portrait de femme inoubliable.Traduit du grec et postfacé par Michel Volkovitch Mènis Koumandarèas, né en 1931, est considéré comme l'un des meilleurs prosateurs grecs vivants. Il est également l'auteur de sept romans (La Verrerie, Le Beau Capitaine notamment), cinq recueils de nouvelles et deux volumes d'essais. Il a entre autres traduit McCullers et Fitzgerald, et reçu deux fois le Prix d'État pour le roman.
Quand Sam Zabriski s'installe à Saint-Airy, dans la maison dite «du Disparu», le destin de ce village rural au riche passé historique bascule.Ici, on se méfie un peu des étrangers. Ici, on décatit très bien entre-soi. Ici, on a des certitudes, dont celle que l'humanité se compose d'hommes et de femmes. Or impossible de deviner à quel genre appartient Sam, par ailleurs énigmatique quant à son passé. L'incertitude et l'inconnu dérangent, les passion s'exaltent, les tensions s'aiguisent. Après quelques escarmouches, la guerre est bientôt déclarée. Personne n'en sortira indemne.Roman noir, roman politique, étude de moeurs, Indésirable déroule cinq années de la vie d'un microcosme perturbé par l'arrivée d'un corps étranger. Et forge une langue pour exprimer le dissemblable.Erwan Larher écrit à la main, lit beaucoup et restaure un monument historique du quinzième siècle. Depuis 2010, il est l'auteur de sept romans, les trois derniers publiés chez Quidam Éditeur - en particulier le remarqué Le Liivre que je ne voulais pas écrire (2017), qui tente d'inventer une forme et une écriture pour dire le drame du Bataclan, et Marguerite n'aime pas ses fesses (2016) et Pourquoi les hommes fuient ? (2019). Erwan Larher écrit à la main, lit beaucoup et restaure un monument historique du quinzième siècle. Depuis 2010, il est l'auteur de sept romans, les trois derniers publiés chez Quidam Éditeur - en particulier le remarqué Le Liivre que je ne voulais pas écrire (2017), qui tente d'inventer une forme et une écriture pour dire le drame du Bataclan, et Marguerite n'aime pas ses fesses (2016) et Pourquoi les hommes fuient ? (2019).
Ils sont quatre : l'armailli (ou maître-fromager), l'aide-armailli, le vacher et le porcher. Avec eux, les vaches, les cochons, la chèvre et le bouc, deux chiens, un chat, des poules et leur coq. Et pour seule femme la bergère du chalet voisin.En quelques trois cents proses brèves, qui sont autant d'images fortes, Arno Camenisch raconte leur quotidien : la routine, les corps à la tâche, les rapports de force, la frustration et les rêves, le temps qu'il fait ou qui passe et l'irruption inattendue d'autrui dans leur monde.Récit documenté et burlesque d'un été sur l'alpage, dans la sursilva des Grisons, Sez Ner donne à entendre une musique malicieuse, déchirante sous son apparente légèreté.Arno Camenisch est né en 1978 à Tavanasa, dans les Grisons. Il écrit de la poésie, de la prose et pour la scène, principalement en allemand, parfois dans sa langue maternelle, le romanche (sursilvan). Il vit à Bienne. Chez Quidam, il est l'auteur de Sez Ner, Derrière la gare et Ustrinkata (2020), soit le «cycle grison». Arno Camenisch est né en 1978 à Tavanasa, dans les Grisons. Il écrit de la poésie, de la prose et pour la scène, principalement en allemand, parfois dans sa langue maternelle, le romanche (sursilvan). Il vit à Bienne. Publié par l'éditeur Urs Engeler, il est l'auteur de Sez Ner (2009), Derrière la gare (Hinter dem Bahnhof, 2010), Ustrinkata (2012), soit le «cycle grison». Et aussi de Fred und Franz (2013), Die Kur (2015), Der letzte Schnee (2018) et Golden Years (2020).
Je suis romancier. J'invente des histoires. Des intrigues. Des personnages. Et, je l'espère, une langue. Pour dire et questionner le monde, l'humain. Il m'est arrivé une mésaventure, qui est une tuile pour le romancier qui partage ma vie : je me suis trouvé un soir parisien de novembre au mauvais endroit au mauvais moment ; donc lui aussi. Erwan Larher écrit à la main, ce qui lui laisse peu de temps pour faire autre chose de sa vie. Erwan Larher, après avoir travaillé dans l'industrie musicale, a tout quitté pour se consacrer à l'écriture. Après Qu'avez-vous fait de moi ? et Autogénèse(Michalon, 2010, 2012), il a publié L'Abandon du mâle en milieu hostile et Entre toutes les femmes (Plon, 2013, 2015). L'Abandon du mâle en milieu hostile a reçu les prix Claude-Chabrol et Louis-Barthou (de l'Académie française). Erwan Larher publie désormais chez Quidam éditeur: Marguerite n'aime pas ses fesses (2016).
« La grand-mère est debout toute nue devant moi. Elle sursaute en me voyant. Elle fait les grands yeux. Elle a la bouche ouverte. Ses fausses dents ne sont pas dans sa bouche. Je sursaute moi aussi. Mais je ne tourne pas la tête. Je ne peux pas tourner la tête. Ma nuque est en bois. Je n'ai encore jamais vu ma Nona toute nue. Elle est tellement différente comme ça. Elle dit oha et elle retourne en boitant dans la salle de bain. »La vie d'un village cerné par les montagnes. Un enfant espiègle observe les adultes et, sans détour, dit le réel avec insouciance. Vif et concret, touchant et drôle, profond : Arno Camenisch donne à entendre la musique singulière de sa langue qui raconte la disparition d'un monde. Une Helvétie hors norme que le temps va engloutir. C'est Zazie dans les Grisons et c'est pas triste ! Arno Camenisch est né en 1978 à Tavanasa, dans les Grisons. Il écrit de la poésie, de la prose et pour la scène, principalement en allemand, parfois dans sa langue maternelle, le romanche (sursilvan). Il vit à Bienne. Publié par l'éditeur Urs Engeler, il est l'auteur de Sez Ner (2009), roman bilingue (allemand-romanche), Derrière la gare (Hinter dem Bahnhof, 2010), Ustrinkata (2012), soit le «cycle grison». Et aussi de Fred und Franz (2013), Die Kur (2015) et de Der letzte Schnee (2018).
1942 : la barbarie nazie est à l'oeuvre en Europe. L'Allemagne a quasiment défait tout le continent et menace la Russie. Dans Paris occupé, Karl Bazinger, officier de la Wehrmacht, réalise qu'il ne peut plus ignorer ce qu'est cette guerre. Aventurier, voyageur, parfait gentleman, Karl a jusqu'alors toujours privilégié la vie à la politique mais désormais il s'interroge sur le régime qu'il sert. En Allemagne, son ami de la Luftwaffe, Hans Bielenberg, a trouvé la réponse dont il sait avec certitude qu'elle le conduira à la mort. À Kiev, la doctoresse et guérisseuse Katia Zvesdny prend soin de ce qui reste de sa famille, décimée à la fois par le Goulag et le massacre de Babi Yar. Dans un style lumineux et sur le ton de l'élégie, Nella Bielski entremêle, dans ce roman très russe, les destins de vies prises dans les soubresauts de l'Histoire. « Un roman dense et insaisissable, bouleversant et totalement original. » John Le Carré
Ces nouvelles présentent des personnages aux instants de leur vie où tout se joue, quand on ne se résout plus à être ce que l'on était, quand on prend le risque, peut-être fatal, d'un pas de côté.Autant d'expériences fortes dont on ne revient pas, ou plutôt si, mais au sens de l'expression commune : "Je n'en reviens pas", un étonnement, parfois une sidération qui marquent une seconde naissance, une vraie entrée dans le monde quand on n'était, avant, qu'en sa périphérie.Robert Alexis : «Ces nouvelles touchent du bout du doigt le prisme de mon être. J'aime tous ces textes, je les ai aimés, rêvés, écrits, je ne veux pour eux qu'un héritage digne : celui qui les efface tout en les complétant. Il n'est aucun auteur sans suivant.» Romancier et nouvelliste, Robert Alexis n'en finit pas de multiplier les figures d'une personnalité ambiguë, plurielle, autant de facettes qui empêchent de le catégoriser. Son oeuvre est l'exact reflet d'un renouvellement sans fin. La vie, a-t-il souvent dit, exige le mouvement permanent, le brassage de cartes et, pour les plus audacieux, l'exploration des coulisses. Il a choisi de n'écouter que vaguement ce qui se passait sur scène et de provoquerr des possibilités en pratiquant le scandale.
Dans une maison du Nord de Londres, Helena s'attelle à écrire un livre sur l'artiste américain Joseph Cornell tout en s'interrogeant sur sa soeur Alice, qui travaille dans un orphelinat en Tchétchénie. Sa soeur qui la laisse sans nouvelles («Même dans mes rêves, elle ne m'en donne pas») et dont elle est convaincue du mépris quant au confort de sa vie privilégiée, loin des horreurs de la guerre. Survient Ed, un photo-reporter tchèque de retour de Tchétchénie, qui prétend connaître Alice et apporter de ses nouvelles, et qui souhaite être hébergé pour quelques jours.En tiissant des ponts inattendus entreles étranges boîtes-collages de Joseph Cornell et un pays livré à l'atrocité, Hotel Andromeda montre que l'art est une manière de faire face à la catastrophe, qu'elle soit intime ou collective. Et de la «boîte» élaborée par Gabriel Josipovici émerge une vision profonde et lumineuse de ce qu'est la création.«Gabriel Joispovici est l'un des plus brillants érivains - chaque nouveau livre est un événement attendu avec impatiencce.» Deborah Levy Romancier, dramaturge et critique contemporain britannique, Gabriel Josipovici est né à Nice en 1940 de parents qui vivent les années de guerre comme réfugiés juifs dans un village des Alpes. De 1945 à 1956, il vit en Egypte et étudie au Victoria College du Caire. En 1956, il émigre avec sa mère en Angleterre. Il poursuit son éducation au St Edmund Hall d'Oxford. De 1963 à 1998, il enseigne à l'université du Sussex, Brighton. La critqiue a salué ses écrits pour leur caractère innovant.
Marguerite a un mec mais pas de libido, une mère mais plus de père, et rêve d'une vie de famille. Lorsqu'on lui propose d'aider un ancien président de la République à rédiger ses mémoires, elle accepte - elle ne sait pas dire non. Alors, sa réalité et la réalité prennent leurs distances, peu aidées par l'irruption d'un flic qui enquête en secret sur les liens entre une trentaine d'assassinats politiques. Rythmé et subtilement décousu, Marguerite n'aime pas ses fesses met en récit l'apathie politique d'une génération un brin nombriliste, questionne la puissance dévastatrice des pulsions sexuelles et s'aventure dans les méandres de la sénescence. Un roman loufoque, caustique et piquant. « Maîtrise des registres, sensibilité, sens des situations et des dialogues : on est conquis par la richesse de la palette.» Jean-Claude Lebrun, L'Humanité, à propos de L'Abandon du mâle en milieu hostile (Prix Louis-Barthou de l'Académie française et Prix Claude Chabrol 2013). Né à Clermont-Ferrand, Erwan Larher, après avoir travaillé dans l'industrie musicale, a tout quitté pour se consacrer à sa vocation d'écrivain. Après Qu'avez-vous fait de moi ? et Autogénèse (Michalon, 2010, 2012), il a publié L'Abandon du mâle en milieu hostile et Entre toutes les femmes (Plon, 2013, 2015). Largement salué par la critique, L'Abandon du mâle en milieu hostile a reçu les prix Claude-Chabrol et Louis-Barthou (de l'Académie française).
C'est à Lucques, en Toscane, qu'Ottavia ouvre « Au Transport amoureux », une librairie exclusivement dédiée aux livres traitant de l'amour. Coeur battant de la littérature et lieu privilégié de rencontres, celle-ci devient le centre d'un jeu de l'amour et du hasard. La ville, lieu clos et scène où tout se joue, est parcourue selon les règles d'une mystérieuse topographie sentimentale. Qu'ils s'appellent Serafino, Violante Beatrice, Tiburzio, Angelica, Filippo ou Ifigenia, tous sont pris par les détours qu'impose la ville à leurs pas. Mais leur destin se joue autour de livres qui vont les révéler à eux-mêmes. Qui jusqu'alors se pensait oublié de l'amour tombe amoureux... « Tout entière enclose dans les murs d'une cité magnifique, il y a là une expérience de l'amour - parfois cruelle, souvent fulgurante. C'est aussi un livre délicat comme un matin d'amoureux. » Alicia Hungerer
Venu d'un ailleurs paléolithique et seul parmi les glaces, Arcas est condamné à survivre et retrouver les siens malgré le froid et la faim. Quant à Mâchefer, assujetti aux figures d'Ana et Mia, c'est un modeste employé à la Galerie d'anatomie comparée du Jardin des Plantes. Fasciné par la minéralité des grands corps fossiles dont il a la garde, il ne songe, dans son délire anorexique, qu'à épurer le sien à leur ressemblance. Qu'ont en partage ces deux personnages que 35 000 ans séparent ? Qui sait si nous ne gardons pas la mémoire organique et mimétique des terreurs ancestrales ?
« Parmi les noms d'oiseaux dont on m'affuble, innombrables et souvent peu imaginatifs, l'un revient avec l'obstination des vagues sur la baie d'Étretat au plus haut de la tempête : vieux con. Je ne disconviens certes pas de la logique persuasive et constante de la chose, ayant passé le plus clair de ma jeunesse à me faire traiter de jeune con. Disons qu'aux yeux du monde, j'aurai évolué, très tranquillement et en quatre-vingts années, d'une connerie aggravée d'immaturité à une autre lestée de gâtisme. » Un homme va mourir. Et il y trouve son compte. Marc Villemain est né en 1968. Il est notamment l'auteur de Et que morts s'ensuivent (Grand prix SGDL de la nouvelle 2009).