Même pas vrai !
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L'alimentation aujourd'hui est surmédicalisée. Un menu n'est pas une ordonnance médicale, et il est temps de remettre un peu de raison et de bon sens dans une réflexion sur nos rapports à la nourriture. Dans cet ouvrage, l'auteur reprend les clichés habituels et moins habituels sur l'alimentation, tels que les véhiculent les médias et tels que le public les interprète en général. Une approche anthropologique, sur les représentations, et des faits nutritionnels, permettent de mettre en perspective les angoisses actuelles sur la manière de se nourrir. Annie Hubert est anthropologue, directeur de recherche au CNRS (Unité mixte de recherche « Anthropologie bioculturelle »).
« Chacun de nous est ce qu'il jette. Si tu évites de regarder ta poubelle en face, si tu te bouches le nez, c'est parce que tu ne veux pas te voir, te sentir » (citation empruntée à l'artiste Arman). Les déchets sont source de psycho-socio-pathologies. Ils sont objets de répulsion pour beaucoup (pouvant aller jusqu'à des phobies et des troubles obsessionnels compulsifs), mais aussi, à l'inverse, d'attraction pour d'autres. Ce livre vise à montrer : - qu'il peut s'agir de vrais ou de faux déchets, que le déchet « absolu » n'existe pas, qu'il faut relativiser, et que le rebut est susceptible d'être transformé en ressource ; - que la répulsion résulte d'un ordre social et mental construit, qui comporte une part d'arbitraire, et que l'attraction, lorsqu'elle n'est pas instinctive, s'inscrit en réaction contre cet ordre. L'enjeu consiste à rendre le déchet tolérable, acceptable, ce qui passe par une réappropriation psychosociologique. Gérard Bertolini, directeur de recherche au CNRS (Laboratoire d'analyse des systèmes de santé, Lyon).
Nos sociétés modernes ont les moyens d'éradiquer la pauvreté, déjà en France, et à moyen terme sur la planète entière. Mais nous n'avons pas la volonté politique de le faire. Cela nous étonne ? Nous cherchons à fuir cette vérité qui dérange. On invoque alors toutes ces évidences de sens commun, ces maximes de café du commerce, une psychologie de bazar pour nous expliquer qu'il y aura toujours des pauvres. Lutter contre la pauvreté, cela commence par regarder en face quelques vérités : les chiffres de la pauvreté et de la richesse, les vraies et fausses définitions de la pauvreté, notre détermination personnelle et collective à mettre fin à la misère. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, Antoine Sondag est actuellement responsable du Département Europe au siège national du Secours Catholique.
Tout se passe comme si notre post-modernité se forgeait un nouveau mythe autour de l'accueil et l'élevage du bébé et se devait de décliner à grand renfort de publicité deux illusions : le bonheur est dans la famille qu'il faut soigner, la scientificité des techniques de maternage fait l'économie du désir, de la haine, de l'amour et de leurs aléas. Mais l'éducation du tout-petit nous confronte à l'archaïque de nos pulsions, à la violence et à la sexualité, et bien loin de l'aconflictualité supposée, elle nous éprouve dans nos affects et nos représentations. Comment faire, dans ce mythe moderne de complémentarité absolue parents-enfants, organisé autour du consensus, de la parole magique, de l'adaptation et de la normopathie, avec l'écart, les failles et les ratages, sans s'effondrer ? Marcel Sanguet est psychologue à Chambéry.
L'auteur démonte l'idée fausse de la perte de l'autorité en matière éducative à partir de sa pratique auprès de jeunes en difficulté et donne des pistes utiles pour en déjouer les pièges. En effet, s'il veut continuer d'être pertinent dans sa mission éducative, l'adulte doit approfondir la raison de cette apparente perte d'autorité. Car il est vrai que la relation adulte/jeune n'est pas une relation de type égalitaire. C'est une relation d'autorité, dans son acception étymologique : augere signifie croître , augmenter . La relation d'autorité est celle qui fait grandir, en permettant au jeune de devenir auteur . L'autorité est nécessaire en éducation. Pourquoi est-elle autant mise à mal aujourd'hui ? Comment la restaurer ? Quelques ouvertures, nous l'espérons utiles, pour tous ceux qui exercent une charge éducative, qu'ils soient parents, enseignants, animateurs ou éducateurs ! Jean-Marie Petitclerc est directeur d'une structure d'aide éducative.