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Quelle place occupe l'Église catholique dans la France d'aujourd'hui ? L'Église catholique dans la France contemporaine de Jean Imbert offre une analyse claire et accessible de son organisation, de ses missions et de ses relations avec la société.
Mieux connaître le Conseil d'État ? Certes, beaucoup a été écrit à son sujet ; sa place dans les traités de droit public tant constitutionnel qu'administratif témoigne de l'importance de sa fonction et de son rôle dans la société contemporaine. Est-il suffisamment écouté quand il conseille ? Est-il réellement obéi quand il décide ? D'où viennent ses membres et comment travaillent-ils ? Quelles autres tâches accomplissent un grand nombre d'entre eux ? Certains quittent-ils le Conseil, soit temporairement, soit définitivement ? Sont-ils attirés par la vie politique ou les grandes entreprises soit publiques soit privées ? À toutes ces questions, Jean-Paul Costa donne des réponses ; il le fait en apportant aux lecteurs non seulement des faits mais aussi des réflexions grâce à une immense expérience acquise tant au Conseil lui-même que dans de très hauts postes de l'administration ainsi qu'en qualité de secrétaire général de l'Institut français des sciences administratives. On retiendra beaucoup de son ouvrage : oui le Conseil d'État est le défenseur de l'État de droit et donc des libertés ; oui, le Conseil d'État en tant qu'institution et ses membres à titre personnel participent au plus haut degré au Pouvoir dans l'État ; pourtant un certain malaise paraît le traverser. Est-ce grave ? Chacun en jugera à la lecture des pages qui suivent. François Luchaire
Sans le député, point de démocratie ; il occupe donc une place essentielle dans notre société. Mais comment accéder à cette fonction ? Chaque parlementaire, représentant du peuple souverain tout entier, dispose-t-il de la réalité du pouvoir ? À quoi consacre-t-il son temps ? Comment est-il considéré ? Quelles sont ses charges, ses honneurs, sa rémunération ? Que devient-il quand son mandat se termine ? Jean Foyer répond à toutes ces questions ; il le fait avec le talent et la culture du membre de l'Académie des sciences morales et politiques, la clarté et la sobriété du professeur des facultés de Droit, l'expérience politique du parlementaire, élu et réélu par le département de Maine et Loire, la sagesse du ministre de la Coopération, puis du ministre de la Justice sous la présidence du Général de Gaulle et de Georges Pompidou, avec aussi l'humour d'un homme qui s'interroge sur son passé comme sur celui des autres. En lisant ce qu'il écrit sur l'institution parlementaire, je ne peux m'empêcher d'évoquer l'été de 1958 au cours duquel nous préparions ensemble et avec d'autres le texte qui devait devenir la Constitution de la Ve République. C'est donc avec grand plaisir que je présente aux lecteurs l'ouvrage d'un ami et d'un homme d'État qui a honoré la fonction ministérielle comme aussi celle de député. François Luchaire
Depuis qu'en 1799 a été établie, sous le nom Sénat, une assemblée dont la mission soit d'incarner la sagesse politique, les constitutions successives l'ont profondément remodelée. À vrai dire, il y a plus homonymie qu'analogie réelle entre les chambres qu'on a désignées par ce nom vénérable durant bientôt deux siècles, de la Constitution de l'An VIII à celle de 1958. Ces changements n'ont jamais été sans une profonde signification politique. On pourrait sous doute avancer que l'existence ou la non-existence du Sénat et le statut qu'il a reçu à chaque renaissance ou redéfinition ont été les signes les plus révélateurs de la dose de démocratie réelle voulue pour chaque régime. Dans l'ensemble, il s'est produit une remarquable évolution, qui, d'un Sénat oligarchique et aristocratique, a fait aujourd'hui un Sénat démocratique : il constitue la meilleure garantie de la démocratie à l'échelle du pays tout entier. Et pourtant, le Sénat est souvent mal connu, le sénateur souvent méconnu, sauf lorsqu'il s'agit, pour le Sénat, de rappeler aux grands principes de la démocratie et, pour le sénateur, d'être intercesseur et mandataire de ce corps souffrant qu'est la France rurale. Quels enjeux pour demain ? Demain, va se jouer la place de la France dans l'Europe. Faudra-t-il un Sénat pour la Communauté européenne ? Certainement. Un régime présidentiel en France ? Pourquoi pas ? Mais alors bien équilibré ; à condition qu'il puisse apparaître non comme une exigence abstraite, mais comme le couronnement de l'édifice fondé en 1958 et 1962. Pour une fois, au lieu de démolir pour reconstruire... de quoi démolir encore, nous réussirions, en France, à conserver ce qui est solide pour en faire le support de ce qui est souhaitable. Une réflexion nourrie d'Histoire, mais aussi d'une expérience parlementaire de quelque vingt ans passés au Palais du Luxembourg.