Points de vue
Pourquoi les Noirs n'ont connu que l'expérience de la souffrance au cours de leur histoire récente ? Comment expliquer le fait que tous les maux semblent s'être donné rendez-vous sur le continent noir ? Comment expliquer l'assimilation du Noir au deuil, à la paresse, aux ténèbres ? Le Dieu de la Bible n'est-il pas complice du sort des Noirs ? L'auteur cherche à répondre avec rigueur méthodologique en faisant appel à l'exégèse biblique, l'histoire, l'anthropologie et la sociologie.
Dans la crise ivoirienne, la télévision et l'Etat français, présidé par Nicolas Sarkozy, ont noyé le citoyen d'informations inexactes. La France, par une ingérence militaire, un coup d'Etat, a décidé, avec la "communauté internationale", d'écarter le président élu, Laurent Gbagbo, pour en imposer un autre. Cet opuscule est donc une manifestation d'indignation citoyenne et de résistance démocratique.
Entre lettres échangées et souvenirs fugaces, Gabe et Tristan tentent de construire une relation malgré les obstacles.
Dans la société camerounaise d'aujourd'hui, le nivellement des valeurs par le bas a suscité le développement d'habitudes et de comportements dictés en référence à des valeurs archaïques. Il s'agit là des tares qui ont amené les Camerounais à détruire eux-mêmes ce qui représentait leurs instruments précieux dans la lutte pour l'existence. La systématisation du sectarisme dans certains domaines, la montée de la méchanceté dans les rapports entre les cadres eux-mêmes et la vision sectaire, rétrograde de la société, ont empêché la mobilisation des compétences nationales.
Du 25 au 28 février 2008, une double contestation politique et sociale jette des milliers de Camerounais dans la rue. Ils entendent dénoncer le projet de révision constitutionnelle qui permet au chef de l'Etat, Paul Biya, de rempiler pour un nouveau mandat tout en lui accordant une impunité à vie, et protester contre la hausse des prix des denrées de première nécessité. Face à cette révolte, les forces de maintien de l'ordre chargent, faisant plusieurs dizaines de morts. Deux ans après, le Cameroun a du mal à panser ses plaies.
Depuis la révolution française jusqu'à la crise des banlieues en 2005, les jeunes combattent contre l'injustice sociale, l'inégalité des chances et des traitements, la liberté, ou l'abus de pouvoir. Les jeunes veulent être reconnus mais la jeunesse entière est en crise d'identité et de repère depuis des lustres. L'auteur aborde les différents problèmes des jeunes : les violences, la sexualité, leurs souffrances, l'emploi, la justice, la famille, le sport et les religions...
La thèse que défend l'auteur est que les crises à répétition que connaît la Côte d'Ivoire depuis la mort d'Houphouët-Boigny en 1993 et qui ont abouti à la guerre en 2002 ne peuvent pas s'expliquer uniquement par la volonté d'une France décidée à ne perdre aucun privilège au profit de nouveaux partenaires économiques de la Côte d'ivoire. Les vraies raisons sont, pour ainsi dire, endogènes : incohérence politique et refus manifeste des dirigeants successifs à rassembler et à travailler à la coexistence des populations.
La compréhension de la question noire est essentielle pour les Noirs de France et la société française. La population noire appartient à la République, or elle se sent discriminée pour accéder aux emplois, au logement et à la vie politique. La création du CRAN était une réponse en fédérant les Noirs. Malheureusement, on est passé très vite de l'euphorie à la déception. Pourquoi le CRAN espérance est-il devenu une utopie pour les Noirs de France ?
L'auteur décrit la réalité de la société zaïroise sous le règne du maréchal Mobutu. Témoin et observateur avisé, il raconte les moeurs politiques, la comédie et les combines judicaires, les règlements de compte entre clans et parrains, la survie du détenu en prison jusqu'à en devenir le dirigeant. On sent à travers les personnages réels poindre la situation difficile actuelle de la RDC.
Cette étude passe au bistouri l'actualité internationale à travers tous les genres journalistiques : éditorial, analyse, commentaire, billet... L'auteur nous promène sans transition de la guerre de Gaza à l'élection de Barak Obama, il commente le départ du président Bush et les atermoiements de la diplomatie internationale, les élections présidentielles françaises vues du Sud, les enjeux du nucléaire, la récurrente crise congolaise, la course aux armements...
Comment peut-on associer son destin à des Sékou Touré, Idi Aminé, Bokassa, Mobutu, Eyadema, Macias Nguema, Theodorp Obiang, Charles Taylor ou Mugabe ? Sans oublier Blaise Compaoré ou Paul Biya. Que dire du couple Gbagbo ou Museweni ? Pourquoi parler des premières dames alors qu'elles ne sont pas élues ? Tout simplement parce qu'elles prétendent jouer un rôle public, voire politique. Elles investissent l'humanitaire et le caritatif, monopolisant les médias, parfois captant les ressources des bailleurs de fonds internationaux.
La crise post-électorale en Côte d'Ivoire s'est transformée rapidement en crise internationale. Ce livre est une réflexion iconoclaste qui aiguillonne et dénonce entre raison d'Etat, protection des intérêts nationaux de certains Etats, la perfidie et le cynisme de la Communauté dite internationale. Celle-ci sanctionne, humilie et prive des milliers d'Ivoiriens de travail, d'argent, de nourriture, de médicaments, dans une logique néolibérale de pression et de contrôle des ressources énergétiques de la Côte d'Ivoire.S
L'espace francophone, soit les Etats et les peuples qui ont en commun la langue française, se donne comme devoir de lutter contre une suprématie culturelle unipolaire. Son institution, la Francophonie, s'attache à préserver l'indépendance de chaque culture, minoritaire ou non, ainsi que des valeurs communes, dont les droits humains fondamentaux. La valorisation des différences culturelles est donc à l'ordre du jour dans cet espace, de même que l'interculturalité.
Les recherches en sciences sociales sur Haïti sont globalement concentrées sur les difficultés d'adaptation de cette société. Ces recherches se partagent en deux grands courants théoriques : le premier se concentre sur le passé et tente d'en redécouvrir l'actualité. L'impossibilité de tout changement dans cette société en constitue l'hypothèse de travail centrale. Le second repose sur le principe de la lutte des classes comme moteur de changement. Le constat de l'inorganisation de ces classes induit par le déséquilibre absolu conduit au pessimisme...
La paix en RDC serait une étape indispensable à la recherche du développement des pays de l'Afrique subsaharienne, du fait de l'importance de sa situation géographique en Afrique. L'absence d'une véritable politique de développement face aux diverses difficultés entraîne la population dans la pauvreté et explique en partie l'exode massif vers l'Occident. Cet ouvrage est un appel lancé à ceux qui détiennent le pouvoir ou aspirent à l'exercer, afin que soit donnée la priorité à la mise en place de structures pour la réalisation des objectifs de développement.
Cet ouvrage est une critique des regards portés sur l'homme noir, à la fois par l'autre et par lui-même. Se situant dans des temporalités différentes, l'auteur nous invite à interroger les imaginaires qui ont consciemment ou inconsciemment construit l'image du Noir. Cet essai se veut une contribution à la réflexion du devenir Noir, indissociable de l'humanité entière. Seront convoquées de nombreuses sources, telles l'histoire, l'anthropologie et la philosophie.
En République Démocratique du Congo, les artistes musiciens, en leur qualité de faiseurs d'opinion, de rapporteurs des angoisses existentielles, occupent une place non négligeable dans la société. L'analyse de leurs oeuvres constitue une stratégie efficace pour déceler l'imaginaire collectif, la mentalité populaire et la vision du monde de la société dont ils font partie.
Cet essai est un appel de l'auteur, Garcin Malsa, aux intellectuels, aux artistes, ingénieurs, informaticiens, océanographes, économistes, statisticiens, enseignants, et aux spécialistes de tous horizons, à réfléchir autour du texte qu'il propose face à la mutation que rencontre la Martinique dans de multiples domaines, sur les plans politique, social, économique, et écologique.
En RDC la discordance entre la pensée de l'individu et le monde qui l'entoure est flagrante. Ecartelé entre deux loyautés - celle à sa petite patrie, la Tribu, et celle à la grande patrie, la Nation - , le Congolais ne peut servir deux maîtres à la fois. La Nation a perdu face à la tribu instrumentalisée en tribalisme par les élites politiciennes en mal de pouvoir. Après avoir décrit le "mal congolais" aux postes de commande dans tous les secteurs en R-D Congo, l'auteur analyse concrètement les élections générales de 2006.
Quels enseignements peut-on tirer du médicament à partir de son histoire, de ses vertus, de son objet, de son usage mais aussi de ses enjeux de santé publique ? Ce livre met en exergue les développements fulgurants de la science du médicament ainsi que les questionnements sur l'efficacité, l'assurance qualité et les exigences de sécurité d'un tel bien. D'où des débats d'ordres technologique, géopolitique, géoéconomique, bioéthique et même juridique.
Réflexion au sujet de l'influence du personnage du chef sur les narrateurs des récits médiatiques, ce livre répond à la grande interrogation : dans le continent africain en voie de démocratisation et de développement, le personnage du chef, en l'occurrence Laurent Désiré Kabila, n'influence-t-il pas le parcours narratif des récits médiatiques jusqu'à les désorienter ?
La vie politique congolaise est réglée par le mensonge. Parmi les dossiers les plus chauds sur cette question, il y a la nationalité des soldats rwandais incorporés dans l'AFDL, le massacre des réfugiés hutu en RDC, le vrai mobile de l'assassinat de L.-D. Kabila caché aux Congolais, le choix de son succésseur etc. Le Congo a besoin d'un leader de conviction, d'un homme d'Etat rassembleur, qui incarne l'esprit de développement et de progrès, appelé à sortir ce pays du mensonge politique et de la démagogie.
Après les années "Wade" et une période préélectorale mouvementée, le peuple sénégalais a su préserver ses acquis démocratiques et choisir résolument la voix du changement. Comment faire en sorte de ne pas commettre les mêmes erreurs du passé ? Que faire pour mettre définitivement le Sénégal sur "les rails" ? Comment redonner confiance en la politique ?
Autrefois grand verger, grenier et moteur de l'Afrique australe, le Zimbabwe aujourd'hui offre malheureusement le paysage d'un pays qui se meurt. Victime d'une décolonisation mal amorcée et pas du tout réussie ; victime des politiques des grandes puissances agrippées aux richesses jadis faites injustement sur le dos des peuples africains ; victime enfin de quelques "heroes" de l'indépendance, qui arrivent difficilement à céder ou partager le pouvoir, et faire entrer avec succès ce grand pays d'Afrique dans l'ère de la mondialisation.
Le continent africain, riche en ressources, connaît un taux de croissance économique qui oscille entre 4 et 7%, dans la seconde moitié des années 2000. Pourtant, il croule sous le poids des émeutes de la faim, qui agissent comme par contagion du Nord au Sud de l'Afrique. Comment en est-on arrivé là ? La communauté internationale, les institutions de Bretton Woods, les grandes puissances pouvaient-elles ignorer les causes de cette situation ? Tout laisse à penser que les émeutes de la faim, qui ont lieu un peu partout en Afrique, étaient voulues, organisées.
L'omniprésence du président n'est guère approuvée par l'opinion publique qui cherche plus de grandeur et moins de gesticulations. Le désamour s'amorce entre l'opinion et le président. C'est le temps des orages. Comme dans toute l'Europe, la crise économique désespère les populations qui sont tentées d'en attribuer la responsabilité au pouvoir. Le temps de la présidence impériale est passé. Voici une chronique libre éclairant les changements que traverse la société française.
Mettant l'accent sur le Matsouanisme qui prit naissance vers 1942 dans l'ex-Moyen-Congo, l'auteur montre comment ce mouvement d'éveil de la conscience noire fut décapité aux premières heures de son avènement par les réseaux colonialistes français. L'image on ne peut plus dramatique que présente l'Afrique d'une part, et le Congo-Brazzaville d'autre part, procède d'une mise en scène de la logique néocoloniale qui veut à tout prix maintenir l'Afrique dans une dépendance chronique vis-à-vis de l'Occident.
Entre 2003 et 2005, la République du Bénin était en proie à toutes sortes de rumeurs relatives à la modification de la Constitution de décembre 1990 à des fins opportunistes. Une mobilisation citoyenne quasi inattendue a permis de déjouer cette perspective funeste et anti-démocratique. Cet ouvrage procède à une analyse et un décryptage méthodique des tenants et des aboutissants des confrontations militantes et intellectuelles, voire politiques, de cette période.
Cet ouvrage est fondé sur des analyses historiques et évolutives du concept de développement durable. Il étudie les limites de ce concept et l'interroge, dans le cadre d'une vision intégrée de l'entreprise européenne d'une part, et dans le cadre des perspectives de l'Afrique vue sous l'angle du NEPAD d'autre part. L'ouvrage apporte enfin un éclairage sur les politiques énergétiques dans les pays développés et émergents (UE-Russie, Chine...) : d'où la nécessité de repenser le développement durable au XXIe siècle.
L'histoire, c'est l'étude du passé. Au Rwanda, ce passé ne passe pas, il ne veut pas passer et pèse de tout son poids sur le présent, en attendant d'influencer positivement ou négativement le futur. Tout dépendra de comment il sera abordé. De là vient l'urgence de rechercher la vérité historique pour une réconciliation nationale au pays des Mille Collines.
Sans l'amour, le bonheur deviendrait un concept vide de substance. L'amour, synonyme de bonheur dans un couple, se traduit par une bonne communication, le respect et la confiance réciproque, une compréhension et une fidélité permanente. Tout acte, tout geste doit viser le bonheur du partenaire et l'harmonie du couple. L'ambition de l'auteur est d'amener le lecteur à comprendre et à cerner les tourments qui minent la vie des couples contemporains et d'améliorer leurs conditions de vie.
L'auteur dans sa première phrase nous pose un problème majeur : "Est-il possible d'imaginer qu'ici bas, un jour, toutes les personnes seront citoyens du monde ?". Cette phrase sera le fil conducteur du livre où l'auteur nous fait voyager dans son univers. Ce document est un point de vue sur les rapports que peuvent entretenir l'Occident et l'Afrique. C'est à la fois un constat sur les répercussions encore présentes de la colonisation et un message d'espoir, une forme de militantisme qui ne fait aucun cadeau à l'Afrique.