Polars
Un lycée sous le choc : le corps d’un élève est retrouvé sans vie. Julie Lescaut, commissaire et mère de famille, mène l’enquête dans un univers où mensonges et tensions explosent. Qui a tué Nicolas ?
Un homme solitaire, errant dans le Paris nocturne, rencontre une jeune prostituée aux Folies-Bergère. Leur nuit bascule quand une armoire, dans une chambre sordide, devient le théâtre d’un mystère glaçant.
Je gagnai le quai. Les plus moches wagons que j'aie jamais vus constituaient le train. Sales, avec des vitres cassées, puant le rebut. Vers l'avant, des soldats allemands allaient et venaient. Dans le tas, il y avait un ivrogne, le calot de travers... Soudain, un coup de sifflet retentit. Des portières claquèrent. Les soldats glapirent quelque chose dans leur langue. Le train s'étira en geignant. Il quittait la gare d'Austerlitz. Il ne devait être suivi d'aucun autre. Il était le dernier à sortir de Paris.
Été 1987. Johanna, Franck, Vincent et Christophe se connaissent depuis toujours et forment une bande que rien ne peut séparer. Un dimanche d'août, quittant les rues de leur petit village de Province pour rejoindre la forêt, ils découvrent un endroit coupé du monde où vit un homme étrange que tout le monde surnomme « l'Indien ». Au même moment en région parisienne, deux jeunes amis entament une cavale sanglante après un braquage et mettent le cap plein sud pour se faire oublier. Rapprochées par le destin, ces trajectoires dissemblables vont se télescoper et exhumer de grandes souffrances enracinées dans le passé. Durant cette période de transition délicate qu'est l'adolescence, la petite bande va apprendre à grands frais que l'innocence à une fin, contrairement à la violence. Né en Corrèze en 1971, Sébastien Vidal est revenu dans son département de naissance après vingt-quatre années d'aventures en gendarmerie. Il ne passe pas un jour sans lire un bon roman et se nourrit de littérature depuis l'enfance. Son précédent roman, Ça restera comme une lumière, est également paru aux éditions Le mot et le reste.
Depuis des jours, à la même heure, au même endroit, le sergent-détective Mazenc trouve une canette de boisson énergisante sur son terrain, un désagrément mineur qui s'avère de plus en plus irritant, surtout à l'aube d'une semaine de vacances bien méritée. En bon défenseur de la bucolique région mandevilloise, il se met en tête de pincer le pollueur. Mais la forêt abrite des criminels bien plus dangereux, à croire que tous les cinglés de la province en ont fait leur repaire. En menant sa petite enquête, Mazenc va relancer une vieille affaire de meurtres et faire basculer la légèreté de son quotidien dans le drame le plus noir. Dans ce truculent polar où les coups pleuvent de partout, le lecteur est maintenu en haleine jusqu'au bouquet final que ne renierait pas un certain Quentin Tarantino. Né en France, André Marois habite à Montréal depuis 1992. Il est l'auteur de plus de trente polars pour jeunes et adultes. En 2015, il a remporté le prix du Gouverneur général pour le roman graphique Le Voleur de sandwichs. Bienvenue à Meurtreville, son premier polar a avoir été publié en France, est paru aux éditions Le mot et le reste en 2021.
En fin de carrière, l'inspecteur Dufaux, un pince-sans-rire un brin cynique maniant un humour au scalpel, se voit confier une enquête hors norme. Alors qu'un bain rempli de sang est retrouvé exposé dans une vitrine à Montréal, il doit élucider le premier meurtre d'une série annoncée avec l'aide de son équipe de jeunes nerds. Sous le coup d'une enquête interne, Kodack, Parano, Paddle et les Sarah seront pourtant décisifs pour tirer cette histoire au clair. Au cours de ses investigations, Dufaux croisera une galerie d'hommes et de femmes plus originaux et insensés les uns que les autres. Avec ce roman policier décalé aux airs de thriller, l'auteur parvient à rafraîchir les codes du genre. Jean-Jacques Pelletier, avec une oeuvre de plus d'une trentaine de titres, est sans doute l'auteur de thrillers le plus connu et le plus populaire au Québec. Bain de sang est la première enquête de l'inspecteur-chef Dufaux paraître aux éditions Le mot et le reste.
Quand l'antiquaire Alexandre Jobin, ancien officier des services de renseignement de l'armée canadienne, sort d'une consultation médicale inquiétante, il sait que la mort le guette. Doit-il boire jusqu'à plus soif? S'isoler jusqu'à l'heure fatale? Deux événements l'extrairont de cette spirale destructrice. D'abord, on lui propose un contrat : aller en Italie pour faire expertiser et vendre des esquisses anciennes. Puis, il y a Linda Parenteau, cette ancienne maîtresse emprisonnée à Joliette, qui le supplie de se rendre à Palerme afin de retrouver sa fille, Pavie, qui court un grave danger. Mais, loin d'être une jeune femme en détresse, Pavie est tueuse professionnelle. Alors, de Montréal à Nice, en passant par Rome, Palerme et Marseille, s'engage une course effrénée contre la mort. Dans chacun de ses romans, André Jacques exploite brillamment sa fascination pour le crime et pour le monde de l'art. Considéré comme l'un des incontournables du polar au Québec, il a remporté, en 2016 et en 2019, le prix Saint-Pacôme du meilleur roman policier québécois pour les deux derniers volumes de sa série : La Bataille de Pavie et Ces femmes aux yeux cernés.
Seule femme dans un monde d'hommes qui lui est hostile, Marie est conductrice de train minier dans le Nord québécois. Un soir de tempête, son convoi s'immobilise. Forcée d'affronter la neige et la nuit pour trouver l'origine de la panne, elle se retrouve dans l'incapacité de bouger après une chute. Elle est sauvée par un mystérieux ermite qui la recueille et la soigne, dans un immense manoir débordant de livres. Dès lors, les frontières entre réalité et rêve se brouillent doucement : que s'est-il vraiment passé ? Pourquoi personne ne semble s'inquiéter de son absence ? Qui est ce géant envers lequel elle éprouve une passion grandissante ? Entre un passé qui revient la visiter et un avenir dont l'issue est incertaine, Marie devra trouver sa vérité dans cette histoire périlleuse et sauvage. Journaliste globe-trotter, Isabelle Grégoire a réalisé des reportages dans une quarantaine de pays. Née à Québec, elle a étudié et travaillé à Paris, à Los Angeles et à Rome. Correspondante de L'Express au Québec, elle a remporté plusieurs prix de journalisme. Fille de fer, son second roman, a été finaliste du Prix Saint-Pacôme du roman policier québécois.
Maniabosco a toujours eu le chic pour se foutre dans la merde en la remuant, mais peut-on vraiment reprocher à ce vieux flic peinard d'attirer constamment les problèmes ? C'est certain, quand une ancienne indic pas nette lui a demandé de la rencarder sur des trafiquants d'antiquités, il aurait mieux fait de la boucler... Il était pourtant loin d'imaginer qu'il allait se fourrer au milieu d'une guerre de clans remontant au règne de Clovis et que cette tempête mérovingienne allait brasser les cadavres comme ses potes flics fument des Gitanes : sans compter. Il devra remonter la piste qu'il a ouverte et frayer avec un gang de cambrioleurs, des Sopranos de banlieue, des héritiers royaux pas franchement jouasses, une meurtrière ex-écrivaine et ses deux emmerdeuses de filles. Pauvre Maniabosco. Christian Casoni est un garçon de bureau né en 1958, un temps postier, prof, illustrateur et dessinateur de presse, rédacteur en chef de Blues Again, pigiste chez Rock&Folk, irrésistible dans ses imitations d'otarie, rugissant et frappant les dos de ses mains l'une contre l'autre.
Le masque s'est approché de moi. Il puait. Il puait un parfum de femme. Il puait un parfum de femme que j'avais tenue dans mes bras, avec laquelle un jour, une nuit, j'avais fait l'amour. Qui ? Qui avais-je aimé ?... Je n'avais jamais imaginé ma mort... elle avait exactement ce visage que lui avaient donné tous les peintres du monde... Après "Matricide", Alexandre Lous nous donne, avec "Tableaux noirs", un roman policier à la limite du fantastique, dont se dégage une étrange impression de malaise.