Romans étrangers (H.C.)
« Violette sur l’herbe à la renverse est le poème qui donne son titre au recueil ; je l’ai écrit avant tous les autres. Certains me sont venus d’une traite ; je les ai enregistrés sur le moment puis tapés à la machine. Pour d’autres, ce fut plus laborieux ; j’ai pesé chaque mot pour aboutir au poème parfait. Ils sont tous très différents, sincères, ils n’essaient pas d’être autre chose que ce qu’ils sont et j’en suis fière car, lorsque je les ai écrits, j’étais au plus près de moi-même. » — Lana Del Rey Traduit de l’anglais (États-Unis) par Aurore Vincenti et Cécile Coulon
Abandonnée à dix ans dans les marais de Caroline du Nord, Kya apprend à survivre seule, entre nature sauvage et secrets enfouis. Quand un meurtre éclabousse sa vie, son destin bascule dans une enquête aussi captivante que poétique.
Un conte universel et poignant, un livre inédit du grand Elie Wiesel, une ode à l’autre et à la lumière. Ce texte posthume résonne comme la dernière parole d’un sage. Un conte écrit sous la forme d’un poème, simple et court, comme une adresse à un enfant, où l’auteur reprend la trame d’une histoire connue. La veille de la fête de Pourim, les nazis donnent vingt-quatre heures aux dirigeants du ghetto pour leur remettre dix Juifs, afin de venger la mort des dix fils de Haman, selon la légende du livre d’Esther commémorant la délivrance miraculeuse d’un massacre des Juifs de Perse. Si les dirigeants refusent, tous les habitants seront condamnés. Terrifiés, ils se rendent chez le rabbin du ghetto pour obtenir des conseils. Au cours de la nuit, celui-ci appelle les esprits des rabbins légendaires des siècles passés, mais aucun n’est en mesure de donner une réponse satisfaisante. Parmi les voix ancestrales, le Baal Shem Tov essaie d’intercéder auprès de Dieu en chantant un nigoun, une mélodie joyeuse et sans paroles qui a le pouvoir de briser les chaînes du mal. Le lendemain soir, tandis qu’aucun volontaire ne s’avance, les habitants du ghetto sont informés qu’ils seront tués dans l’heure. Au fil des minutes, le rabbin du ghetto enseigne à sa communauté réunie l’air que le Baal Shem Tov a chanté la nuit précédente. Alors les voix de ces hommes, femmes et enfants, s'élèvent vers les cieux. Elie Wiesel nous offre à travers ce livre posthume, magnifiquement illustré par Mark Podwal, une ode à la résistance par la joie et le courage. Une leçon d’humanisme pour combattre la nuit autour et en nous, un poème chantant les miracles accomplis dans l’allégresse, l’unisson avec et pour les victimes. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Carine Chichereau
Mythe du chevalier se battant contre les moulins à vent, dessin de Gustave Doré, de Picasso, de Dali, tel est le don Quichotte qui survit aujourd'hui dans nos mémoires. Pourtant, ce fou de littérature, ce dévoreur de romans de chevalerie, qui part à l'aventure pour vair si ce que disent les livres est vrai, est le héros du premier roman moderne. Retraduire don Quichotte, c'est tenter de redonner au lecteur d'aujourd'hui le même plaisir et la même passion qu'éprouvèrent les lecteurs contemporains de Cervantes. En restituant l'originalité des dialogues et des jeux de mots, en faisant rebondir l'aventure qui, pour la première fais dans l'histoire littéraire, va et vient entre réalité et fiction, en rendant à Sancho sa dimension de personnage, avec une voix et une langue qui lui sont propres, Aline Schulman fait tout à coup surgir la merveilleuse modernité du Quichotte enfouie sous un palimpseste de traductions archaïques. Par-là même elle reste fidèle à l'esthétique de Cervantes et réconcilie, à 400 ans de distance, les deux termes in dispensables à toute littérature : l'auteur et le lecteur.
En 1944, au milieu des étendues sauvages de Laponie, un jeune soldat finlandais, Olavi Heiskanen, officie comme traducteur dans un camp de prisonniers dirigé par les Allemands. La cruauté fait partie du quotidien, détenus et gardiens luttent pour préserver leur humanité. Enontekiö, 1947. La journaliste et photographe Inkeri Lindqvist s’installe dans la ville pour écrire sur la reconstruction de la région. Mais elle cherche avant tout, et en toute discrétion, à élucider le mystère qui entoure la disparition de son mari durant la guerre. Alors qu’Olavi et Inkeri cohabitent, la journaliste découvre peu à peu ce que tout un peuple a subi dans l’indifférence la plus totale. Et dans la nuit polaire, l’Histoire s'apprête à révéler, sous le soleil de minuit, ses plus sombres secrets. Petra Rautiainen est née en 1988 en Finlande. Elle travaille sur une thèse abordant la représentation du peuple sami dans les médias de son pays. Un pays de neige et de cendres, son premier roman, est un best-seller dans son pays et a été traduit dans douze langues. Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli
Athènes, 1957. Sous une identité d’emprunt, Bernie Gunther enquête sur un naufrage suspect et plonge dans les ombres du nazisme en Grèce. Un polar historique où l’Histoire et le suspense s’entremêlent avec brio.
Mythe du chevalier se battant contre les moulins à vent, dessin de Gustave Doré, de Picasso, de Dali, tel est le don Quichotte qui survit aujourd'hui dans nos mémoires. Pourtant, ce fou de littérature, ce dévoreur de romans de chevalerie, qui part à l'aventure pour vair si ce que disent les livres est vrai, est le héros du premier roman moderne. Retraduire don Quichotte, c'est tenter de redonner au lecteur d'aujourd'hui le même plaisir et la même passion qu'éprouvèrent les lecteurs contemporains de Cervantes. En restituant l'originalité des dialogues et des jeux de mots, en faisant rebondir l'aventure qui, pour la première fais dans l'histoire littéraire, va et vient entre réalité et fiction, en rendant à Sancho sa dimension de personnage, avec une voix et une langue qui lui sont propres, Aline Schulman fait tout à coup surgir la merveilleuse modernité du Quichotte enfouie sous un palimpseste de traductions archaïques. Par-là même elle reste fidèle à l'esthétique de Cervantes et réconcilie, à 400 ans de distance, les deux termes in dispensables à toute littérature : l'auteur et le lecteur.
1973, Alabama. Civil Townsend, infirmière afro-américaine, découvre l’horreur cachée derrière les murs d’un planning familial. Quand deux jeunes sœurs croisent son chemin, son combat pour la vérité va tout changer.
« Quiconque cherche l’origine de quelque chose est aussi à la recherche de sa propre origine. » C’est l’une des créatures les plus énigmatiques du règne animal. Omniprésente depuis la nuit des temps (dans toutes les mers du globe, dans la mythologie, la Bible, l’Égypte ancienne, la littérature et d’innombrables cultures de par le monde, du Japon à la Scandinavie en passant par le pays basque), l’anguille ne cesse pourtant de se dérober à notre compréhension. Comment se reproduit-elle ? Pourquoi retourne-t-elle à la fin de son existence à son lieu d’origine, la mer des Sargasses, au large des Bermudes – où nul être humain cependant n’a jamais réussi à la voir ? Aristote croyait qu’elle naissait spontanément de la vase ; Sigmund Freud commença sa carrière en disséquant des centaines d’anguilles afin de dénicher leurs organes reproducteurs – en vain. Et aujourd’hui encore, « la question de l’anguille » demeure en grande partie irrésolue. Patrik Svensson a passé son enfance à pêcher l’anguille, avec son père. La nuit, en silence, pendant des heures, ils attendaient de sentir vibrer le mystère au bout de leur ligne plongée dans les profondeurs des rivières et des lacs. Au point que cet animal, source de fascination autant que d’effroi, est devenu pour lui un totem – le symbole de tout ce qui demeure hors de notre portée, et à quoi pourtant nous accordons notre foi. En mêlant la grande aventure scientifique, écologique, et le récit intime, L’Évangile des anguilles dévoile un pan de cet autre mystère, que chacun porte en soi : celui de nos propres origines et du sens même de la vie. Patrik Svensson, né en 1972, a grandi dans une petite ville du nord-ouest de la Scanie, dans le sud de la Suède, non loin de ce qu’on appelle souvent « la côte des anguilles ». Passionné dès son enfance par le monde naturel et animal, il a fait des études de littérature puis est devenu journaliste, spécialisé dans les arts, la culture mais aussi la recherche scientifique. Best-seller traduit dans plus de 30 pays et lauréat du prix August, le « Goncourt » suédois, L’Évangile des anguilles est son premier livre.
Deux jeunes femmes, un canoë, et l’immensité sauvage du Grand Nord canadien. Quand un accident bouleverse leur périple, Lee doit affronter la solitude, le deuil et la nature hostile pour survivre.
Chypre, 2016. Petra Loizides est inquiète, la nourrice de sa fille s'est évaporée sans laisser de trace. Yiannis, le locataire qui occupe le premier étage de sa maison, est lui aussi bouleversé : se serait-elle enfuie suite à sa demande en mariage la veille ? Mais la jeune sri-lankaise a laissé derrière elle son passeport et la mèche de cheveux de sa propre fille restée au pays. Petra signale sa disparition à la police mais celle-ci ne réagit pas. Impuissant, Yiannis continue de son côté ses activités illégales : ruiné par la crise de 2008, il vit du braconnage des oiseaux, prisonnier d'un réseau mafieux puissant et dangereux. Ensemble, Petra et Yiannis vont enquêter auprès de nombreuses femmes invisibles comme Nisha et découvrir la facette sombre d'un pays gangréné par la corruption et les trafics en tous genres.CHRISTY LEFTERI est née à Londres de parents chypriotes. L'Apiculteur d'Alep, son deuxième roman, immense succès international, lui a été inspiré par son travail de bénévole dans un camp de migrants à Athènes. Avec Les Oiseaux chanteurs, situé à Chypre, Christy Lefteri aborde cette fois le sujet du trafic humain et du braconnage, avec toujours beaucoup d'humanité.TRADUIT DE L'ANGLAIS PAR KARINE LALECHÈRE
Adonis aime à présenter son Adoniada comme une autobiographie intellectuelle et poétique. Puisant dans une tradition arabe pré-islamique, il utilise la poésie dans une visée humaniste de tolérance et d'ouverture, sans jamais perdre le sens d'un lyrisme inspiré. Adoniada est tout à la fois une épopée qui raconte l'histoire mythique de la divinité du renouveau, Adonis, à qui le poète a emprunté son nom, et un témoignage bouleversant sur notre modernité. Beyrouth, Damas, Londres, Erevan, Shanghai, New York, Éphèse, Paris, autant d'étapes d'un voyage intérieur. Artaud, Baudelaire, Rilke : Rimbaud, Orphée, al-Mutanabbî, Confucius, Homère, Dante : autant de guides pour une descente dans l'enfer d'un monde dévasté et pour une élévation vers un rêve de lumière. Ô papillon, toi le papillon, es-tu venu pour me prendre ? Prends-moi, mon corps est une poignée de poussière, montre-toi et approche.
1937, Kentucky. Clay Havens et Ulys Massey, deux jeunes photographe et journaliste, sont envoyés dans le cadre du New Deal réaliser un reportage sur un coin reculé des Appalaches. Dès leur arrivée, les habitants du village les mettent en garde sur une étrange famille qui vit au cœur de la forêt. Il n’en faut pas plus pour qu’ils partent à leur rencontre, dans l'espoir de trouver un sujet passionnant. Ce qu’ils découvrent va transformer à jamais la vie de Clay et stupéfier le pays entier. À travers l'objectif de son appareil, se dévoile une jeune femme splendide, Jubilee Buford, dont la peau teintée d’un bleu prononcé le fascine et le bouleverse. Leur histoire sera émaillée de passion, de violence, de discorde dans une société américaine en proie au racisme et aux préjugés. Inspiré par un fait réel, ce roman est une bouleversante histoire d'amour et un hymne à la différence. Isla Morley a grandi en Afrique du Sud puis s'est installée aux Etats-Unis où elle vit aujourd’hui. Son premier roman, Come Sunday, a obtenu le Janet Heidinger Prize, prestigieux prix littéraire féminin. Le Vallon des lucioles est son premier roman à paraître en France.
"Je ressemblais à Brigitte Bardot et j'étais la filleule de Stravinski." Chroniqueuse, égérie des nuits au champagne de Los Angeles, artiste, muse : avant d'avoir célébré ses 30 printemps, Eve Babitz avait déjà joué tous ces rôles. Immortalisée par la célébrissime photo de Julian Wasser dans laquelle elle dispute, en tenue d'Eve comme il se doit, une partie d'échecs avec Marcel Duchamp, Babitz fit une entrée fracassante en littérature avec ce livre paru en 1972 et traduit en français pour la première fois. Près d'un demi-siècle s'est écoulé, et pourtant la prose d'Eve Babitz, piquante, sensuelle et d'une folle liberté, n'a pas pris une ride. Dans cette autobiographie mosaïque, composée tel un album de choses vues et vécues par l'une des plus secrètes et flamboyantes figures de la Californie des années 70, le lecteur est transporté dans un univers peuplé de sublimes ingénues lycéennes, de chicanas outrageusement tatouées et de rock-stars menant la grande vie au mythique Chateau Marmont. Avec ces chroniques intimes, on redécouvre une Amérique perdue, devenue légendaire - celle où, comme l'écrivait Babitz dans son premier roman, Sex & Rage (Seuil, 2018), "la vie n'était qu'un long rock'n'roll". Traduit de l'anglais (Etats-Unis) et préfacé par Jakuta Alikavazovic Eve Babitz est née à Hollywood. Après avoir réalisé des couvertures d'albums pour des groupes tels que Buffalo Springfield ou The Byrds à la fin des années 1960, elle commence à écrire en 1972. Égérie de la côte Ouest bohème, rock et littéraire, elle est l'auteur de plusieurs recueils de chroniques, d'essais, de nouvelles et de romans. Eve à Hollywood est son tout premier livre, et le troisième traduit en France, après Jours Tranquilles, brèves rencontres et Sex & Rage. Eve Babitz vit toujours aujourd'hui à Los Angeles.
Alep, avant la guerre : Nuri, apiculteur passionné, et Afra, artiste peintre, vivent heureux avec leur fils Sami. Quand les bombes détruisent tout, même leurs rêves, commence pour eux un exil douloureux vers l’Angleterre.
" À un moment, vous devez prendre une décision. Vous devez cocher des cases. Le fait qu'il existe un nombre infini de manières de mourir mais seulement cinq catégories de mort en dit long sur notre désir de simplicité. Homicide. Suicide. Naturelle. Accidentelle. Indéterminée. Mon boulot commence avec les morts mais continue avec les vivants. " San Francisco. Un jeune coroner, Clay Edison, enquête sur la mort suspecte d'un excentrique professeur de Berkeley. Ce décès en apparence naturel va obliger Clay à déterrer le passé, car ce mort en cache un autre, bien plus ancien, et bien plus sordide. La nouvelle série des Kellerman père & fils Traduit de l'anglais (américain) par Julie Sibony
Plongez dans L'Année du lion, un thriller post-apocalyptique haletant où Nico Storm part en quête de vengeance après l'assassinat de son père dans une Afrique du Sud dévastée.
Quelle est la place des librairies dans l'imaginaire collectif ? Quel a pu être et est encore leur rôle dans l'histoire de la littérature ? Dans la vie des idées ? Pour répondre à ces questions, Jorge Carrión a beaucoup lu. Et beaucoup cheminé, sur les cinq continents. De Sydney à Buenos Aires, de Londres à San Francisco, Paris ou Tanger, il nous emmène sur les traces du livre et de sa circulation. Poussant les portes de ces lieux qu'il aime et dont il éprouve un besoin vital : les librairies, leurs rayonnages et leurs secrets. L'auteur ne mène pas seulement son enquête dans l'espace. Il le fait également dans le temps, évoquant aussi bien les origines de la librairie que les formes actuelles de diffusion du livre, volontiers dématérialisées et virtuelles. Mais ses périples ne s'arrêtent pas là : ce sont encore des circuits culturels et politiques que Jorge Carrión met en lumière, tant le livre peut s'avérer une arme de résistance d'une puissance redoutable. Et la librairie, le lieu qui révèle toute sa force, l'endroit où l'écriture prend sens. Au fil des pages, porté par une érudition personnelle, Jorge Carrión exprime son amour de la littérature et de la librairie dans un ouvrage singulier qui relève tour à tour de l'essai, de la chronique et du livre de voyages. Mais qui est avant tout le fruit d'une curiosité insatiable et toujours gourmande. Traduit de l'espagnol par Philippe Rabaté Jorge Carrión est né en Espagne, à Tarragone, en 1976. Il a publié de nombreux essais et récits de voyage. Il est également l'auteur d'une trilogie romanesque très remarquée. Librairies est le premier de ses livres traduits en français.
Guerres et confrontations sont omniprésentes dès les plus anciennes civilisations historiques : Mésopotamie, Egypte, Proche-Orient, monde égéen. En revanche, la Préhistoire a longtemps été imaginée comme un âge d'or : le paradis originel. Mais, aujourd'hui, l'archéologie nous fait douter de cette quiétude primordiale. En balayant le champ des découvertes, les auteurs dressent en effet un tableau saisissant des actes de violence attestés depuis le temps des chasseurs-cueilleurs jusqu'à celui des paysans du Néolithique : sujets blessés, exécutions, supplices, massacres, sacrifices. Dès le 3e millénaire, on voit s'amplifier en Occident, à travers la statuaire, une idéologie du guerrier. A l'Age du bronze, la production d'armes toujours plus sophistiquées devient essentielle en Europe "barbare" tandis que cités et Etats orientaux font de la guerre une exaltation constante. Le héros, combattant idéal, impose alors son image farouche. Décidément, pour la violence - comme pour l'art -, l'homme préhistorique n'a rien à nous envier...
" Mais, quelle est cette force obscure ? Et pourquoi le Mal ? Pour quelle raison n'avons-nous pas pu rompre avec "le bonheur du Mal' ? Pourquoi les vestiges doivent-ils être détruits ? Et pourquoi les femmes doivent-elles rester captives d'un système qui les avilit ? Quelle est cette violence sur quinze siècles dont Adonis nous trace ici les premiers de l'ère musulmane ? Comment la dimension du sacré a-t-elle triomphé de la pensée et de la mémoire collective ? " Houria Abdelouahed Les prophéties ont proclamé : Ô croyants ! Abandonnez la poésie Jadis, un disciple de Socrate stipulait : La poésie n'embrasse que l'égarement et la folie. Cependant, les gens n'ont pas écouté. Les poètes ont poursuivi leurs chemins pareils aux prophètes avec leurs génies. Comme eux, nous questionnons : Que reste-t-il en dehors de la poésie sinon le chaos ? Adonis Ali Ahmad Saïd Esber est né, le 1er janvier 1930, à Qassabine en Syrie, dans une famille modeste. À dix-sept ans il publie un poème en empruntant au dieu phénicien Adonis, symbole de la renaissance végétale, son pseudonyme auquel il restera fidèle. Son œuvre a été couronnée de très nombreux prix littéraires, en France, en Italie, en Turquie et au Liban.
En 1935, Maxime Gorki avait invité les écrivains du monde entier à raconter une journée de leur vie, la même pour tous : le 27 septembre. L'idée avait été reprise en 1960, et une nouvelle génération s'était alors essayée à l'exercice. À cette date, Christa Wolf eut envie de relever le défi, elle tint donc la chronique de cette journée du 27 septembre 1960, puis, prise par le jeu, s'astreignit à cette discipline jusqu'à sa mort, survenue le 1er décembre 2011. Un premier volume de ce Journal, couvrant les années 1960-2000, a paru en 2006. En voici le deuxième et dernier, celui des années 2001-2011. Au coeur de cette décennie, l'écrivaine assaillie par le doute et rongée par la maladie interroge inlassablement ses faiblesses et ses impuissances. Elle fait face avec courage et lucidité au temps qui passe. Et si l'intérêt de cette chronique des événements courants chez les Wolf et dans le monde entier est d'abord d'offrir une documentation tout à la fois personnelle et historique, l'obstination avec laquelle l'un des plus grands écrivains contemporains s'arc-boute au pacte d'honneur qu'elle a passé avec la vérité est proprement bouleversante. Née en 1929, Christa Wolf est l'auteur d'une oeuvre considérable, traduite dans le monde entier et distinguée en Allemagne par les prix les plus prestigieux. Son dernier roman, Ville des anges, a paru au Seuil en 2012. Elle est décédée le 1er décembre 2011. Traduit de l'allemand par Alain Lance et Renate Lance-Otterbein
" Aux temps du Bouddha ", une très vieille bonzesse, pleine de sagesse et de compassion, raconte son histoire à ses disciples. Jeune femme pauvre, brue dans une famille princière qui la traite en esclave, elle a donné naissance à un fils, Wélou. Ce petit garçon vif et gai est son seul bonheur, toute sa vie et même sa survie : grâce à lui elle a enfin une place dans la maison de son mari. Mais un matin à l'aube Wélou est mordu par un cobra. La jeune femme, affolée, fuit la maison, l'enfant dans les bras, à la recherche de ce qui pourrait le sauver... Commence une longue quête éperdue à travers la jungle, les villages et le temps. Un livre intense, inattendu, envoutant. Saneh Sangsuk, né en 1957 près de Bangkok, diplômé en langue et littérature anglaises, s'impose comme un talent majeur de sa génération. L'Ombre blanche (Seuil, 2001) et Venin (Seuil 2001 et Points) l'ont fait apprécier du public français.
1969. Espion chevronné, membre surdoué des services secrets de Sa Majesté, James Bond célèbre ses quarante-cinq ans avec une mission peu ordinaire : mettre un terme à la guerre civile qui déchire le Zanzarim, petit pays d'Afrique occidentale. Aidé par la ravissante Grâce mais piégé par les forces rebelles, il est grièvement blessé. Dès lors, il ignore les ordres de M, son énigmatique patron. Poussé par un désir téméraire de vengeance, il s'engage en solitaire dans une folle aventure, qui l'emmène à Washington. Il y découvre un réseau d'intrigues géopolitiques et devient le témoin d'autres atrocités. 007 tient sa revanche. Mais aura-t-il vraiment raison de son ennemi, l'homme aux deux visages ? William Boyd, né à Accra (Ghana) en 1952, a étudié à Glasgow, Nice et Oxford, où il a également enseigné la littérature. Il est l'auteur de cinq recueils de nouvelles, récits ou essais, et de douze autres romans abondamment couronnés. Avec sa femme, il partage son temps entre la Dordogne et Chelsea, à deux pas de l'adresse londonienne de James Bond. Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Christiane Besse " Un triomphe ! Bond est de retour. " The Observer " Il faut bien du courage pour endosser l'habit de Ian Fleming. William Boyd s'en tire à merveille. " The Independant " Une brillante imitation, qui surpasse parfois l'original ! " Robert McCrum " Le suspense nous tient en haleine jusqu'à la dernière ligne. Mission accomplie ! " Financial Times
Alma vit seule. Elle se débrouille malgré sa mémoire vacillante et son grand âge. Les jours s’écoulent, identiques et lents. Jusqu’à ce qu’une amitié inattendue avec un petit garçon et son chien donne un nouveau souffle à son existence. Des images lui reviennent : une soirée dansante avec son mari, l’accident qui rendit ce dernier irascible, le mauvais tour qu’elle lui joua au point de le faire sortir de ses gonds. Leur ultime, terrible, altercation. Avec une subtilité rare, Ane Riel raconte la revanche d’une femme écrasée sa vie entière par celui qu'elle ne cessa pourtant jamais d'aimer. Dans ce roman profondément touchant, humain et émaillé d’humour noir, elle allie merveilleusement l’ombre à la lumière. Traduit du danois par Terje Sinding « Poétique, dérangeant, parfaitement mené et drôle. »Bogrummet « Un roman qui diffuse des ondes joyeuses. On vibre, dans un registre profond et existentiel. » Politiken Ane Riel est née au Danemark en 1971. Après des études d’histoire de l’art, elle entame une carrière d’auteure pour la jeunesse. En 2013, elle remporte le prix du meilleur premier thriller au Danemark. Elle atteint deux ans plus tard la reconnaissance internationale avec Résine, son premier livre publié en France, lauréat de nombreux prix dans les pays scandinaves, traduit dans une vingtaine de langues et adapté au cinéma.
Un roman joyeux, tendre et attachant pour voir la vie en couleur ! Lise, trentenaire célibataire, travaille pour un fonds d'investissement et rêve de devenir l'associée de son patron froid et cynique. Sa vie va pourtant basculer le jour où un clown la demande à l'accueil. Un oncle dont elle ne connaissait pas l'existence, vient de mourir et lui lègue son cirque à Oslo. Une opportunité en or se dessine pour Lise qui voit dans la revente de ce patrimoine la possibilité de devenir la numéro deux de sa boîte. À la lecture du testament, elle fait la connaissance des neuf circassiens, loin d'être enthousiasmés par cette nouvelle. À la surprise de tous, il y a cependant une condition, et de taille, à l'héritage : Lise doit effectuer cinq représentations à la tête du cirque, costume pailleté, haut de forme et éléphante inclus... MAGNE HOVDEN, né en 1974, vit à Kirkenes, tout au nord de la Norvège. Après Sami Land, inédit en français, il revient avec La vie est un cirque, un roman touchant et ironique sur la société contemporaine en manque de magie et de merveilleux. Traduit du norvégien par Marianne Segol
Berlin, 1928. Alors que la République de Weimar vacille, le jeune Bernie Gunther se lance dans une enquête glaçante sur une série de meurtres sordides.
En mai 1937, Paris se prépare à l'inauguration de l'Exposition universelle où l'Espagne doit être représentée par le gouvernement républicain en exil. Falcó, de retour de Tanger, est chargé par l'Amiral d'une double mission : empêcher à tout prix qu'y figure Guernica, le tableau que Picasso est en train d'achever dans son atelier de la rue des Grands-Augustins, et faire passer de vie à trépas un des amis du peintre, écrivain et journaliste de renom, aviateur et héros de la guerre civile espagnole. Une mission délicate et pleine de rebondissements dans un Paris où se croisent artistes, intellectuels, marchands d'art à la solde de Hitler, réfugiés espagnols, cagoulards, musiciens et chanteurs de cabaret. Rompu aux situations extrêmes, Falcó doit cette fois-ci faire face à un monde où la lutte des idées prétend se substituer à l'action. Arturo Pérez-Reverte excelle dans la reconstitution de ce Paris des années 30 et de ses lieux mythiques. Sous des noms fictifs se cachent écrivains et personnalités célèbres et souvent hauts en couleurs (André Malraux, Ernest Hemingway, Marlene Dietrich et Peggy Guggenheim). Dans ce dernier volet tant attendu de la trilogie des Falcó, le suspense - garanti jusqu'à la dernière page - se teinte d'un humour savoureux, et la rencontre entre Picasso et Falcó marquera sans aucun doute les esprits. Traduit de l'espagnol par Gabriel Iaculli.
Traduit de l’anglais (Ecosse) par Eric Betsch Après un an de voyage à travers l’Europe, Will Raven rejoint la maison du Dr Simpson comme assistant. Entretemps, Sarah Fisher, l’ancienne femme de chambre dont Will est toujours amoureux, a épousé le Dr Banks, un homme charmant aux idées progressistes. Egalement nouveau venu, Quinton, secrétaire du Dr Simpson, un homme austère et très rigide, est chargé de trouver le coupable des vols qui interviennent dans la maison. Alors que Sarah et Will reprennent leur collaboration, ils se lancent à la recherche de Mary Dempster, une infirmière à l’excellente réputation, mais dont les patients meurent les uns après les autres… Sous le pseudonyme d’Ambrose Parry se cache un couple, Chris Brookmyre, auteur de polars écossais, récompensé entre autres par le prix McIlvaney, et son épouse, Marisa Haetzman, anesthésiste. L’Art de mourir est le deuxième volet de la série après Le Cœur et la Chair. Elle est en cours d’adaptation en série TV par la société de production de Benedict Cumberbatch.
Si tu laisses la porte entrebâillée, les murmures viendront se glisser… Un écrivain veuf, Tom, et son fils de 8 ans, Jake, emménagent dans une nouvelle ville. Featherbank. Si charmante et calme en apparence. Où vingt ans plus tôt, un serial killer a été arrêté après avoir tué plusieurs enfants. On l’appelait l’Homme aux murmures. Des murmures que Jake a entendus. A la porte de sa maison. Et si tout recommençait ? Alex North est né et vit à Leeds. L'Homme aux murmures est son premier roman. « Brillant ! Pour tous les lecteurs de Thomas Harris et de Stephen King. » Booklist « Poignant et terrifiant. » Entertainment Weekly Traduit de l’anglais par Brigitte Remy-Hébert
Vous n'avez jamais entendu parler de Virgil Haack? Vous n'avez jamais lu une traître ligne de Sara Zeelen-Levallois? Les oeuvres complètes de Hartmut Trautmann manquent à votre bibliothèque? Aucune inquiétude : c'est normal. Car ces trois écrivains de génie, ainsi que les 49 autres qui composent cette encyclopédie des plus phénoménaux ratages de toute l'histoire de la littérature, ont été victimes de diverses avanies qui les ont fait passer à l'as de la postérité. Voyez l'infortuné Hans Kafka, que son quasi-homonyme a relégué dans l'ombre pour l'éternité. Songez à Otha Orkkut, dont l'incomparable talent nous demeurera à jamais inconnu puisqu'elle a écrit toute son oeuvre en cimbrien, dialecte finno-ougrien dont elle était hélas la seule locutrice. Et que dire d'Aurelio Quattrochi, cas extrême de perfectionnisme, qui n'est capable d'écrire qu'une phrase par jour et dont le magnum opus, voué sans le moindre doute à renvoyer Proust, Joyce et consorts à leurs études, est annoncé pour 2042? Érudilarant, élégant, oulipien et monty-pythonesque, ce drôle de petit essai, moins potache qu'il n'y paraît, est à la fois une réflexion sur les affres de la création et un hommage, par le biais de la fiction, à tous ces amoureux du livre que la littérature a cruellement éconduits. Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné C.D. ROSE est né vers la fin des années 1960 à Manchester. Après avoir vécu et travaillé dans une dizaine de pays, il réside aujourd'hui à Norwich, dans l'Est de l'Angleterre. L'Encyclopédie des écrivains ratés est son premier livre publié en France. Il est également l'auteur d'un roman à paraître prochainement aux éditions du Seuil (intitulé Qui est qui quand tout le monde est quelqu'un d'autre?).
Octobre 1493. Alors que Florence pleure Laurent le Magnifique, Milan connaît sous le règne de Ludovic le More un essor florissant, et bien des artistes de renom sont invités à la cour ducale. Léonard de Vinci partage son quotidien avec sa mère Caterina et son apprenti bien-aimé Salaï. Il travaille au gigantesque cheval de bronze qu'il a promis au duc de Milan pour honorer son père, Francesco Sforza, et doit affronter des problèmes techniques qu'il n'avait pas soupçonnés. Accaparé par d'innombrables projets, il confie les secrets de ses recherches à un carnet, fort convoité par certains. Quand un cadavre est retrouvé au milieu de la cour du château, Ludovic le More fait appel au génie multiforme de Léonard, comptant sur ses connaissances en anatomie et sur son intuition pour éloigner les soupçons de peste et démasquer le jeu d'intérêts croisés des Este et du roi de France, dans lequel banquiers et religieux ne sont pas en reste. Un roman historique plein d'invention, un voyage surprenant dans une des périodes les plus fascinantes de l'histoire italienne, la Renaissance. Marco Malvaldi est né à Pise en 1974. Il est l'auteur d'une série policière (La Briscola à cinq et Un tour de passe-passe), de romans policiers historiques et de livres de vulgarisation scientifique. Le Cheval des Sforza est un immense best-seller en Italie. Traduit de l'italien par Nathalie Bauer
Tel-Aviv, 1987. Quand le professeur Yitzhak Litvak est retrouvé assassiné, c’est tout le mythe fondateur d’Israël qui vacille.