Secrète province
Un jour, l'enfant de choeur, malicieusement caché derrière l'autel, contemplait la Barbette en prière et voici ce qu'il entend : Sainte Vierge, vous qui êtes une bonne mère, faites-moi gagner la vie sans rien faire ! L'enfant, du fond de sa cachette, répond de sa voix fluette : « Travaille faignante et tu la gagneras. » Nullement démontée par ce qu'elle prend pour une manifestation surnaturelle, la Barbette apostrophe l'Enfant-Jésus qui était sur les bras de sa mère : « Tais-toi petit Jésus, car ta mère en sait plus long que toi... ».
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Les loups ont tenu une grande place dans la vie d'autrefois et, particulièrement, dans les parties méridionales du Massif Central. Ils sont maintenant entrés dans la légende, et bien vivants dans la mémoire populaire (telle la Bête du Gévaudan). L'ouvrage d'Antoine Trin mêle agréablement la tradition « orale » à la rigueur scientifique documentaire, dans ces pages passionnantes d'où l'humour n'est pas exclu, pour notre plus grand plaisir.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Marie-Louise Pomel recueille, un jour, un document à la couverture à demi rongée, un fort volume, dont les pages sont couvertes d'une encre jaunie par le temps. L'écriture est faite de pleins et déliés maladroitement dessinés à la plume d'oie. C'est une longue succession de brèves notes : « Chalimbaud Jeanne, du Péagier pour la femme en couches : voyage plus la délivrance opérée le 4 avril 1832... » C'est le journal de bord du Docteur Missoux, grimoire où le médecin marquait aussi bien les médications, que la liste de ses patients, ou les notes dues (et souvent rappelées !). Avec une patience de Bénédictin, Marie-Louise Pomel va, à travers ce manuscrit, unique document sauvé d'une succession disparue, redonner vie à ce praticien du siècle dernier. Les lacunes qui subsistent excitent notre imagination par rapport à ce personnage modeste, dont l'évocation prend des dimensions inattendues. À travers cette succession de notes, c'est toute une chronique de la vie rurale en Auvergne, au siècle dernier, qui se dessine. Marie-Louise Pomel arrache à l'oubli cet étonnant portrait provincial du médecin de campagne d'il y a cent cinquante ans !
Jeanne Lafargue est née aux Barthes (Tarn-et-Garonne), le 21 mars 1879. Brillante élève au Lycée de jeunes filles de Montauban de 1890 à 1897. Assistante de français en Allemagne durant quatre années, puis en Pologne, à Cracovie ; étudiante à la Faculté des lettres de Toulouse en 1904 ; suppléante à l'école primaire de Sainte-Sabine (commune de Saint-Antonin-Noble-Val) en 1905 : c'est là que prit naissance l'idée de son livre ; professeure certifiée d'allemand, elle enseigna jusqu'en 1935 dans l'Éducation nationale ; elle est morte en 1943, à Paris, et a été inhumée en 1946 à Sainte-Sabine, selon ses désirs.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.