Éditions Libre expression
Plongez dans Vi, le roman poignant de Kim Thúy, où l'exil vietnamien et la quête d'identité s'entremêlent avec une écriture délicate et évocatrice. Une ode à la résilience et à la beauté des destins brisés, à découvrir en audiobook.
Dans une mine de Matagami, un homme retient huit otages après une transaction de drogue qui a mal tourné - trois membres d'un puissant cartel de trafiquants d'opium ont été assassinés. Seule personne à qui le preneur d'otages accepte de parler, Victor se rend sur les lieux à la demande de la GRC, mais rien ne se passe comme prévu. Avec Jacinthe, il se retrouve catapulté sur les traces de l'auteur du triple meurtre. Les deux enquêteurs du SPVM ne sont toutefois pas les seuls à ses trousses ; des hommes de main du cartel le cherchent également sans relâche dans l'espoir de venger les leurs, mais surtout de récupérer la mallette qui était menottée au poignet de l'une des victimes. Chasse à l'homme effrénée en plein blizzard sur les routes enneigées du Nord-du-Québec, cette sixième enquête de Victor Lessard le plongera au coeur des préoccupations d'un monde en perte de repères et lui offrira l'occasion de réaffirmer le caractère indéfectible de son amitié pour Jacinthe au moment où ils ont le plus besoin l'un de l'autre.
« J'ai regardé l'enfant dans le miroir. Un garçon torse nu, maigre, triste me faisait maintenant face. Ce garçon a enfilé les vêtements de petit-frère-sent-bon et a pris une grande réserve de respiration. Ce garçon a effleuré sa tête, piquante et dense, de sa main. J'étais d'accord pour être ce garçon. » Une jeune fille vit mal sa différence, différence à laquelle sa famille refuse de donner un nom. Percevant que ses mots et ses actions font mal aux autres, elle décide de fuguer, de s'enfermer dans le mutisme, de prendre le temps d'explorer qui elle pourrait être si on ne lui imposait pas autant de limites. La solitude de l'enfant au cerveau autiste, sa quête d'être elle-même, sa façon de voir les humains et les choses, dans ses mots.
« Le récit de ma vie, je vais le débuter par laquelle de mes histoires improbables ? Peu importe, je sais que vous ne me croirez pas. Mais rassurez-vous, ce ne sera pas la première fois que des gens ne me croient pas. Et je peux les comprendre. Moi-même, des fois, j'en reviens juste pas. De la rencontre de mes parents à encore hier, ma vie est faite d'anecdotes improbables que les gens ne croient pas. D'ailleurs, justement, à propos d'hier, il faut que je vous raconte comment j'aurais pu mourir lors d'une simple balade bucolique dans les Calanques. » Dans ce récit aussi drôle qu'intime, Olivier Loubry nous offre un regard privilégié sur des facettes de sa vie méconnues du public. Un ouvrage qui se lit comme un roman, où une anecdote cocasse n'attend pas l'autre, par un auteur sympathique et attachant.
En 1893, à Saint-Jean-de-Matha, Émiliana Cyr, la fille unique de Louis Cyr, l'homme le plus fort de tous les temps, a six ans. Grâce à la force héritée de son père, que l'on prétend être un don de Dieu, elle marque son époque, présentée sur toutes les scènes comme l'enfant prodige du xixe siècle. En 1917, Émiliana Cyr devient l'héritière de la fortune de son père. Dès lors, sa vie, marquée par la convoitise, la cupidité, la violence et la trahison de son mari, le Dr Zénon-Maxime Aumont, se transforme en tragédie, jusqu'à ce que s'ouvrent pour elle les portes de l'asile Saint-Jean-de-Dieu de Montréal. Fruit d'une enquête minutieuse, ce roman redonne voix et dignité à une femme dont l'histoire, longtemps réduite au silence, révèle un destin aussi exceptionnel que dramatique.
"Coup sur coup, les membres de l'Escouade Cerbère sont confrontés à des enquêtes qui les troublent profondément. D'abord sur le plan personnel quand, quatre ans après la mort de la soeur du sergent Renaud Magloire, de nouvelles révélations font vaciller les certitudes sur le meurtre de Marilou. L'affaire Magloire n'était-elle que la pointe d'un iceberg ? Puis un dossier délicat aux rebondissements tragiques, la disparition de la jeune Faduna Hussein Ali, garde l'escouade en haleine jusqu'à son dénouement. Face à ces enquêtes entremêlées, une question obsédante s'impose : quel sort notre société réserve-t-elle aux femmes ?"
« Il y a une croix au-dessus de ma tête et je la fixe avec toute la hargne qui m'habite. La fille dans le lit d'à côté gémit comme une vache qui met bas. C'est ce que nous sommes. Des truies, des vaches, des sales, des indignes. Je me suis juré qu'aucun son ne sortirait de ma bouche. Je ne leur donnerai pas le plaisir de m'entendre souffrir. C'est ce qu'ils veulent, qu'on souffre. Dans ce vaste dortoir, nous accouchons. Je suis une fille-mère. Je m'appelle Marie. Comme la Vierge. » Montréal, 1960. À l'aube de la Révolution tranquille, Marie, quatorze ans, découvre qu'un enfant grandit en elle. Elle est envoyée dans un couvent, loin de la honte, où l'on estime qu'elle doit payer pour sa faute. Dépossédée de son identité, on lui arrache son nom, sa dignité, puis son bébé. Elle passera le reste de sa vie à tenter de guérir de lui. Inspirée d'une histoire vécue - de tant d'histoires, en réalité -, Ingrid Falaise met en lumière un pan sombre du passé québécois, ressuscite des voix effacées et tend vers une guérison collective.
Lorsque le père de sa fille la quitte après vingt-cinq ans de vie commune, Laurence décide de tourner le dos au monde et de s'installer dans un vieux chalet sur le bord de la rivière des Mille-Îles. Un projet unanimement décrié par ses proches, mais Laurence n'a que faire de leurs commentaires : à 48 ans, elle considère qu'elle est libre de commettre ses propres erreurs et d'embrasser une saine solitude. Or la vie aura tôt fait de la rattraper, et Laurence va réaliser que ce ne sont pas seulement les rivières qui parfois débordent ; les femmes aussi, même celles qui s'étaient juré qu'elles n'avaient besoin de personne et que les grandes passions étaient loin derrière elles.
Rebecca Makonnen a toujours su que sa situation familiale était hors du commun. En fouillant ses origines, elle met pourtant au jour une histoire encore plus improbable. De secrets dévoilés en révélations inattendues, elle livre un récit déconstruit et troublant. Comme si on la suivait dans le passé, dans son sang, en temps réel. Un témoignage haletant et bouleversant, porté par une plume sensible, qui se lit comme un roman.
« Depuis cinq mille ans, l'inuktitut et le jappement des qimmiit résonnent dans le Nunavik. La vie y est cruelle. Mais c'est ce qui la rend belle. Précieuse. » Entre la taïga et la toundra, un jeune couple inuit du Nunavik se découvre et apprend à s'aimer. Accompagnés de leurs chiens, les qimmiit, Saullu et Ulaajuk parcourent un continent encore sauvage, tous libres et solidaires. Quelques décennies plus tard, une avocate est dépêchée sur la Côte-Nord pour défendre un meurtrier inuk dont les victimes sont d'anciens policiers de la Sécurité du Québec. Sa quête de justice l'emmènera au-delà de ce qu'elle avait imaginé. Roman vérité, Qimmik raconte l'histoire d'un territoire majestueux que les gouvernements ont voulu soumettre, lui et ceux qui l'habitent. Quel qu'en soit le prix.
Un drame est évité de justesse à la maison de naissance Grande Ourse. Céleste, la sage-femme présente cette nuit-là, perd pied. Elle ne se doute pas que cet événement bouleversera non seulement sa vie, mais aussi celle de tous ceux qu'elle aime. Dans ce roman naviguant entre présent et passé, le destin de trois sages-femmes et d'une Algérienne sans papiers s'entrelace en laissant une marque indélébile dans le parcours de chacune. Amel s'expatrie pour rejoindre son amoureux. Isabelle peine à quitter un mariage qui ne lui convient plus. Margot entame la plus grande bataille de sa vie. Et Céleste décide d'assumer pleinement son statut d'insoumise. De Montréal à Alger, les voix de ces femmes résonnent avec violence, tendresse et authenticité.
Lorsque des morts violentes s'accumulent dans les régions de Québec et de Charlevoix, Guillaume Volta fait appel à Frédérique Santinelli, professeure de littérature, pour l'aider à décrypter un texte légué par une des victimes des « Meurtres de l'Aube ». Étrangement, les assassinats semblent inspirés d'oeuvres d'auteurs ayant fait partie de l'Ordre hermétique de l'Aube dorée, une organisation occultiste dirigée par le controversé Aleister Crowley, perçu par l'Église comme le diable en personne. L'enquête mènera l'équipe jusqu'à découvrir que les Meurtres de l'Aube ont couvé dans l'ignorance, la colère et la frustration dues à des enseignements dignes d'un autre temps. Pour ajouter au trouble suscité par l'enquête, Santinelli doit apprivoiser ses propres démons. Victime d'événements graves dans sa jeunesse, elle a consenti à l'époque à recevoir un traitement expérimental qui a raflé les souvenirs de ses dix-huit premières années. Or, l'enquête à laquelle elle contribue a pour effet d'éveiller sa curiosité quant à ce qui se cache dans l'obscurité de son passé...
« Se brosser les dents. Un rose sur le miroir de la salle de bain. Barrer la porte. Celui-là est vert. Des Post-it. De toutes les couleurs. Pour ne rien oublier. Pour faire comme si. » Une mère partie en voyage, un père qui n'a fait que passer, Simone et Léo se retrouvent seuls. À quinze et dix ans, ils font le choix de faire comme si. Comme si tout allait bien. Sans rien dire, au cas où un adulte aurait la bonne idée de s'en mêler. Et de les séparer. Avec sa plume brève et sensible, Pascale Wilhelmy nous emmène dans l'univers de deux enfants devenus grands. Beaucoup trop tôt.
Des coups de feu ont été tirés chez Claire ! Confrontées à un drame terrible, comment réagiront les membres du Club des dames d'argent ? Vous le saurez en lisant la suite de l'histoire de vos huit lectrices sexagénaires, placées face à un événement bouleversant qui brisera l'équilibre du groupe et ramènera les héroïnes à la réalité de la vie post-pandémie ainsi qu'à celle de l'implacable finalité de l'existence. Le roman raconte les amitiés touchantes entre ces femmes, dans leur quête de bonheur et de vérité. Comme dans les tomes précédents, chaque chapitre évolue autour d'un livre au programme du club de lecture des dames, nourrissant conversations et réflexions en lien avec le récit.
Qui était l'homme derrière le numéro 3 ?Pourquoi le retrait de son chandail est-il devenu un devoir de mémoire ? Émile « Butch » Bouchard, l'un des meilleurs défenseurs de la LNH et le premier capitaine francophone du Canadien de Montréal à s'imposer à ce titre, est un personnage iconique : joueur chevronné, certes, mais aussi apiculteur, homme d'affaires, restaurateur célèbre, père de famille et bon citoyen.Son histoire, c'est aussi celle des années 1920 à 1980, du CH et de la LNH, de l'impact de la Seconde Guerre mondiale sur le pays, de la Grande Noirceur, des débuts de la télévision et de la Révolution tranquille. À travers le prisme du sport national et de l'un de ses héros, c'est le Québec qu'on voit à l'ère de ses grandes transformations.Cette biographie fascinante, fruit de nombreuses recherches et entrevues, replongera les partisans dans l'époque où tous les espoirs étaient permis. À travers le prisme du sport national et de l'un de ses héros, c'est le Québec qu'on voit à l'ère de ses grandes transformations. Cette biographie fascinante, fruit de nombreuses recherches et entrevues, replongera les partisans dans l'époque où tous les espoirs étaient permis.
La troisième et dernière partie de Fanette : la suite replonge les lectrices et les lecteurs dans des intrigues passionnantes où l'amour, les conflits et les mystères abondent, sous la plume d'une grande écrivaine. Ne pouvant exercer sa profession de journaliste tant que son mari est au pouvoir, Fanette s'engage dans le Cercle des femmes pour le progrès, alors que le Québec se transforme au gré des premiers pas du féminisme et des mouvements ouvriers. Marie-Rosalie, sa fille aînée, se retrouve seule à Paris, sans ressources financières, et décide de se présenter au Conservatoire de musique. De son côté, Madeleine Portelance, craignant d'être accusée du meurtre de son ancien amant, prend la fuite en France avec sa compagne. Échapperont-elles au redoutable chef de police Georges Duchesne ? À la Jeune-Lorette, les fantômes du passé refont surface, bouleversant l'existence jusque-là paisible d'Amanda.
Professeure de scénarisation, auteure et scénariste depuis plus de trente ans, Dominique Drouin a fait ses classes aux côtés de sa grand-mère, Mia Riddez, en scénarisant avec elle Terre humaine et Le Grand Remous. Depuis, elle a prêté sa plume à plusieurs projets télévisuels : L''Échappée, Parents malgré tout, Ramdam et Watatatow. À partir de 2014, elle a publié la saga De mères en filles, chez Libre Expression. Ont suivi, aux Éditions de l''Homme, les romans Julie, Hélène, Réjanne, Alicia, Marie-Pier et Ingrid, compléments à la série télévisée Yamaska, écrits avec Anne Boyer.
« Je repère le cercueil de mon père. Il y a plein de fleurs autour. Tout laisse penser que Roland avait une vie beaucoup plus remplie que je ne le croyais. » Patrick a perdu sa mère à six ans. Son père, lui, il a pu le voir quelques fois le temps d'une pizza et d'un cream soda au resto du coin. Puis celui-ci a disparu. « Il est aux îles Moukmouk », lui disait sa grand-mère. Pourtant, il ne se trouvait qu'à quelques rues. Le quartier Rosemont était le décor d'un grand théâtre oscillant entre vaudeville et tragédie grecque. Une oeuvre dans laquelle se croisaient et s'entrecroisaient trois femmes et une dizaine d'enfants. Roland D. menait une double vie, et même une triple vie. Mon père aux îles Moukmouk, c'est le récit surprenant d'un orphelin dans la trentaine qui voit un jour débarquer dans sa vie une famille se déballant en format Costco.
« L'air du square Cabot ne dégage aucune senteur. Pourtant, le vent l'a porté sur des milliers de kilomètres à travers Nitassinan. Il a traversé des forêts et des centaines de lacs et de rivières, mais il n'en a rien gardé. » Élie Mestenapeo sort de prison après avoir purgé sa peine pour le meurtre de son père, un homme alcoolique et violent. Sa communauté innue de Nutashkuan l'a banni. Il débarque à Montréal et se retrouve très vite dans la rue. Il y croisera des personnes d'autres nations, Inuit, Cris, Atikamekw, venues comme lui s'échouer dans la métropole, et il fera des rencontres déterminantes, qui l'aideront à se reconstruire. Tiohtiá:ke, c'est aussi la réalité de tous ces Autochtones qui se regroupent dans les villes pour reformer la communauté qu'ils ont perdue. La seule chance de s'en sortir réside parfois dans l'attachement à des valeurs plus grandes que soi.
Soixantenaires et solidaires ! En novembre 2017, trente ans après avoir quitté le club de lecture de la bibliothèque municipale de Rosemère, huit femmes au tournant de la soixantaine se retrouvent par le biais de Facebook et reprennent les activités du cercle. À la suite de ces retrouvailles, elles se penchent sur des livres portant sur la psychologie positive, qui seront la bougie d'allumage pour amener des conversations et des réflexions autour de leurs vies, de leurs accomplissements, de leurs échecs, de leurs désirs, et surtout pour apporter des changements à leur existence. Si bien qu'en mars 2020, après quinze ouvrages discutés, elles s'installent dans un immeuble en copropriété afin de s'entraider, de se tenir compagnie et de mieux vieillir. Premier opus d'une trilogie, dont le deuxième tome se déroule en pleine pandémie
Gilles, vingt-neuf ans, se retrouve amoché dans le Montréal d'après la pandémie : il a perdu son travail de guide touristique, sa copine et son logement. En désespoir de cause, il se réfugie chez son grand-père Henri, qui possède une ferme en Estrie. Très réticent au départ, le citadin prendra peu à peu goût à la vie à la campagne et à la tâche quotidienne que lui confie son grand-père : promener les chèvres. Cet été-là, une flopée de personnages venus d'un peu partout voudront faire route avec cet étrange promeneur de chèvres. Tous ces êtres, tantôt angoissés, tristes, avec un bagage lourd, tantôt amoureux de la vie, rieurs et bienveillants, pimenteront l'existence de Gilles. Le jeune homme changera l'univers des gens qui l'accompagnent, et il sera transformé à son tour.
Le retour de l'héroïne irlandaise qui a captivé les lecteurs, sous la plume évocatrice d'une grande écrivaine. Grâce à son ancienne belle-mère, Fanette a l'occasion de diriger les destinées d'un journal à grand tirage. On assiste également à Paris à ses retrouvailles bouleversantes avec Marie-Rosalie, qui cache un lourd secret. Fanette est déchirée entre son désir d'arracher sa fille aux griffes de Lucien Latourelle et celui d'être auprès de sa mère, Emma, laquelle se remet difficilement de ses ennuis de santé. Madeleine Portelance et sa compagne Clara sont soupçonnées du meurtre de Maurice Loiselle, leur maître chanteur. Réussiront-elles à échapper au redoutable chef de police Georges Duchesne, convaincu de leur culpabilité ? Et quels sont les desseins du fils présumé du Lumber Lord, qui fait irruption dans la vie d'Amanda ?
Le retour de l'héroïne irlandaise qui a captivé les lecteurs, sous la plume évocatrice d'une grande écrivaine. Montréal, 1878. On retrouve Fanette, heureuse avec son époux, Julien, et ses trois enfants. Elle doit cependant se résoudre à abandonner le journal qu'elle a fondé, faute d'abonnés. Son rival de toujours, Lucien Latourelle, la tenant responsable de sa déchéance, sème la pagaille au sein de la famille en se rapprochant de Marie- Rosalie, la fille aînée de Fanette, qui rêve de devenir pianiste de concert. Son fils, Hugo, victime d'intimidation au collège, se prend d'une amitié fusionnelle avec un camarade, au grand dam du directeur. De son côté, Madeleine Portelance, la tante de Fanette, entretient de bonnes relations avec son fils retrouvé, Guillaume, ainsi qu'avec sa charmante bru et ses petits-enfants, mais tout va basculer le jour où un mystérieux maître chanteur fera irruption dans sa vie...
Le plaisir d'être dans un train. Vase clos. Être assise et regarder passer la vie. Être à table et manger avec des gens qui ont des vies intéressantes. En être gavée. Je savais qu'il y aurait là une riche pépinière d'âmes. J'ai été gâtée. Au cours d'un voyage en train à travers le Canada, l'écrivaine Arlette Cousture a imaginé dix histoires, une par province, la plupart presque vraies, qui s'entremêlent parfois. Des femmes et des hommes se croisent, transportant leurs espoirs et leurs déceptions, se confient ou rêvassent, se reconnaissent ou se rencontrent. Tous ont un désir éperdu d'être vus, aimés, compris, consolés.
« Si ta job, c'était de faire du pain, je pourrais comprendre que t'aies pas vu de problème à recommencer le travail. Mais là, ton domaine, c'est la relation d'aide. Et t'es en état d'aider personne. T'es revenu trop tôt, pis là, c'est tout le monde qui paie pour ça, y compris toi ! Pensais-tu que je resterais en congé pendant un an ? Que je gratterais mes petits bobos assez longtemps pour qu'ils recommencent à saigner ? Tes bobos ont jamais arrêté de saigner ! Tu trempes dans une flaque de sang. » De retour au travail après un choc dans sa vie personnelle, un psychologue est confronté à deux clients qui lui font revivre des éléments douloureux de sa propre histoire. Jusqu'où ira-t-il pour tenter de réparer le passé ?
"Je suis ici parce que je suis tanné de moi et des gars comme moi qui se pensent supérieurs aux femmes et qui sont contrôlants. Parfois violents." Laurent, accusé d'agression sexuelle par Léa, son ex-amoureuse, est en attente des procédures judiciaires. Depuis un an, l'eau a coulé sous les ponts et Laurent a peu à peu compris ses torts, pourtant il refuse encore le terme « viol » accolé à son agression. Il souhaite changer, devenir un meilleur homme, sans savoir comment. Sa rencontre avec Sébastien, qui dirige un petit groupe de parole et d'écoute entre hommes, l'aidera à atteindre son but. Son cheminement apportera aussi de grandes réflexions chez ses parents, Julie et Paul. Laurent voudrait bien reconquérir sa Léa. Mais la route ne sera pas de tout repos.
« Comment toi, le meilleur, le plus doux, le plus tendre, le plus respectueux des hommes, as-tu pu agresser ta blonde ? Je ne comprends pas. » Un viol ordinaire est l'histoire de Laurent, un homme normal, qui un soir oblige Léa, sa blonde, à faire quelque chose qu'elle ne veut pas. Ce geste, ce viol ordinaire, ébranle la vie de la famille. Julie, la mère, a besoin de comprendre pourquoi son fils chéri a dépassé les limites. Paul, le père, bien ancré dans ses opinions, n'en démord pas : « Un gars, c'est un gars. » Quant à Léa, elle est prête à perdre l'homme qu'elle aime pour un monde plus juste.
Quelques mois après la disparition du caïd Sir Chuck, Antoine Aubin se trouve impliqué malgré lui dans l'histoire d'un psychopathe en phase terminale qui veut partir avant de subir son procès pour meurtre. Avec l'assistance du lieutenant-détective Donald McGraw, Antoine tente d'empêcher le monstre d'arriver à ses fins. Pour le policier, une enquête prend une drôle de tournure : un tueur - probablement en série - s'en donne à coeur joie en assassinant des criminalistes de manière très très créative. McGraw et Antoine devront faire équipe en jouant avec la vie, la mort, les bons et les méchants... encore une fois. Un polar captivant où s'entremêlent des enquêtes policières fébriles, un serial killer, des avocats de la défense à la morale élastique, de l'humour et bien sûr... un civil indigné.
Depuis qu'un drame immense l'a frappé, Antoine ne supporte plus les injustices. Il lit les journaux, comme tout le monde, mais ça ne passe plus. Selon lui, les ordures s'en sortent. Presque toujours. Ce sont les gens bien qui perdent. Si seulement, juste une fois, il pouvait rectifier le pointage entre les bons et les salopards. Faire gagner les gentils. Bêtement. Un soir, l'occasion se présente bien malgré lui : il sauve la vie du plus gros caïd de Montréal. Un homme puissant, un psychopathe. Pour rembourser sa « dette d'honneur », Sir Chuck fait cadeau à Antoine de... cinq morts. Celui-ci est donc dans l'obligation de lui remettre le nom de cinq personnes qui doivent mourir. Bien sûr, c'est une offre qu'il « ne peut pas refuser... ».
"« La vie nous réserve parfois de belles surprises... » À trente-neuf ans, Louis-Philippe Rousseau mène une existence étourdissante : 5 à 7 dans les bars branchés du centre-ville, liaisons avec de jeunes femmes qu'il tente d'impressionner avec ses habits griffés et son luxueux loft, surentraînement au gym... Serait-ce pour oublier tout ce qui lui pèse ? Son travail d'avocat spécialisé en litiges est certes payant, mais peu louable. Il a le sentiment d'avoir échoué dans son rôle de père, et sa mère semble déçue de ses choix de vie. En pleine remise en question, il rencontre une femme qui ne correspond pas à ses standards. Pourtant, il est fasciné par sa force et sa résilience... jusqu'à en être profondément bouleversé. Serait-ce ça, le véritable amour ? Une chose est certaine, avec elle, il se sent totalement vivant. Mais le passé qui les unit pourrait rendre leur histoire impossible..."
« Un jour, tu te lèves, et ton destin prend une tournure inattendue. Ta petite vie ordinaire est soudain plongée au coeur d'un tourbillon dont la beauté insoupçonnable et la puissance amoureuse t'étaient étrangères. Tu n'es plus seule. Ton île, que tu croyais déserte, est peuplée. »
« Si je peux aider des femmes qui ont vécu comme moi le coeur serré toute leur vie, j'aurai fait oeuvre utile à ma petite échelle. » À l'aube de ses soixante-dix ans, la journaliste Jocelyne Cazin admet ouvertement : « La vie a été bonne pour moi, mais je n'ai pas toujours été bonne pour moi. » Dans Ma véritable identité, elle évoque avec une sincérité surprenante des événements et des épreuves qui ont marqué son existence et sur lesquels elle porte une touchante réflexion. L'histoire de cette communicatrice légendaire permettra de mieux saisir la réalité de bien des femmes de sa génération : travailleuse acharnée et féministe, elle s'est tournée vers des relations amoureuses féminines par dépit quand les deux hommes les plus importants de sa vie l'ont rejetée. Ses multiples abus auraient pu la mener sur des chemins chaotiques, mais sa détermination a eu raison de ses mauvais pas. Pour la première fois, elle accepte de lever le voile sur son parcours étonnant, tumultueux, mais combien riche !