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Antoine Luethi, pianiste virtuose, s’apprête à relever un défi inouï : jouer l’intégrale de Chopin sans partition dans vingt-huit pays. Mais quand la pression monte, le doute s’installe. *La musique vous aime, Antoine...
Quand Stéphane, la trentaine, découvre qu’il a été adopté, son existence bascule. De Versailles au Massif central, sa quête de vérité l’entraîne sur les traces d’un passé familial enfoui.
L'histoire qui va vous être relatée ressemble à un conte, pourtant elle est authentique ! Tout commence le jour où Loupio, un cheval de race comtoise, est acheté pour entreprendre un long périple avec ses nouveaux propriétaires : Amit, l'israélien, sa femme Aude, et Annabelle, leur petite fille. Le jeune cheval, triste de quitter la région du Jura où il vivait paisiblement jusqu'ici, ne comprend pas tout de suite ce qui l'attend. La petite famille a en effet pour projet de porter un message de paix depuis la France jusqu'à Jérusalem à bord d'une roulotte, et c'est à Loupio que revient la lourde charge de tirer cette dernière. Au fil des saisons, et au pas du cheval, un voyage des plus extraordinaires les attend au rythme des paysages et des nouveaux pays traversés ; une pérégrination riche de belles rencontres, d'aventures, d'échanges, et parfois d'obstacles inattendus que les passagers de la Roulotte pour la paix apprendront à surmonter tous ensemble. Un livre pour la jeunesse mais qui convient à tous les âges, une histoire vraie, presque intemporelle, pleine d'espérance, et d'une grande sensibilité, racontée par Loupio, un cheval attachant, à l'humour facétieux, et très courageux. Cette odyssée pacifiste entreprise par Amit et sa famille a duré réellement près de deux ans. Elle a reçu en son temps un certain écho médiatique tant la Roulotte pour la paix a suscité curiosité et intérêt partout où elle passait, y compris à leur arrivée en 2005 à Jérusalem, après avoir traversé Israël et les territoires de l'Autorité palestinienne...
Après son dernier atterrissage professionnel, Marie-Stéphane Vaugien ressent le besoin de nous faire partager son expérience. Avoir eu la chance de rencontrer l'homme, la femme, l'enfant de tous les continents ; savourer le plaisir des destinations lointaines, découvrir, s'enrichir de mille langues, mille saveurs, autant d'odeurs et musiques, un foisonnement de cultures et de paysages envoûtants. Mais aussi, souvent, côtoyer sous toutes les latitudes, parfois même toucher du doigt, voir ou entendre, la misère universelle, la bêtise humaine, les catastrophes naturelles, les conflits armés, la souffrance... Et tout cela, trop brièvement entre deux vols. Le métier d'hôtesse de l'air, c'est, de plus, passer sa vie à parcourir lemonde sans pouvoir jamais véritablement l'embrasser. Une vie toujours ailleurs sans être jamais vraiment là, sans avoir le temps de bâtir un foyer, de construire son « sweet home » au bord du fleuve. Une vie de paraître où l'on doit sans cesse rassurer les voyageurs, mais où vous trouvez bien peu de monde à qui vous confier. Une vie de sacs et de ressacs dans l'océan du ciel avec souvent comme seuls bagages plusieurs heures de décalage horaire et une courte nuit d'hôtel. Une vie qui vous donne quelques fois le vertige de l'être. Dans cet ouvrage, loin du cliché, et de l'image d'Épinal que nous nous faisons du métier d'hôtesse de l'air, Marie-Stéphane Vaugien nous fait partager sa vie nomade par petites touches, d'une destination à l'autre, d'une rencontre à l'autre, nous fait visiter les coulisses d'une profession aussi mal connue qu'exigeante, avec tact et humanité. Bienvenue à bord !
Dernier jour pour La fabrique à histoires, librairie de quartier où Victor et ses clients partagent bien plus que des livres.
Irusz, jeune garçon de 12 ans, vit dans une maison bourgeoise avec pour seule compagnie une gouvernante acariâtre et un serviteur muet. Son père, « Monsieur » le comte Philippe de Valvert, ne vient le voir que deux fois par an. Et même si le jeune garçon en souffre, il n'en dit rien. Irusz trouve l'affection qui lui manque à l'extérieur de chez lui chaque fois qu'il fait le mur pour rejoindre Étoile, la jument de « la fée Viviane ». Mais, exaspéré par une éducation trop stricte et trop solitaire, Irusz n'a plus qu'un objectif : fuir pour retrouver son père et découvrir enfin le monde. Par une nuit pluvieuse, usant de stratagèmes, Irusz quitte définitivement sa prison d'enfance avec Oum, le double-poney offert quelques semaines auparavant par « Monsieur » pour son anniversaire. Il compte se réfugier dans un premier temps chez la seule personne adulte qui le comprend vraiment, mais la maison de Viviane et le box d'Étoile sont vides de tout occupant depuis plusieurs jours... La Jument de Lune est une histoire plus vraie que nature où le cheval est omniprésent. Car c'est bien lui, sous ses multiples identités - Étoile, Ksar, Oum, Recto et Verso, Rêve d'Or, Frivole, Pierre de Lune... -, qui, au fil des pages, réconforte, encourage, embellit, rapproche, et « répare » même, tous les personnages attachants de ce récit. Inutile de préciser que l'auteure est passionnée par l'élevage et le dressage des chevaux, et qu'elle sait nous transmettre cet amour dans le crin finement peigné de ses chapitres.
Années 1949-1950, l'armée française s'essouffle en Indochine. Le gouvernement y envoie des renforts par bateau depuis Marseille. Jean Duchemin, jeune lieutenant, et résistant de la dernière guerre, s'est engagé pour défendre la liberté et l'avenir de la France. Grâce au journal de Jean, et aux lettres qu'il échange avec Jeanne, son épouse, nous suivons cette expédition militaire sur le pont du Skogum, dans les langueurs de Diego Suarez à Madagascar, lors du débarquement des troupes à Haiphong, puis à travers l'érosion violente des positions françaises face aux troupes de Ho Chi Minh. Nous découvrons aussi avec émotion la dureté, la fidélité et la beauté d'un amour par correspondance. Deux générations ont passé et toute cette histoire aurait été oubliée si un jour l'un des petits-fils n'avait retrouvé le journal et les lettres dans un tiroir du bureau de sa grand-mère... Peut-être allait-il enfin lever le secret de ce grand-père Jean ? Ce grand « Absent » des discussions familiales, cet officier disparu en 1950 sur la RC4, la route qui mène de Cao Bang à Lang Son, là-bas, si loin, en Indochine ? Peut-être allait-il aussi pouvoir percer le mystère de l'autre Jean, Jean Lefrand, son deuxième grand-père, que Jeanne épousa en secondes noces ? Sur fond de guerre coloniale, les deux acteurs sous-jacents de ce roman ont pour nom le temps et l'éloignement. Ces deux réalités qui enfantent l'inquiétude, le manque, l'absence, le doute, le drame et parfois même l'oubli. Heureusement les écrits restent et nous permettent, par la plume captivante et l'humanité communicative de l'auteur, de dépasser la fiction et de renouer avec l'émotion de nos secrets de famille, les vrais ou faux héros, l'impériosité pour chaque génération de connaître l'histoire de la précédente. Reconnaissons que nous avons toutes et tous un « Absent » dans nos arbres généalogiques, comme nous le rappelle si bien ce récit dont chaque page est une lettre adressée, en poste-restante, à notre mémoire collective...
Ces treize nouvelles ont pour toile de fond la guerre d'Espagne qui, comme toute tragédie, parcourt les générations à la manière d'une rivière souterraine. Les souffrances, les humiliations, les déchirures hanteront à tout jamais les descendants et les portés disparus. À moins que les langues ne se délient. À moins que les trous sombres de la mémoire, creusés par l'oubli et le silence des survivants, ne soient comblés. À moins que les fantômes de cette guerre ne puissent être entendus pour enfin retrouver la paix. C'est ce que tentera de faire, un peu malgré elle, Ana. Un personnage attachant que l'on suivra dans plusieurs de ces courts récits, contrainte de côtoyer les ombres d'un passé qui ne lui appartient pas, mais qui la ronge. Les nouvelles, réunies dans ce recueil, s'inspirent très librement des histoires racontées dans le cadre familial de l'auteur. Toutefois, ces textes se basent sur des faits réels et témoignent à leur manière d'un passé douloureux que l'auteur souhaite transmettre pour que « la mémoire des hommes libres » ne sombre pas dans l'oubli. Éternelle Espagne n'est ni vraiment un recueil de nouvelles au sens classique du terme, ni un roman historique, ni tout à fait un témoignage, ou une autobiographie. Cet ouvrage est le fruit d'un long chemin d'interrogations ; des lignes de texte qui essayent de recoudre une vieille blessure avec un fil de mots emplis de compassion et d'une force inébranlable pour s'autoriser à guérir du passé, à revivre, sans pour autant ne vouloir rien effacer !