FeniXX réédition numérique (CNRS)
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Le neutron : qui en a eu l'idée, qui l'a découvert, qui en a établi les principales propriétés ? À ces questions - simples en apparence - des réponses multiples existent. La découverte progressive du neutron, est une merveilleuse illustration des caractéristiques de la recherche scientifique, où l'inopiné peut se mêler à l'attendu. Cette découverte est replacée dans le contexte de l'effervescence scientifique des années 1930, qui suivit l'introduction révolutionnaire de la mécanique quantique. L'ouvrage décrit les travaux de Bothe, des Joliot-Curie et de Chadwick, qui aboutirent au neutron de façon imprévue. Une analyse historique permet de donner une interprétation nouvelle à l'hypothèse suggérée alors par les Joliot-Curie. Un choix de textes de l'époque aidera le lecteur à revivre cette histoire passionnante.
La variation dans la langue, en France, du XVIe au XIXe siècle, est présentée à partir des graphies et orthographes de parlers d'Oïl, des variations sociolinguistiques, et du traitement du L mouillé. Ces travaux font apparaître toute la richesse de la variation linguistique, à la fois historique et géographique, et montrent combien cette variation, loin d'être due à des tentatives langagières isolées et sans lendemain, appartient au système de la langue, lui-même tributaire des tendances et des incertitudes de parole de tout locuteur, et de toutes les époques.
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Avec l'entrée massive - dans l'enseignement secondaire - des enfants qui, jusque-là, en étaient tenus à l'écart, la réflexion sur l'École s'est déplacée des inégalités d'accès vers le fonctionnement de l'institution. L'échec scolaire de ces nouveaux venus, dans le secondaire, remet en question l'enseignement traditionnel, y compris celui du primaire. Qu'on ne s'attende pas à trouver, dans cet ouvrage - issu d'une rencontre de travail entre deux équipes de recherche en sociologie de l'éducation, l'une suisse, l'autre française - une reprise des analyses traditionnelles sur les facteurs responsables de « l'échec scolaire » de certains enfants. Les auteurs se sont plutôt attachés à renouveler les perspectives, et à orienter leurs recherches vers des domaines peu explorés : par exemple, la genèse de la notion même d'« échec scolaire », l'identification des acteurs qui déclarent lutter contre l'échec, l'analyse du curriculum scolaire réel, et des pratiques éducatives quotidiennes, l'élucidation des rapports entre la formation professionnelle et les processus de socialisation, etc. Un tel ouvrage peut alors éclairer les pratiques de tous ceux qui s'engagent dans la « lutte contre l'échec scolaire ».
1788-1794 : quelques années parmi les plus agitées, les plus étonnantes de l'histoire de la presse. La Révolution lance, à tous ceux qui poursuivent ou tentent l'aventure d'un journal, de multiples défis : il faut s'adapter, répondre à la pression de l'événement, à l'avidité et à la diversité d'un public nouveau, inventer des formes, des modes d'intervention politique... Une trentaine de spécialistes de la presse évoquent pour nous ce bouleversement majeur, qui secoue alors les ancêtres de nos médias.
Le destin des savoir-faire des métiers, est indissociable de celui des artisans qui, peu nombreux, connaissent encore aujourd'hui le tissage à bras, façonnent des brochés aux tonneaux, préparent le fil d'or dans des ateliers de guimperie, ou ennoblissent les tissus, en utilisant la technique de la moire à l'ancienne. L'artisan, dernier détenteur de savoir-faire anciens, évoluant dans l'atelier poussiéreux et encombré, dont les mains façonnent de somptueuses étoffes ou, par l'alchimie du rouet, transforme le trait d'or en lame scintillante, semble relever de l'imagerie d'Épinal. L'observation révèle une réalité plus complexe. Le côtoiement des hommes a orienté notre quête initiale. Fondée sur une problématique de la conservation, qui nous conviait à herboriser en terre de soierie - répertoriant gestes, machines et oeuvres - elle nous a conduit vers des territoires plus meubles, plus incertains, mais tout aussi riches de questions, ceux de la vie sociale et professionnelle de ces maîtres résistant encore quelques temps, souvent pour témoigner ou simplement pour l'amour de l'art, à la tentation d'un retirement bien légitime. Qui sont ces artisans, héritiers d'une longue tradition, dont l'avenir apparaît aujourd'hui incertain ? Quelles techniques, connues d'eux seuls, ont perduré malgré leur apparent anachronisme face aux impératifs de productivité et aux technologies modernes ? Dans ces pages, nous nous entretenons avec eux de leur vie de labeur parfois fastidieuse, jalonnée - presque rythmée - par les crises de la Fabrique.
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C'est un trait caractéristique de ce siècle, si l'on considère l'ensemble des littératures, que l'effort pour constituer une esthétique socialiste. Mais une esthétique socialiste est-elle seulement pensable ? Les deux termes de ce syntagme ne sont-ils pas hétérogènes ? C'est à cette question que s'efforce de répondre le présent essai. Plutôt que d'en traiter dans l'abstrait, Jean Pérus a choisi de l'étudier dans l'histoire du premier État où il s'est posé en termes d'exigence immédiate : l'Union soviétique ; à la limite de l'esthétique et du politique, il a tenté d'avancer dans l'élucidation des instruments de connaissance, que s'est donnés un art en devenir - bref de suivre les méandres d'une réflexion collective, au cours de laquelle le terme « socialiste » a fini par se constituer en catégorie esthétique. L'auteur a donné une attention particulière à la terminologie soviétique - ou d'origine soviétique - qui, du fait de l'emploi de termes de racine latine, est et a été - pour le lecteur français - une source de nombreux contre-sens et malentendus.
Cette étude de l'articulation du genou chez les Primates, montre que les surfaces articulaires fémorales et tibiales, ainsi que les ménisques, sont d'excellents indicateurs des divers modes de fonctionnement de cette articulation, en relation avec les divers comportements locomoteurs et posturaux observés chez ces animaux. Une grille d'analyse morpho-fonctionnelle du genou des Primates catarhiniens est établie, puis appliquée aux Hominidés fossiles, en particulier ceux de la période plio-pléistocène.
L'étude comparative de la scapula, de l'humérus et des extrémités proximales de l'ulna et du radius - chez des primates actuels (platyrhiniens et catarhiniens) et chez les Hominidés plio-pléistocènes - a permis de distinguer les genres Australopithecus et Homo. Alors que les pièces rapportées à Homo ressemblent à l'homme moderne, celles attribuées à Australopithecus présentent des caractères à la fois humains et proches des formes suspendues de primates. On peut donc se demander s'il n'existait pas, chez ces dernières, une forme particulière de suspension.
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