FeniXX réédition numérique (CTHS)
L'ensemble de ces contributions internationales dessine l'identité sociale et politique, la richesse culturelle, les multiples processus de gestion, de l'espace pyrénéen. « Copyright Electre »
Cette étude illustre, par la variété de ses dix-sept contributions, la richesse des aspects méthodologiques et problématiques du phénomène minier, ainsi que l'éclairage qu'il offre sur les sociétés néolithiques et chalcolithiques d'Europe occidentale. « Copyright Electre »
Ce volume rassemble des contributions présentées dans le cadre de la Commission d'Histoire de la Révolution française lors des 115e et 116e congrès nationaux des sociétés savantes (Avignon et Chambéry). En fonction des thèmes proposés à l'attention des chercheurs, l'ensemble présente une réelle unité autour d'un certain nombre de problèmes. On porte aujourd'hui une attention renforcée à la « redécouverte du politique » : la formation d'une classe politique, comme d'un nouveau corps d'administrateurs dans un cadre non seulement national mais local a particulièrement retenu l'attention des chercheurs. Prosopographies collectives, monographies fouillées dans un cadre régional, biographies de notables anciens ou promus par la Révolution apportent, à différents grossissements, une contribution à cette histoire qui est aussi une histoire sociale. On y perçoit les voies de l'apprentissage de la politique, de l'émergence d'une bureaucratie, et par là même de plusieurs aspects essentiels de l'entrée dans la modernité du XIXe siècle.
Vouée depuis des générations à l'industrie métallurgique, la Vallée de la Meuse, dans les Ardennes, est l'une de ces régions ouvrières dont la crise économique a détruit le système social. Ceux pour qui le tour est venu d'entrer dans la vie active se trouvent désormais devant le vide. Décrivant le fonctionnement quotidien de « stages » destinés aux jeunes sans formation ni emploi, l'auteur montre des adolescents tiraillés entre un milieu familial accroché à des réalités disparues et une institution chargée de les insérer dans une société qui n'a pas de place pour eux. On les retrouve, quelques années plus tard, essayant péniblement d'accéder à l'indispensable statut d'automobiliste ; entreprise chaotique, métaphore du passage à l'âge adulte. Rien n'est jamais acquis définitivement, l'incertitude est entrée dans la nature des choses. La seule certitude est que la vie est ici.
Un ensemble riche et varié, qui présente à la fois le résultat de recherches achevées et des approches méthodologiques, ouvrant des voies nouvelles grâce à l'informatique. Pour répartir cette vingtaine de communications, le choix d'un classement fut particulièrement difficile. Le critère géographique a été retenu comme répondant le mieux à la réalité du déroulement des séances du Congrès de Lyon. Et, après les problèmes généraux concernant : Révolution, Contre-Révolution et Fédéralisme, le lecteur trouvera les textes consacrés à Lyon et au Lyonnais, au Dauphiné, au Midi. On aurait pu aussi et l'équilibre des diverses parties eut été respecté, retenir un classement par thème : Fédéralisme, Approches méthodologiques en démographie, en histoire sociale, en histoire politique et en sociologie électorale. Auraient suivi les études de cas allant des biographies individuelles aux généalogies familiales, du récit de l'événement à l'appréhension des structures. Auraient clos l'ouvrage les images de la Révolution : insignes des officiers de justice et magasin aux accessoires de la fête révolutionnaire. À la veille de la célébration du bicentenaire, une riche moisson de communications qui s'inscrivent dans la tradition et s'ouvrent aussi à tous les aspects de la recherche.
Ce volume rassemble des contributions présentées aux 115e et 116e Congrès nationaux des Sociétés savantes. Ces textes ont été regroupés sous trois rubriques : économie, société, démographie ; armée, relations internationales ; culture et religion, qui correspondent aux grands axes développés à cette occasion. On y relèvera avec intérêt l'attention soutenue aux problèmes économiques et sociaux qui sont aujourd'hui injustement délaissés par ce champ de l'historiographie, l'importance du problème de la frontière, tel qu'il a été évoqué dans le cadre du Congrès de Chambéry et, enfin, l'importance des problèmes culturels et religieux dans les préoccupations des chercheurs actuels sur la Révolution française. Michel Vovelle
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Fondé sur une vaste documentation inédite provenant pour l'essentiel des archives des ateliers locaux et du Grand Orient de France, cet ouvrage retrace d'abord l'évolution de la Fraternité toulousaine depuis sa fondation en 1741 jusqu'à la Révolution, en soulignant notamment l'importance du courant mystique représenté par les titulaires des hauts grades et les disciples des théosophes Martines de Pasqually et Saint Martin. Une deuxième partie décrit les principaux aspects de la vie maçonnique et la dernière situe l'Ordre dans le mouvement des Lumières et discute son rôle dans la préparation de la Révolution, avant de suivre sa destinée pendant celle-ci.
C'est à la Méditerranée occidentale durant l'Antiquité que sont consacrés les quatorze textes composant ce volume. « Mare nostrum », tout à la fois source de nourriture, espace de navigation, lieu d'échanges, est ici au centre de réflexions dont l'un des objectifs est de proposer, à travers l'apport privilégié des sources archéologiques, une autre lecture de la « Méditerranée de l'histoire » qu'avait si brillamment évoquée Fernand Braudel. Techniques de pêche, établissements de salaisons de poissons, conditions et procédés de navigation, transports de tuiles, de marbres, d'amphores, de verres, construction navale : tels sont les thèmes abordés. Dans leur diversité et leur contenu particulier, chacune des contributions est une invitation à mieux comprendre cette Méditerranée antique aux horizons d'étude si riches.
À l'origine fête des jeunes filles à marier et des vieilles filles, la Sainte-Catherine appartient depuis plus d'un siècle à la culture festive des entreprises parisiennes. Le 25 novembre, la Sainte-Catherine se célèbre sur les lieux du travail féminin : dans les ateliers les couturières vénèrent leur sainte patronne, tandis que les employées ne manquent pas de coiffer d'un chapeau vert et jaune leur collègue catherinette, célibataire âgée de vingt-cinq ans à qui une dernière chance, dit-on, est donnée pour trouver un époux. L'évolution de l'emploi féminin conduit les femmes à partager ces célébrations avec leurs collègues masculins. Fête dans l'entreprise, elle est parfois devenue fête de l'entreprise. Dans tous les cas, la Sainte-Catherine est considérée comme un véritable acquis social que les salariés revendiquent. La permanence historique de la Sainte-Catherine en fait une « fête traditionnelle », mais ses aptitudes au changement lui permettent de s'inscrire dans le mouvement accéléré de la société. La fête n'ignore jamais son époque, elle s'enrichit des nouvelles formes du social et peut devenir enjeu du politique comme de l'économie.
Pionnier d'un autre regard géographique sur le paysage, publié pour la première fois en 1969, ce travail marquait les débuts d'une nouvelle sensibilité. Recherche écologique d'un « paradis perdu » ou étude minutieuse des processus scientifiques qui ont permis à l'homme de découvrir son environnement, affrontement de l'observation et de l'esprit de système des philosophes, naturalistes et géographes du XVIIIe siècle, ces pages nous permettent de cerner les pourquoi et les comment de la découverte de la montagne, de l'exploration du relief, de la minéralogie, de la glaciologie ainsi que de la botanique. Saussure, Dolomieu, Buache, Buffon, Ramond, les frères Deluc sont quelques-unes des figures qui se dégagent de ces découvertes ; explorateurs de la hauteur. Augmenté d'une nouvelle iconographie et d'une bibliographie des travaux récents sur le sujet, cet ouvrage permettra aux géographes, aux philosophes comme à tous les amoureux du XVIIIe siècle de retrouver une démarche de pensée et de devenir eux-mêmes pionniers d'une histoire : celle de la géographie.
En notre vingtième siècle finissant, la science et la littérature ont peu de lieux de rencontre. La lecture toujours assidue de Jules Verne et l'engouement pour les romans de science-fiction constituent pour beaucoup de nos contemporains les seules occasions de les voir se mêler l'une à l'autre. Les études réunies en cet ouvrage invitent à un parcours qui, du Moyen Âge à nos jours, s'arrête sur les moments privilégiés de rencontre tout en marquant les signes d'incompatibilité. Suivre les méandres de ces rapprochements et de ces prises de distance, c'est aussi retracer les étapes décisives qui ont jalonné l'histoire de la science comme celle de la littérature.
Ce volume rassemble des contributions originales sur histoire de l'industrie et des techniques en région lyonnaise, du Moyen Âge au XXe siècle. Dans la première partie, sont tour à tour analysés la législation en matière d'exploitation minière au Moyen Âge, l'histoire des mines métalliques en Lyonnais, l'évolution des fonderies de La Voulte, et l'aménagement de la vallée de la Semène. L'histoire du thermomètre dit de Lyon, l'élaboration d'un Art de l'imprimerie, l'apport des Lyonnais à l'histoire du ciment et du béton, et l'épopée que fut la pénétration automobile au Sahara, contée par Paul Berliet, constituent la seconde partie de ce volume.
Cet ouvrage traduit l'évolution des esprits dans le domaine des études sur le tourisme. Les inventaires et descriptions des stations avec leur capacité d'hébergement et leurs équipements sont du passé. L'intérêt des chercheurs porte aujourd'hui sur les méthodes d'analyse des phénomènes touristiques, et plus encore sur les rapports entre tourisme et environnement. Les recherches ne se concentrent plus exclusivement sur les zones et stations touristiques surfréquentées, mais se conçoivent dans le cadre d'un aménagement de l'ensemble des territoires. Cette perspective suppose une diversification de l'offre des activités et des loisirs qui ne sauraient se résumer au ski et à la baignade ; plusieurs intervenants ont exposé dans ce cadre des idées novatrices.
Explorez plus de deux siècles de recherches en géographie et en histoire à travers une bibliographie exhaustive.
À l'heure où la France qualifie juridiquement la traite négrière et l'esclavage de « crimes contre l'humanité », l'histoire de ces pratiques ne peut plus être ignorée. Au terme de l'année de commémoration du décret d'abolition signé en avril 1848 par Victor Schoelcher, ce volume offre un large panorama des recherches nouvelles sur l'histoire des sociétés esclavagistes : la place des femmes esclaves, la perception métropolitaine des réalités coloniales, l'essor du mouvement antiesclavagiste et des résistances ; une large place est consacrée à la collecte fine des traces laissées par l'esclavage dans la culture et le mode de vie, les comportements matrimoniaux, la transmission des patronymes, sans oublier son empreinte sur la formation politique des élites antillaises.
Le Vigneron Citoyen fait partie de ces livres rares qui donnent à sentir le climat social d'une région, à une époque de forte mutation. Ici, le cadre est le vignoble du Mâconnais et du Chalonnais, de l'instauration du suffrage universel en 1848 à la Première Guerre mondiale. L'auteur nous plonge au coeur de la vie de relations des villages, où s'invente peu à peu la modernité républicaine : les associations se multiplient, trouvent des formes nouvelles, reflètent les clivages locaux ; dans leur sillage s'affirme une vie municipale de plus en plus politique, bientôt marquée par le clivage gauche/droite, qui gagne le coeur de la société rurale. La matière de ce Vigneron Citoyen est foisonnante ; elle fournit à l'auteur des exemples nombreux, détaillés et parfois savoureux. À terme, elle permet de mieux comprendre la naissance d'une tradition politique régionale, ici ancrée à gauche. Le suffrage universel a donné aux paysans du Mâconnais et du Chalonnais l'occasion de substituer progressivement aux notables traditionnels une nouvelle classe d'intermédiaires politiques : médecins, négociants, commerçants, vignerons, etc., cette bourgeoisie rurale qui a fait les beaux jours de la Troisième République radicale.
L'un des problèmes suscités par le progrès de la recherche sur les provinces de l'Empire romain réside dans l'impossibilité de définir avec précision le statut d'un grand nombre d'agglomérations, dès lors qu'elles échappent aux catégories bien définies des municipes ou des colonies. Cette ignorance ne contrarie pas seulement le goût des archéologues pour la classification ; l'absence de taxinomie, dont on pourrait s'accommoder s'il s'agissait seulement de mettre un nom sur des séries, a en réalité des conséquences très graves puisqu'elle interdit toute tentative de modélisation. Nous avons donc cru utile de rassembler ceux des chercheurs, historiens et archéologues, qui au cours de ces dernières années, dépassant les clivages disciplinaires et épistémologiques traditionnels, ont contribué à faire progresser, par leurs découvertes ou leurs analyses, cette complexe problématique : le maillage du territoire par les agglomérations secondaires, la distance, de plus en plus fréquemment observée, entre la forme et la fonction dans de nombreux sites réputés « urbains », la nature exacte des sanctuaires dits suburbains ou ruraux sont quelques-unes des réflexions autour desquelles se sont articulés les travaux de ces journées aixoises. Le présent ouvrage s'efforce d'en restituer une image fidèle. P.G.
Chartres connaît au XVIIIe siècle un profond déclin : la population baisse, les activités textiles s'effondrent. La cohésion sociale, qui se faisait au XVIIe siècle autour du chapitre cathédrale, se remodèle contre lui, derrière la bourgeoisie des hommes de loi et des officiers. Les mentalités et les genres de vie changent profondément. Chartres passe à côté de l'expansion qui caractérise alors la plupart des autres cités du royaume, pour devenir une ville de petits rentiers et d'artisans, au rayonnement limité, vivant du travail de ses campagnes. Il faudra attendre la deuxième moitié du XXe siècle pour que la capitale du pays chartrain sorte enfin de son long engourdissement. De la « ville sainte », de la cité des chanoines et des rentiers, de la basse ville artisanale, des vignerons des faubourgs, il ne reste plus, pour se souvenir aujourd'hui, que les noms de certaines rues et de quelques quartiers, et, évidemment, indifférente aux bouleversements sociaux et économiques comme au temps qui passe, la cathédrale. Version considérablement allégée et remaniée d'une thèse de doctorat d'État rendue ainsi accessible aux non-spécialistes, cet ouvrage fait revivre avec finesse, chaleur et rigueur scientifique, un passé aujourd'hui révolu.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Des études sur le mouvement populaire de 1792 à l'an II. « Copyright Electre »