FeniXX réédition numérique (Éditions du vieux colombier)
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Dans "Idéal de Chef" et dans "Merci pour toute votre vie", le colonel Roger Malcor laissait déjà voir quelle image idéale de l'armée, et quelle haute conscience du rôle de chef, avaient été inspirées à sa génération. Son nouvel ouvrage, "Grandeur de l'Armée", développe ces idées-maîtresses. L'intérêt - et l'actualité - de ces pages, tient au fait que ce n'est pas dans l'euphorie de la résurrection d'Alger du 13 mai qu'elles ont été écrites, mais dans l'angoisse qui précéda ces heures. La souffrance de l'armée, incomprise, abandonnée, déçue, bafouée et menacée d'un nouveau Diên Biên Phu en Algérie, était douloureusement ressentie par tous ceux qui tiennent à ce grand Corps. L'auteur, se retournant vers son passé, a revécu les moments où, avec ses amis, il discutait de ce que devraient être les rapports entre l'État et l'Armée, de ce qu'étaient l'autorité, le don et le devoir du commandement. Dans ses souvenirs de lieutenant et de capitaine, il a retrouvé ce qui, par-dessus toutes les épreuves, fait la grandeur du métier de chef : l'action d'un homme sur d'autres hommes, pour l'amour d'une idée. Il ne présente pas une thèse. Il nous donne des récits vécus, retracés d'une plume alerte. L'idée s'en dégage avec une intensité souvent émouvante. Alors que le pays, humilié, aspire à retrouver sa fierté et à reprendre sa place dans le monde, cet appel, lancé à ceux qui, après parents et maîtres, ont durant deux ans le rôle moral de former des hommes pour la garde de la patrie, prend une singulière puissance. "Grandeur de l'armée" est un grand livre qui vient à son heure. Il sera lu non seulement par les officiers, mais par la troupe, et par tous ceux qui ont gardé le sens de la grandeur de la patrie.
Récit d'un itinéraire spirituel. Des enfances au pays d'Auvergne ; une carrière militaire brillante et mondaine ; une vie de Trappiste dans un monastère ignoré. Apparemment, une existence fort banale, en réalité, un charme croissant. À travers les anecdotes, la physionomie spirituelle de Frère Marie-Gabriel surgit peu à peu, profondément attachante : on découvre un religieux héroïquement détaché du monde et, tout à la fois, étonnamment humain. Le secret du paradoxe ? la présence de la Vierge Marie. C'est l'intimité délicieuse dans la sérénité d'un beau soir... Une spiritualité mariale de qualité. Dévotion virile, sans trace de mièvrerie, appuyée sur de fortes bases théologiques, nourrie aux sources de l'Écriture sainte et de la liturgie. Le secret de la Trappe, c'est la présence et le sourire du Christ et de Sa Mère. Derrière l'humble F. Gabriel, se profile la grande figure de Dom Chautard, l'illustre abbé de Sept-Fons. Un livre qui fait du bien et qu'on aime à relire.
L'histoire d'un homme, et celle d'une époque. D'un homme exceptionnel. À vingt ans, en arrivant à Paris, Francis Gernigon découvre le Sillon, et est ainsi gagné pour toujours à l'action militante. Petit employé, qui gravira tous les échelons pour devenir chef d'entreprise et président de son syndicat professionnel, il gardera toute sa vie le même souci de témoignage et de fidélité efficace. D'une époque dans laquelle une famille d'esprit se groupe autour de Marc Sangnier dans le Sillon. Puis, après 1910, va féconder des entreprises qui resteront parmi les plus belles et les plus émouvantes de nos générations. L'auteur a connu intimement Marc Sangnier et Francis Gernigon. Il a milité, lui aussi, dans les organismes issus du Sillon. Les souvenirs qui lui ont été racontés, ceux qui se rapportent à son expérience personnelle, nous valent des pages qui sont particulièrement attachantes, parce que l'histoire y est évoquée à travers ceux qui l'ont vécue, depuis les beaux temps du Sillon jusqu'au Patronat chrétien. La vie de Francis Gernigon a été un modèle d'apostolat du laïc, d'un apostolat exercé dans une constante ouverture aux problèmes de notre temps, dans l'amour des hommes et du progrès, dans la recherche optimiste de la joie. À ce titre, c'est aussi une vie exemplaire en regard d'un des principaux problèmes de notre époque.
Six contes, six états d'âme, six récits brefs et dépouillés qui, sous leur apparente diversité, se ramènent tous au même problème, et à notre impuissance à le comprendre. Qu'il s'agisse d'un athlète, que la conscience confuse qu'il prend des êtres et des choses, amène tout juste à découvrir sa propre médiocrité, d'une amoureuse trahie par l'excès même de sa passion, ou d'un artiste que son amour exaspéré du monde visible conduit à l'étouffement par la matière, nous nous heurtons partout « au même mur froid, à la même masse aveugle et implacable ». L'homme est marqué d'avance, ses plus infimes velléités lui sont dictées par une puissance qui lui échappe, et toutes ses tentatives pour briser le cercle ne servent qu'à l'enfermer plus inexorablement dans son destin. Destins sévères, mais rassurants, puisque, en nous incitant à prendre conscience des forces qui nous limitent, ils nous élèvent aussi vers celles qui nous dépassent.
Ceci est une bouée jetée à ceux qui se débattent dans les flots démontés de la tempête. La tempête la plus redoutable, celle qui se passe en nous, elle est invisible aux autres. Une lampe qui s'allume dans la nuit peut rassurer l'enfant, le tranquilliser, lui faire oublier sa peur. Voilà pourquoi a été écrit cette « confession ». Ce n'est pas un signe de faiblesse que de devoir affronter une telle épreuve, bien au contraire, car d'en sortir victorieux fait connaître et goûter une paix insoupçonnée, celle que je souhaite à tous ceux qui l'ont momentanément perdue.
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Parlant de ses premiers contacts avec Maurice Nicolle, dont il devait devenir l'élève, le Docteur de Pomiane Pozerski s'exprime ainsi : "Je suis venu parce qu'un jour il a dit, devant moi, que l'oeuvre d'un biologiste peut être aussi vaste que celle de Richard Wagner... Il citait des traits de Gustave Flaubert ; il récitait du Baudelaire, des passages de Villiers de l'Isle Adam, de Gérard de Nerval, de Barbey d'Aurevilly, ou des strophes de François Villon ; il rapprochait un mot russe d'une racine persane." Le grand biologiste Maurice Nicolle était doué d'une vaste culture générale et c'est pourquoi il n'est pas exagéré de l'appeler "un homme de la Renaissance à notre époque". Élève du grand Pasteur, il fut envoyé par son Maître à Constantinople, en 1893, pour y fonder l'Institut impérial de bactériologie. Docteur en médecine. Interne des Hôpitaux de Paris, il s'intéressa non seulement à la biologie, mais à la chimie, à la physique, et aux mathématiques. Il réalisa, au début de sa carrière, une expérience qui en fait un des précurseurs de la découverte des antibiotiques, et on peut dire qu'il fut, avec Ehrlich, l'un des créateurs de la chimiothérapie. Il a fréquenté les cercles artistiques les plus célèbres de son temps, fut l'ami d'Alphonse Daudet, et celui de Rodin, et suscita l'admiration d'Edmond de Goncourt qui, dans son journal, parlant de sa rencontre avec Maurice Nicolle alors jeune, écrit : "Nicolle, un garçon du plus grand talent mais, incontestablement, le plus grand bavard scientifique que je connaisse, me parlant, sans relâche et sans miséricorde, de l'adaptation de l'oeil de l'aigle, et de l'oeil du sauvage pour la vision des grands espaces..." Enfin, nous terminerons par cette citation d'un de ses élèves, Joseph Magrou : "Homme d'une noblesse morale exemplaire, intellectuel qui n'a vécu que pour comprendre, humaniste nourri des fortes disciplines classiques, esprit universel initié à toutes les branches du savoir, Maurice Nicolle offre un rare exemple de développement harmonieux et complet des facultés humaines. À nous tous, qui avons travaillé à ses côtés, et dont il fut moins le maître que l'ami, il laisse le souvenir impérissable d'une des plus hautes et des plus rares intelligences qu'il puisse être donné de rencontrer.
Il y a dix ans paraissait "L'homme et sa destinée", dont le retentissement, non seulement en Amérique et en France, mais dans le monde entier (l'ouvrage fut traduit en treize langues), devait être considérable. Le présent essai est une introduction non seulement à cette oeuvre, mais à la connaissance de la personne même de Lecomte du Noüy. Il se développe sur trois plans : l'Homme, dont le destin est retracé dans une chronologie sommaire mais précise, en marge de laquelle sont analysés les traits les plus caractéristiques de cette personnalité, qui exerça sur son entourage une extraordinaire séduction (tour à tour dandy, dramaturge, savant, philosophe, contemplatif jusqu'à l'ascèse) - la science à laquelle il crut de toutes ses forces, jusqu'à l'instant où l'esprit d'exigence, le profond désir de lumière qui inspira ses recherches, lui en montra la relativité, éveillant en lui une sensibilité religieuse - Dieu vers lequel Lecomte du Noüy, par le chemin aride de la science, chemin emprunté, il est vrai, déjà par tant d'illustres savants, s'éleva, donnant l'exemple d'une admirable lucidité. "Rayonnement de Lecomte du Noüy" n'est pas l'oeuvre d'un homme de science, mais constitue un témoignage humain, adressé à tous les publics, dans la mesure où ceux-ci éprouvent le désarroi de notre époque. Comme il le fit pour "Saint-Exupéry ou l'enseignement du désert" (La Colombe, 1956), - l'auteur de "Citadelle" étant d'ailleurs - à diverses reprises - évoqué dans ce livre -, Jean Huguet s'est efforcé d'atteindre à la vérité profonde de Pierre Lecomte du Noüy. Le 22 septembre dernier, il y eut dix ans que celui-ci mourait. Le temps depuis lors écoulé a servi la mémoire du philosophe qui avait écrit : "La destinée de l'homme ne se limite pas à son existence sur terre... Il existe moins par les actes qu'il exécute pendant sa vie, que par le sillage qu'il laissera derrière lui comme une étoile filante." La lecture de cet ouvrage vous convaincra de l'actualité de Lecomte du Noüy.
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La Congrégation des Soeurs franciscaines de la Devèze a été fondée, voici un siècle, par le Père Robert. Les Soeurs qui y font profession, se donnent pour apostolat de soigner les malades du sexe féminin, de tout âge et de toute condition : fillettes, jeunes filles, femmes âgées, atteintes d'affections incurables, spécialement de celles qui touchent le système nerveux. Pour cette tâche si difficile, humainement si rebutante, elles ont renoncé à tous les agréments de la société, dans le seul désir de soulager, pour l'amour de Dieu et des hommes, ce que l'on ne peut pas guérir. Rien de plus bouleversant, que de visiter une de ces maisons, où, dans le silence, dans la modestie, dans la foi aussi, qu'avive la prière, les Soeurs se donnent aux pauvres êtres deshérités que la société abandonne. Incurables ? Sans doute. Mais là où la médecine est désarmée, la tendresse maternelle des Soeurs peut consoler et apaiser. C'est l'existence d'une de ces religieuses que l'auteur a décrite, avec tout ce qu'elle comporte d'abnégation, de fatigue, de désillusions, parfois de découragement, mais aussi de douceur dans l'épanouissement de la charité. Il a retracé, chemin faisant, la vie de la communauté, le destin d'une malheureuse incurable, et évoqué quelques-uns des problèmes qui tourmentent toujours nos consciences : est-ce la peine de se dévouer pour des causes désespérées ? Les ressources de la science parviendront-elles à remplacer celles de l'amour ? Un livre de consolation et de foi, pour tous ceux qui souffrent, comme pour tous ceux qui n'ont pas hésité à quitter père et mère, afin d'accomplir pleinement le Commandement : tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Ses précédents « héros », l'auteur les avait choisis « pour ce qu'ils avaient d'assez exceptionnel dans leur allure et de dramatique dans leur fin ». Ceux-ci, dans une vingtaine de récits profondément émouvants, il les présente « sous des apparences plus modestes, et dans des circonstances plus ordinaires », mais leur diversité reste grande, et nous promène de la page d'histoire, au conte, à la nouvelle, à l'esquisse psychologique ou au portrait. On les voit, on les entend ; combattants, aviateurs, Résistants, humbles êtres, types hors-série, femmes ou mères. La sensibilité de l'auteur, son amitié fervente, les fait revivre et leur donne un relief presque hallucinant. Sens du trait, sens de l'humour, sobriété, réalisme, tout cela est excellent autant que tonique. Et ces êtres si différents, sur « les frontières indécises de l'ordinaire et de l'exceptionnel », restent profondément humains, même lorsqu'ils s'élèvent jusqu'au surnaturel. André Dubarle, repartant pour le front, après une quintuple blessure, avoue : « La bête renâcle, sentant le froid et la mort » et, du même jet, il ajoute... « mais l'esprit se réjouit d'avoir part aux souffrances ». C'est à propos de cet ami que l'auteur, évoquant ce qui avait noué leur profonde entente, parle « d'un accord essentiel sur tout ce qui valait la peine de vivre », et trouve, au bout de son stylo, sans l'avoir cherchée, l'antithèse : « et l'honneur de mourir ».
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La personnalité de Beaumarchais est d'une grande complexité. C'est autant par ses aventures, que par ses mérites, que ce fils d'artisan connut la célébrité. Tour à tour horloger, inventeur, professeur de musique des filles du roi, pourvu d'un emploi à la Cour, bientôt anobli, les fonctions de magistrat auxquelles il va accéder, ne l'empêcheront pas de brasser d'importantes affaires. Chargé de missions secrètes par les gouvernements de Louis XV et de Louis XVI, il deviendra plus tard le conseiller diplomatique de Vergennes, qu'il convaincra de la nécessité de soutenir les colons d'Amérique dans leur révolte contre l'Angleterre. Le ministre de Louis XVI lui ayant confié la tâche de fournir aux insurgés les armes, les munitions et les approvisionnements qui leur font défaut, il deviendra l'animateur et l'organisateur de la victoire de la jeune république du Nouveau-Monde. Une activité aussi multiple eût pu suffire à perpétuer la mémoire de Beaumarchais. Mais, à ce personnage à la fois ambitieux et désintéressé, à ce mythomane assoiffé de gloire et sincèrement généreux, à cet homme-protée que l'on a successivement loué et critiqué, il convient de reconnaître encore plusieurs titres de gloire. Il demeure, avant tout, l'impérissable auteur du "Barbier de Séville" et du "Mariage de Figaro", qui le situent après Molière au premier rang des grands classiques. L'esprit frondeur de Figaro a incarné les idées nouvelles bien avant la Révolution. En dépit des interdictions et des tracasseries. Beaumarchais fut le premier qui eut le courage d'éditer l'oeuvre de Voltaire. Il y risqua sa liberté et sa fortune. Il dut livrer des batailles acharnées pour défendre les droits des auteurs contre l'avidité des comédiens, et fut le fondateur et premier président de la société des auteurs dramatiques. La fin de sa vie faillit à plusieurs reprises tourner en tragédie. Celui qui fut longtemps un des hommes les plus fêtés, les plus adulés du XVIIIe siècle, connut, pendant la Terreur, des moments particulièrement cruels. Calomnié, ruiné, déshonoré par ses ennemis, il ne cessa de lutter courageusement contre l'adversité. Le livre de Marcel Pollitzer a le mérite de ne passer aucun fait sous silence et de comprendre une cinquantaine de lettres et de documents inédits du plus grand intérêt.
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L'ouvrage évoque le « matin lointain et mémorable » où l'aurore de l'amour et de la pensée, se levant sur la civilisation occidentale, triomphait des ténèbres de la sauvagerie primitive - où le soleil de la conscience perçait les brumes de l'instinct et de l'inconscient. Mutation décisive de la matérialité à la spiritualité, de l'intuition sensible à l'intuition suprasensible. Tout le pouvoir d'invention de l'homme, d'où découlent les progrès de la civilisation, a son origine dans l'intuition suprasensible, qui est le sens logico-esthétique de la simplicité dans les rapports, et de l'harmonie dans les proportions. Les inventions de l'homme prolongent les « inventions » de l'évolution naturelle. Celle-ci a suivi une trajectoire en spirale, où des structures analogues se retrouvent périodiquement, mais à des degrés de complexité et à des nivaux d'organisation de plus en plus élevés. Toutefois, pour élaborer des structure viables, l'évolution simplifie en même temps qu'elle complexifie. Au total, l'évolution fait fonctionner simplement des structures de plus en plus complexes. D'où l'intérêt que présente, pour prévoir l'avenir de notre civilisation, un essai de reconstitution, sur un cas concret aussi démonstratif que possible, du passage de l'homo faber à l'homo sapiens. Le thème choisi se situe dans la période que les archéologues appellent la protohistoire. Il est traité en s'appuyant sur les découvertes récentes de l'archéologie, de l'anthropologie et de la psychologie. L'auteur s
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Que pensent les jeunes gens d'aujourd'hui ? Que sentent-ils ? Où vont-ils ? Les plus éloquents, les plus bavards, les plus indiscrets tiennent le devant de la scène, ce qui est bien de chez nous, et nous cachent le vrai spectacle. Car ceux qui se taisent et qui peinent à vivre sont pourtant les seuls authentiques. En voici quatre, qui s'appellent Isa, Catherine, Alain et Pierre, comme tout le monde. Ils se croient les maîtres de leur sort et de l'univers. Deux ou trois ans suffisent à les détromper. Et ils s'aperçoivent que les aventures, qu'ils subissent plus qu'ils ne les commandent, ressemblent fort, en somme, à celle de l'homme de tous les temps : l'un se marie, l'autre entre en religion, l'autre meurt et l'on ignore si cette mort est un échec ou une apothéose. Car c'est peut-être en perdant sa vie qu'on la gagne et ce ne sont pas ceux qui crient le plus fort : Seigneur, Seigneur-Non, pardon, le Christ par ci, le Christ par là, qui demeurent le plus fidèles. Est-il de tout temps un drame plus émouvant que le passage des illusions et des espérances de la jeunesse aux renoncements et aux volontés de l'âge mûr ? De l'éblouissement à l'obscurité de la foi ?
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Dans ses précédents ouvrages, le colonel Malcor s'est attaché à montrer la beauté de la fonction de chef. Il a fait entrevoir des figures d'officiers humains et justes, passionnés de ce qu'il appelle « le beau métier » : l'action d'une âme sur d'autres âmes. Dès la première page de « Mais oui, des Héros », l'auteur avoue : « Ce qui m'intéresse plus que les faits, c'est l'homme, c'est l'âme », et se retournant vers les aînés, les camarades, les cadets, qu'il a connus. admirés, aimés, il essaie d'en faire connaître plus intimement quelques-uns. « Ils n'étaient pourtant que des hommes, avec leurs défauts, leurs passions, mais le sentiment qu'ils avaient de l'honneur et du devoir leur donnait une extraordinaire prestance... et l'épreuve allait montrer ce qu'ils étaient dans la réalité ». Il nous semble que le Colonel Malcor a réussi dans son dessein. Une jeune lectrice se déclare « saisie, tant ces héros sont attachants et inattendus. Quoique d'une autre génération que la mienne, ils m'ont émue par la noblesse de leurs sentiments et l'éternelle actualité de leurs problèmes ». Des critiques chevronnés apprécient « ces exemples de courage, de droiture, de maîtrise de soi ; ces figures si vivantes d'hommes et de femmes, ces sentiments humains décrits avec vigueur et simplicité, ces drames poignants évoqués dans une langue très sûre, très ferme et élégante ». Ces pages sont écrites « à la cravache », bride abattue. Devant les figures qu'il présente, l'écrivain s'efface, mais le sentiment qu'il leur garde perce à travers la sobriété de l'expression. Le général du Vigier - ce discret héros d'une épopée de 1914 - déclare ces récits « criants de vérité ».