FeniXX réédition numérique (Jérôme Martineau éditeur)
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Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
La chronique de Stani Gorka est le chant de l'amour et de la mort des fueros, de la liberté et de la dignité des Basques, du mois de mai 1872, quand débuta la seconde guerre carliste, jusqu'au mois de mai 1937 et que fut fusillé le dernier membre de la famille Picandia. Pizarre, qui voulait parler à un Indien à condition qu'il fût noble s'entendit répondre : « Les Indiens sont tous nobles ». Ainsi sont nobles les Basques ! Dans leurs guerres d'indépendance, leurs combats conduits avec acharnement et astuce, ils protègent avec un humour original et inattendu leur légende ; pièges, ruses, embuscades cocasses, provocations ou fuites ironiques donnent la mesure du génie basque. Un ennemi ridiculisé vaut mieux qu'un ennemi simplement mort. La nuit, sur la mer complice, le long des sentiers de la montagne amie et au cours des chevauchées les Basques chantent de préférence les exploits singuliers. Pour résister aux envahisseurs - du « preux » Roland aux conquérants madrilènes - le peuple basque s'appuie sur ses villages et sa montagne et la mer ; la ville lui est suspecte où l'espace est limité. Aujourd'hui encore, cette antique attitude lui permet de protéger son individualité et sa liberté. « Cavalier de Guernica ne vend pas ses chevaux ».