Les Éditions du Blé
Dans ce recueil de huit nouvelles, Louise Dandeneau explore la complexité des relations humaines - amoureuses et familiales - où s'expriment des tensions, parfois couvées de longue date. Les nouvelles recourent, chacune à sa façon, au riche symbolisme de la fleur afin de mettre en lumière les hauts et les bas, souvent enchevêtrés, de la vie familiale et la vie romantique. « [D]es fleurs, ça prend de l'eau, ça prend des soins. Ça prend de l'amour », s'exclame l'un des protagonistes, faisant ainsi valoir en condensé ce qu'interroge Bouquets meurtris dans son ensemble : l'importance de chérir et d'entretenir continuellement et activement tout ce qui nous tient à coeur, et cela, malgré les aléas affrontés au gré et au grain du temps qui passe.
À la fois dystopie et utopie, L'école du sable nous emmène à la rencontre d'Esse, une jeune insulaire qui nous relate d'une part les us et coutumes de son peuple et d'autre part son histoire d'amour avec Erre. Sur l'ile, les gens ne peuvent rêver la nuit, sauf en compagnie d'une autre personne, ce qui leur permet non seulement de mieux se connaitre mais aussi de voyager vers d'autres univers, d'où ils tireront des leçons. Au cours de ses périples, Esse explore le sens de l'amour et de la sexualité, s'interroge sur sa relation avec « l'autre », et remet en question certaines règles. Bref, elle cherche sa place dans cette société.
Et si un homme se réveillait un matin dans le corps d’une femme ? Les derniers dieux de Simone Chaput revisite le mythe de Tirésias pour explorer l’exil intérieur et les frontières du genre.
« Le Canada fête son 150e anniversaire cette année. Ce livre contient 150 nouvelles de 150 mots ou moins. Coïncidence? Je ne crois pas. » - Un lecteur averti - « Le projet BREF veut célébrer à sa manière le 150e anniversaire de l'existence officielle du Canada. D'où l'idée d'un recueil de 150 nouvelles de 150 mots ou moins. Il s'agissait de proposer un jeu littéraire aux écrivains en herbe, aux auteur.e.s qui s'affirment et aux écrivain.e.s expérimenté.e.s de la francophonie canadienne (...). Tous les thèmes et tous les styles étaient les bienvenus, la seule contrainte étant le nombre de mots de chaque nouvelle. (...) Les lecteurs feront des découvertes intéressantes. Bonne lecture! » Extrait de la PRÉFACE de Charles Leblanc, directeur de la publication au nom du Collectif post-néo-rieliste
Ce roman poétique conte l'histoire d'Alex, ermite urbain. Par une nuit d'insomnie, il découvre une étrange librairie où il fera la rencontre de plusieurs personnages originaux qui s'interrogent sur les motivations qui ont poussé Alex à abandonner sa vie d'homme en société.
Nouvelles orphelines, première oeuvre de l'auteur franco-manitobain Robert Nicolas, offre une collection de textes inspirés de petits drames, survenant souvent dans la banalité de la vie quotidienne. Avec un sérieux teinté parfois d'un humour décapant, les différentes voies narratives tissent des scènes plausibles qui dérapent régulièrement, entraînant le lecteur dans des situations cocasses, hors de l'ordinaire. Souvent, un détail insignifiant, magnifié sous la loupe du narrateur, devient une invitation à réfléchir sur notre condition humaine, et si les voies narratives varient, le ludique lui s'inscrit toujours dans cette alternance entre le sérieux et le ridicule. Ces textes soigneusement construits permettent de découvrir l'art d'un jeune écrivain, lui-même séduit par les entrecroisements entre la fiction et la réalité.
Elles sont quatre, Berthe, Gertrude, Mathilde et Lucille et, comme dirait Vigneault, elles parlent pour parler, d'autrui surtout, mais sans se l'avouer, d'elles-mêmes. Elles forment un cercle si résolument fermé au monde qu'on sait qu'en son sein elles ne peuvent que médire des bonheurs et jouir des tragédies qui les entourent, et, ce faisant, en disent plus sur l'aridité de leurs esprits et leur propre tristesse que sur les sujets de leurs commérages. La rue des Ormes c'est aussi l'évocation, à touches habiles, du Manitoba des années 1970, et à travers lui, d'un monde en mutation. Mais ne vous leurrez pas, sous la patine rétro, les failles sociales et leurs contrecoups sur les habitants nous parlent à tous.
James Coutu revient dans sa communauté métisse des bords du Grand Lac après un exil forcé. Son retour, chargé de promesses et de défis, réveille des forces obscures et une quête de rédemption qui bouleversera à jamais le destin des siens.
Sans se déculotter complètement, l'auteur se dévoile dans Mes shorts. Ce recueil de textes brefs pour enfants, pour jeunes et moins jeunes est un heureux mélange de styles et de genres, passant du monologue, à la courte pièce et même au vaudeville. Recueil rétrospectif qui valse entre le comique et le dramatique, en passant par l'absurde.
Noël ne sera plus jamais le même pour la famille de Kali et Alex, ce caporal canadien disparu en Afghanistan.
Dernier volet de la trilogie du Village Osborne, L'ange de Jean Chicoine mêle érotisme, bilinguisme et photographie pour explorer l'amour dans un quartier populaire de Winnipeg.
À vingt ans, Ariane Morency affronte l’avenir avec un idéalisme fragile, bousculé par le cynisme de son père, artiste désabusé pour qui « le bonheur, c’est une belle ordure ».
Village Osborne, Winnipeg : voici le point de départ d’une odyssée littéraire où Jean Chicoine explore la langue comme une forêt vivante, entre mémoire et création.
Découvrez dans Les enfants de Tantale un recueil de nouvelles audacieuses où le désir, l'inassouvissement et les fantasmes secrets dessinent les contours de l'identité humaine.
Entre Québec et Winnipeg, un récit audacieux où le désir et la langue s’entremêlent. Les galaxies nos voisines explore avec humour et poésie la cohabitation du français et de l’anglais.
Dans un nouveau style objectal qui rappelle la neutralité mystérieuse dans l'oeuvre du peintre américain Edward Hopper, Vartan Hézaran crée une intimité où la psychologie est reportée sur l'étendue désertique des plaines pour laisser avancer un quotidien qui n'aboutit pas. Les dialogues captent à merveille le rythme du Far-West canadien, affichant une planéité qui semble pousser les personnages à l'extérieur du cadre du récit.
Quand la fuite devient l’unique échappatoire, Andrée Bougard quitte Winnipeg pour les îles grecques, espérant y noyer son mal-être.
Evina, lycéenne camerounaise, rêve de sauver son lycée de la dégradation. Mais son combat pour l’environnement se heurte à un monde d’adultes corrompus, où chaque porte qu’elle frappe exige un prix inacceptable.
Awa, avocate camerounaise, quitte tout pour le Canada et découvre que s’intégrer ne se décrète pas. Entre doutes, rencontres et remises en question, elle reconstruit sa vie dans un pays où rien n’est acquis.
Un auteur retourne, une fois de plus, au soleil de Ganiishomong. Serait-ce un lieu privilégié qui lui permet de conjurer les ténèbres et de retrouver les origines ? Le roman dresse une grande toile où se télescopent un hominidé datant de 3 millions d'années, la descendance de la Reine de Saba, celle du poète Arthur Rimbaud, la Sainte famille biblique et celle du narrateur. Le roman est un kaléidoscope qui permet de traverser les lieux et les siècles, où les transformations sont une suite incessante qui laisse parler la parole des peintres et des poètes, des musiciens et des mystiques au coeur d'un paradis mouvant.
À bord de sa vieille Westfalia, Amélie Lafontaine part en road trip vers l'Ouest canadien. Son projet : traverser le pays à la recherche d'oiseaux à photographier. Cette décision étonne tous ceux qui la connaissent car Amélie n'est pas du genre à partir à l'aventure. Biologiste méthodique et solitaire assumée, elle préfère depuis toujours le confort de sa routine aux détours de l'inconnu. Alors pourquoi ce besoin soudain partir ?Ce voyage au coeur des grands espaces canadiens se transformera en quête intime où les rencontres et les surprises pousseront Amélie à regarder autrement le monde.
On ne naît pas oiseau lent, on le devient. À force d'attendre son tour, de changer de nom sur un formulaire, de parler tout bas pour ne pas déranger, de sourire quand on aurait envie de hurler. Dans Le courage des oiseaux lents, Laurent Poliquin donne la vedette à celles et ceux qu'on ne remarque jamais assez : une doctorante en musicologie qui croit réparer l'histoire et finit par se prendre les pieds dans ses propres origines; un réfugié centrafricain rebaptisé « Thomas Dubois » pour plaire aux employeurs; un curé radiophonique qui cache des manuscrits Harlequin dans son bureau. On rit, parfois jaune, mais toujours avec tendresse. Ce livre s'adresse à toute personne qui s'est déjà sentie « de trop », trop lente, trop sensible, trop compliquée, dans un monde pressé.
"On fait des traces" : c'est ainsi, dans les Prairies, qu'on annonce à nos pairs qu'on prend la route ou qu'on bouge vers une autre destination. Dans cet ouvrage du Collectif Génération d'encre, les nouvellistes du Manitoba nous entrainent dans les pas de personnages en mouvement, qu'il soit physique ou symbolique, invitant le lecteur à voyager d'un bout à l'autre du territoire. Abdel vit un choc culturel sous un abribus, Marta visite un village fantôme à la recherche d'un objet perdu, Jos Mouillé pêche avec Louard à La Brise Culotte. À travers des paysages tantôt familiers, tantôt improbables, le groupe de nouveaux auteurs réussit à esquisser une sorte de carte affective de leur chez-eux. L'autrice Anne-Marie Turcotte, à la tête du collectif, signe une nouvelle dans ce recueil qui réunit dix autres voix du Manitoba français. Hugo Beaucamp Fulgencia Bidossessi Hountondji Yvan V. Bouchard J.L. Loiselle Ena Mallarino Eline Mallarino Axelle Oulé Rachelle Rocque Émilie Vermette Béatrice Vien
Dans ce recueil de neuf récits autonomes, Éric Galarneau se remémore la Côte-de-Beaupré et ses personnages, en particulier ses malfrats et ses artistes, et leurs mésaventures. Ni historique, ni sociologique, nourri de souvenirs et d'invention, ce recueil met en lumière la Côte-de-Beaupré et les gens qui y ont vécu et qui y vivent encore.
Le radeau est l'histoire de six frères et soeurs qui se retrouvent à deux reprises autour d'un repas pour rattraper les longues années de silence et de séparation.Thomas, le benjamin de la famille, réunit ses frères et soeurs pour la Saint Jean-Baptiste, ainsi que pour leur montrer sa nouvelle maison dans le village de Saint-Raymond, région dont est originaire la famille. Malgré les apparences, les six frères et soeurs ont passé les années sans se connaître et chacun porte en lui un lourd secret.
Les Didascalies prend la forme d'une pièce de théâtre composée de treize scènes et d'un épilogue. Le texte joue sur l'ambiguïté du genre littéraire : il entraine le lecteur sur la piste d'une « histoire » racontée par une narratrice omnisciente et de la mise en abîme d'une pièce de théâtre, La Chambre de Claire, à laquelle assiste la narratrice en compagnie d'un ami en voie de devenir son amoureux. La narration alterne constamment entre ce qui se déroule sur scène et les pensées de la narratrice qui assiste à la représentation. Grâce à un va et vient dynamique et habile entre les deux dimensions du discours, le texte met en lumières des éléments de l'écriture expérimentale.
Ces poèmes nous grattent et nous allument, nous réchauffent, nous enflamment. Charles Leblanc nous parle d'amour, de politique, d'amitié, de voyage, et tout ce qui en découle. On peut aussi le percevoir comme une sculpture créée d'un assemblage d'allumettes, une sorte de château dans lequel on aime se découvrir dans les diverses pièces à visiter. un poème est une allumette qu'on frotte avec les yeux ou les oreilles qui s'allume et brûle dans la tête et le coeur et laisse des tisons dans tout le corps
"Poids plume, poids d'or" dépeint les relations complexes qui existent au sein d'une francophonie plurielle minoritaire du Canada. Il témoigne des prises de position absurdes auxquelles la communauté franco-africaine est souvent confrontée et du peu de place politique, symbolique ou économique qui est faite à ses représentants. Dans ce roman, Sekouba devient malgré lui un des chefs de file du combat à mener et sent peser sur ses épaules l'espoir de toute une communauté. Sera-t-il à la hauteur de ce combat ? Son déchirement individuel est porté à l'échelle collective durant la campagne électorale opposant deux poids lourds de la cité. Pour la première fois, le vote de la communauté africaine pourrait tout faire basculer...
Un poète immigrant découvre Winnipeg et sa province. Né en France, explorateur des champs poétiques, il projette de s'établir au Manitoba et de s'y épanouir. Ce ticket Mont Blanc-Winnipeg Express est son premier ouvrage édité au Canada.
L'été à Ganiishomong : l'écriture poursuit la fiction dans l'extase du temps. Les souvenirs d'enfance (la nudité des cousines est désirable ; le piano de la mère un délice) se prélassent sur la plage d'une communauté métisse près de Saint-Laurent, dans le Far-West canadien, avec la musique de Bach et de Mozart, les poètes taoïstes et les penseurs présocratiques. Il y a place pour la Bible et Rimbaud. Baudelaire a trouvé le lieu. Geneviève Asse et Agnes Martin sont des habituées. Lacan y est passé. Les nonnes et abbesses zen l'habitent toujours. Glen Gould demeure un penseur incontournable. Il joue du piano comme si c'était un clavecin. Les mouettes passent, les vagues se lèvent et se taisent. La nuit est fraîche. Le champagne frais. On retrouve l'art comme pensée poétique, la poésie comme pensée philosophique et le roman comme poésie, avec la musique en arrière-fond cosmique. -- EXTRAITS « Il y a des matins de grande indifférence. On se lève. On va vers le paysage, café à la main. Rien ne nous tente, rien ne nous indispose. Le soleil ne s'est pas encore étendu sur l'ensemble de la journée. Tout est neutre. Les oiseaux s'affolent déjà à la mangeoire. Les carouges ne cessent de jacasser. Le chien veut sortir. Alors, on s'assoit, on ouvre le grand cahier à dessin, on prend plume. Soudain tout s'éveille, tout prend vol. L'espace est mieux défini entre les branches et les feuilles. Les troncs et les branches davantage délimités. Ce n'est pas qu'il fasse plus jour. C'est qu'il y a eu transposition. Un rouge-gorge apparaît sur un tronc. Semblable au bouvreuil dans Le déjeuner sur l'herbe de Manet. Le rouge-gorge était là depuis longtemps; la brosse à la main l'aperçoit dans le décor qui prend vie. C'est du certain. Ça ne se passe pas autrement. La description est tout en littérature comme en art. Qu'est-ce que la description sinon la qualité des êtres et des choses. Là, quelques notes d'Arvo Pärt transpercent sur la chaîne audio et retiennent mon attention. Lui aussi prend son temps à ponctuer. Qu'est-ce que la ponctuation, si ce n'est une touche de description ? Voilà, cela est clairement établi. Enfin, entre le regard fixé sur la toile naturelle devant nous, et la main à la pâte, le temps s'est un peu étendu. On est prêt pour un autre café. L'on se dit que le grand Vide impassible n'est pas un néant. Joie latente. » « Des vagues de l'aube, il ne reste plus que l'écume des dernières à s'esclaffer sur la rive. Toujours un peu de vent. On le sent. Frais. Mais l'air se réchauffe. Dans deux heures, on sera nu au soleil. Pour le moment, les pieds bien ancrés dans le sable. J'entends une flûte jouer dans ma tête. La flûte est un instrument de voyage. Je ferme les yeux, je suis son enchantement, je rêve. Enfin, je me dis, en me réveillant, le son de ces vagues, c'est la voix du vent. Voilà, c'est déjà une bonne journée. »
- 50 % sur le ePub et PDF pendant tout le mois de juin (4,99 $ au lieu de -9,99 $). Profitez-en ! Cinq jeunes Winnipégois se rencontrent à un vernissage. Une amitié particulière se développe entre Lucas et Théo qui, sous le regard des autres et face au désordre de leurs émotions, ne semblent pas capables de donner voix à ce qu'ils ressentent. Cette incapacité dedire permet à d'autres liens de se nouer et conditionne le dénouement de la pièce. "Inédit" est la première pièce d'Eric Plamondon, artiste métis pluridisciplinaire, qui explore l'art queer à travers le médium de l'écriture. La pièce s'inscrit dans l'oralité bilingue où le français et l'anglais s'épousent et se répondent, et donnent voix à ses personnages.
Ces courtes nouvelles sur le thème de la vengeance font découvrir avec délectation des comportements et des relations humaines souvent hors du commun, des personnages vindicatifs agissant dans une logique implacable pour tenter d'arriver à leurs fins. Tout comme dans son premier recueil, Les quatre commères de la rue des Ormes (Les Éditions du Blé, 2016), Louise Dandeneau nous partage, dans ces nouvelles revanchardes, sa grande imagination et son sens du rythme indéniable avec une dose subtile d'humour noir. À déguster sans modération !