Lucie éditions
Alfred Bénézech a 25 ans quand il quitte son village de Mudaison, près de Montpellier, pour être mobilisé le 3 août 1914 au 141e régiment d'infanterie. Soldat puis brancardier, il va de la Meuse à la Marne, de Verdun à Nieuport ou Beacon (Belgique)... D'août 14 à juillet 19, il tient son carnet de guerre. Alfred est de ces taiseux qui se disent parfois. De ceux dont il faut écouter aussi les silences. Et puis il y a les autres, les Barbusse, Genevoix, Giono... Ceux dont c'est le métier d'écrire. Ceux qui savent poser les mots là où leurs compagnons d'infortune scellent leurs lèvres, retiennent leurs doigts. L'auteur a croisé ces voix, ici réunies, dialoguant presque, au nom de tous ceux qui n'ont pu dire. De fragments en fragments, des simples carnets aux illustres poèmes, il éclaire sans prendre parti et interroge nos propres regards sur la grande guerre. accéder au blog compagnon de l'ouvrage : http://carnetsdeguerre.lucie-editions.com/
L'ouvrage propose un aperçu du travail de Raymond Sauvaire, photographe infatigable de paysages, passionné d'art céramique. Avant de disparaître, il avait rassemblé une centaine de photos exaltant la connivence entre la forme naturelle et la création. Son épouse qui l'a accompagné dans sa quête, ainsi qu'un groupe d'amis et d'amateurs, ont souhaité avec cette publication lui rendre hommage et favoriser une approche inhabituelle d'un art peu reconnu. Il s'agit essentiellement de photographies de paysages et d'oeuvres de céramistes, associées pour mettre en évidence ou suggérer leur lien formel ou poétique. Cette résonance particulière entre céramiques et paysages peut s'expliquer par le fait que les ?uvres en céramique résultent de la métamorphose des quatre éléments de la nature, eux-mêmes présents ou sous-jacents dans la représentation d'un paysage. On peut aussi supposer que la présence de la nature environnant les ateliers de céramistes situés en général à la campagne n'est pas sans influencer la création artistique des céramistes. Des textes de différents auteurs emprunteront des voies différentes pour explorer le sens de cette démarche originale qui unit la création céramique contemporaine à la photographie de paysages.
Les designers articulent en permanence des phases de réflexion, de recherche, de conception et de création à des phases de réalisation, de production, d'évaluation, de diffusion et de communication. Ils sont donc en permanence confrontés aux relations entre Savoir, Faire et Savoir-faire. En ce domaine, la croyance la plus répandue est dualiste et séquentielle et consiste à se représenter pensée et pratique comme deux facettes distinctes de la connaissance, de l'expérience et de l'action : on pense avant d'agir. Il existe d'autres façons de concevoir cette relation, c'est le cas des approches holiste, empiriste, matérialiste, et pragmatique, qui proposent une économie plus globale et dynamique dominée par l'expérience et l'action : on agit en pensant et on pense en agissant. Sous la Direction de Bernard Darras et Alain Findeli, cet ouvrage rassemble 14 contributions de designers et chercheurs en design qui interrogent leurs recherches et leurs pratiques en exposant et questionnant leurs relations au savoir et au faire.
Les potiers André Adelheim et Pierre Architta se sont rencontrés autour d'un projet commun de création d'un four céramique à bois, inspiré du modèle japonais dit « Sasukenei ». Pendant les quelques mois qu'a duré la construction, la dessinatrice Aurélie Malbec a observé les deux compères et rendu en dessin les étapes de la construction jusqu'à la première cuisson. L'ouvrage, en même temps qu'il donne un éclairage technique sur la mise en place d'un tel four, est doublé d'une vision plus personnelle de la dessinatrice, avec des aquarelles agrémentées de légendes explicatives. La conclusion est donnée par les photos des pièces sorties de la première cuisson, consécration du travail difficile et précis d'une telle construction. Aurélie Malbec est dessinatrice et peintre. Elle illustre les évènements culturels et artistique (dessin), en s'intéressant plus particulièrement aux étapes préalables de travail des artistes et des artisans qui y participent.
La peinture de Pierre Soulages est d'une grande maitrise technique et en même temps, elle semble souvent rechercher le point de rupture, l'accident, qui la fait basculer dans l'aventure créatrice et la découverte. Comment Soulages peut-il à la fois vouloir l'accident et chercher la maitrise technique dans un minimalisme rigoureux qui devrait définitivement l'écarter ? Quelle ruse, quelle stratégie met-il en place dans cette aventure de l'accident ? On peut identifier différentes formes d'accidents dans son oeuvre : l'accident en gravure lorsqu'il troue la plaque de cuivre, l'accident de la démarche lorsqu'il découvre l'Outrenoir en peinture en 1979, l'accident du chromatisme dans ses vitraux de Conques, ou encore l'accident de surface qui anime ses toiles et fait vibrer la lumière. Cette poétique de l'accident de Pierre Soulages est décrite à partir de trois sources entrelacées: la conception chinoise de l'effet dans l'oeuvre du philosophe François Jullien, le concept d'exemplification dans Langages de l'art de Nelson Goodman et le concept de différence intensive chez Deleuze dans Différence et répétition. Dans cet usage heuristique de l'accident, exemplifié et amplifié, « ex(a)mplifié » donc, c'est une conception renouvelée de la liberté créatrice qui apparait chez Soulages.
Moulézan, petit village du Gard, livre enfin ses secrets à travers une enquête historique minutieuse.
Moulézan, village gardois aux archives rares, révèle enfin ses secrets grâce à une enquête historique minutieuse.
Il n'y a pas de vacances à l'amour...ça n'existe pas. L'amour, il faut le vivre complètement avec son ennui et tout, il n'y a pas de vacances possibles à ça. Marguerite Duras.
Ce livre nous raconte l'évolution de Saint-Hippolyte-de-Montaigu dès ses débuts moyenâgeux jusqu'à nos jours. Saint-Hippolyte-de-Montaigu, le plus petit village de l'Uzège, est en effet riche de dix siècles d'histoire. Avec talent, ce récit évoque l'histoire de la paroisse, des bâtiments aux trésors parfois cachés, des grandes personnalités locales et des faits divers qui, en somme, constituent l'âme de ce charmant village au pied du Montaigu. À travers des documents historiques et des interviews avec les anciens du village, on y retrouve l'atmosphère si particulière de notre campagne languedocienne. L'auteur, habitant du village, est un passionné de la recherche historique.
Et si la vraie révolution architecturale résidait dans la modestie ? Ce livre interroge le paradoxe d’une discipline souvent obsédée par l’exceptionnel.
Plongez dans La Vigie, Carnet de bord, 2002/2009, un catalogue unique explorant la peinture contemporaine et son dialogue avec l’espace.
Plongez dans Mondes céramiques, une exploration captivante de l’art contemporain à travers la terre et le feu. Découvrez comment des artistes transforment la céramique en langage poétique et social, entre tradition et innovation.
1811-2011 : ce volume exceptionnel rassemble les actes du bicentenaire de Théophile Gautier, explorant son génie multiple — poète, critique, précurseur de la modernité.
Alors que la question du plein emploi semble le préalable à toute interrogation sur le sens de la vie en société cette évocation de vingt ans de recherches sur la manière dont les sociétés investissent de significations et d'émotions les lieux qu'elles créent peut sembler anachronique. Fallait-il réveiller les vieux fantasmes de la participation des habitants à la conception architecturale ? Cet essai en a pris le risque, montrant les recherches d'alternatives à la planification, l'espoir de rendre les sciences sociales utiles à l'aménagement de l'espace et à l'amélioration de la vie en société, les limites et les échecs aussi. Michel Conan a été sociologue au CSTB, professeur d'histoire des jardins puis directeur du DEA Paysages à Harvard.
L’architecture comme art de la mémoire : La mémoire de l’architecte explore le lien intime entre le bâti et le temps. Thierry Verdier, architecte et historien, y révèle comment chaque édifice porte en lui les traces d’un passé réinventé.
Maxime du Camp, Flaubert, Émile Bergerat et bien d'autres ont souvent fait, avec la complicité de l'intéressé, un portrait de Théophile Gautier en forçat du journalisme tournant indéfiniment la meule du feuilleton qui l'aurait tué. Certes, de 1831 à 1872, le romantique au gilet rouge a donné ses textes à plus de 90 périodiques, et son écriture s'est ressentie des pressions et clichés médiatiques. Mais il faudrait aussi rappeler que le régime du périodique affecta la quasi totalité des auteurs du XIXe siècle, et que, contrainte pour contrainte, le support médiatique offrit le creuset d'une formidable inventivité : quatorze spécialistes de l'oeuvre de Gautier, des médias, du récit de voyage, de la critique dramatique ou de la critique d'art se sont penchés sur les rapports étroits et souvent féconds que Gautier journaliste entretint avec la feuille périodique, conjuguant ainsi romantisme et modernité.
Et si l’architecture était avant tout une question de relation ? Le sens de bâtir explore la dimension humaine et philosophique de l’acte de construire, bien au-delà des plans et des matériaux.
Un journal intime où chaque instant du quotidien se transforme en poésie pure. Les évanescents capture l’éphémère, l’émotion brute et la beauté cachée du monde, à travers le regard d’une femme qui voit l’invisible.
Nulle source de lumière, aussi précise, aussi vive soit-elle, ne saurait dévier d'un pas l'ombre propre qui émane des lieux de Franz Kafka. Inséparable d'un tout, fondue aux apparences, celle-ci fait corps à son objet, assombrit les reliefs, les maisons et les chemins; recouvre chaque chose en surface, mais ne s'épaissit jamais dans une matière.
L'Uzège, micro-région qui correspond approximativement au canton administratif d'Uzès, fut le berceau - comme toute région - de légendes, de fantasmes et d'anecdotes. Ces « histoires » se transmettant de bouche à oreille, le soir à la veillée en un temps où n'existait ni le cinéma, ni la télévision, ni Internet... Or, de nos jours, elles étaient condamnées à l'oubli, et à disparaître à tout jamais. L'association Histoire et civilisation de l'Uzège en a recueilli le plus possible auprès des « anciens » qui, presque tous, nous ont quittés au moment de cette publication. Si deux ou trois récits sont macabres, en revanche la plupart sont hilarants, mis en forme et présentés par Albert Ratz (professeur d'Histoire-Géographie et archéologue) pour le plus grand plaisir du lecteur.
Découvrez l’histoire exceptionnelle de Thérèse Neveu, pionnière du santon provençal, dont l’atelier a marqué à jamais l’artisanat d’Aubagne.
À travers fontaines, bénitiers et jarres, Poteries d’eaux révèle comment l’art de la terre cuite a façonné notre rapport à l’eau, entre utilité et sacré.
Et si le mythe n’était pas ce que l’on croit ? Ce volume collectif, signé par des spécialistes de l’Antiquité et de la littérature comparée, réévalue la place des mythes grecs, romains et bibliques dans notre culture.
Comment une œuvre est-elle reçue, interprétée, transformée selon les époques et les cultures ? Questions de réception offre un panorama des enjeux théoriques et méthodologiques qui animent aujourd’hui la recherche en littérature comparée.
Le Midi français révélé par le feu : mille ans d’artisanat, de céramique et de savoir-faire à travers les objets façonnés par la flamme.
Il est entré dans la maison en courant, bruyamment, tout excité, sur le point d'exploser, et nous l'avons entendu et senti avant même qu'il ne se mette à produire ces cris horribles que nous connaissons si bien et qu'il ne devait jamais plus émettre. Il est entré comme un enfant, un enfant sauvage, hors de lui, sans respecter ce que nous pourrions appeler le rythme tranquille de ces murs, sans s'arrêter, comme si la maison n'était qu'une étape dans sa course folle, sans pouvoir contenir l'excitation que lui procurait le fait d'amener ça avec lui, et quand il a commencé à crier, à beugler, tous, nous avons tous couru vers lui. Que criait-il ? Criait-il « Venez ! » ? Criait-il « Ça va tomber si vous ne vous dépêchez pas » ? Ou « Venez vite voir ce que je vous ai apporté » ? Je ne peux me rappeler ses mots parce qu'à ce moment-là je n'ai pas pu les entendre. Encore aujourd'hui, après toutes ces années, il me semble sentir ce ton dans les moments terribles, quand j'ai l'impression que, pour un caprice, l'univers est sur le point de s'écrouler.
Plongez dans Emblèmes épars, une exploration passionnante de la poésie italienne moderne à travers des essais percutants. Pascal Gabellone y analyse des œuvres et des poètes majeurs, offrant une lecture vivante et engagée.
La famille Sicard... Une des grandes dynasties de céramistes qui ont façonné l'histoire d'Aubagne. Coup de projecteur sur 3 générations, sur 3 artistes qui ont allié avec virtuosité tradition et innovation. De la célébrissime cigale, ambassadrice de la Provence éternelle à travers le monde, à des plats directement inspirés par le design de Cocteau... C'est une production polymorphe et inspirée qui nous démontre que talent et passion peuvent être héréditaires. Plus de 900 pièces. De Louis SICARD, ami des journalistes, des hommes de plume et des artistes, on a presque tout dit. On n'a en revanche retenu de son oeuvre céramique que sa création la plus populaire : LA CIGALE. Né en 1871, insatiable amateur de manifestations culturelles, écrivain, homme de théâtre, il n'en a pas moins suivi un apprentissage rigoureux aux meilleures sources du savoir céramique de la fin du XIXe siècle. À Bollène, Apt, Fréjus (peut-être chez le grand Zumbo), Menton, Dieulefit, Vallauris, il s'initie aux arcanes du tournage, du décor et par-dessus tout, du modelage très en vogue dans les grands ateliers d'art de Menton ou de Vallauris. Servi par son habilité de modeleur, Louis SICARD fixe au naturel tout un monde végétal et animal dont il orne aussi bien des objets du quotidien que des pièces décoratives. La célébrissime cigale, créée en 1895, n'est pas, loin s'en faut, le seul représentant du règne animal que ce grand artiste ait immortalisé. Louis SICARD est, avant tout, un véritable sculpteur.
La céramique, cet art de la terre et du feu exercé depuis plus de deux siècles par la famille Pichon, fait partie de la vie uzétienne. Techniques et savoir faire évoluent à travers 7 générations.
Entre remparts de Saint-Louis et étangs camarguais, Aigues-Mortes, du passé au présent vous invite à explorer l’âme d’une cité où flamants roses, manades et traditions séculaires se mêlent à l’effervescence d’un patrimoine vivant.
André Debono et Marcel Robelin n'ont a priori rien à partager. L'un travaille une peinture "à tendance" monochrome, jaune, sur support de toile, l'autre utilise la cendre provenant de combustions diverses comme matière pictuale et décline la gamme chromatique des gris sur support de papier froissé. On serait tenté de se demander ce qui fait sens dans ces deux approches antagonistes de la matière, du support, de la couleur. D'évidence le regard s'impose. Il s'engage dans la corporéité de la peinture, l'espace et la temporalité du support. Il évalue des rapports couleur/lumière, opacité/transparence, profondeur/surface, matité/brillance, s'empare de ce qui les différencie, les identifie et les unit. Mais d'un rapport faut-il s'emparer ?
Embarquez pour une traversée poétique où chaque mot devient vague et chaque vers, une rive à découvrir. Courbe le fleuve. II vous invite à remonter le courant de l’écriture, entre naissance et abîme, sous la plume envoûtante de France Ballot-Lena.