Mialet Barrault Éditeur
Nous publions aujourd'hui, dans une version enrichie, ce livre paru dans les années 1990. Engagé dans la guerre antiterroriste durant huit ans, l'auteur a dû emprunter à son épouse deux de ses prénoms, Yasmina Khadra, pour échapper à la censure et raconter, sur les lieux mêmes et en temps réel pendant la « décennie noire », les horreurs subies par le peuple algérien. Il crée, en guise de témoin de la tragédie nationale, le commissaire Llob, à qui il consacrera six romans, dont certains sont devenus cultes. Morituri est le premier d'entre eux. Llob est commissaire à Alger. Avant, il était le bon flic du quartier, serviable et estimé. Depuis l'avènement de la nébuleuse intégriste, il est devenu l'homme à abattre. Dans une Algérie à feu et à sang, il hérite d'une affaire qui sent le soufre. La fille d'un gros magnat a disparu. Fugue ? Enlèvement ? Llob va se hasarder dans des zones d'ombre minées et découvrir que, derrière le terrorisme troublant qui sévit dans le pays, d'autres diableries inavouées s'accomplissent en toute impunité.
Nous publions aujourd'hui, dans une version enrichie, ce livre paru dans les années 1990. Engagé dans la guerre antiterroriste durant huit ans, l'auteur a dû emprunter à son épouse deux de ses prénoms, Yasmina Khadra, pour échapper à la censure et raconter, sur les lieux mêmes et en temps réel pendant la « décennie noire », les horreurs subies par le peuple algérien. Il crée, en guise de témoin de la tragédie nationale, le commissaire Llob, à qui il consacrera six romans, dont certains sont devenus cultes. Morituri est le premier d'entre eux. Llob est commissaire à Alger. Avant, il était le bon flic du quartier, serviable et estimé. Depuis l'avènement de la nébuleuse intégriste, il est devenu l'homme à abattre. Dans une Algérie à feu et à sang, il hérite d'une affaire qui sent le soufre. La fille d'un gros magnat a disparu. Fugue ? Enlèvement ? Llob va se hasarder dans des zones d'ombre minées et découvrir que, derrière le terrorisme troublant qui sévit dans le pays, d'autres diableries inavouées s'accomplissent en toute impunité.
À la fin d'une vie couronnée de succès, l'écrivain Frédéric Riegerl découvre que ses parents lui ont menti. Ils lui ont délibérément caché les tortures que leur ont infligées les communistes roumains au début des années cinquante. Ils lui ont toujours fait croire que son histoire a commencé à leur arrivée en France. Il avait sept ans. Quelle vie aurait été la sienne s'il avait su la vérité ? Aurait-il connu une autre destinée si ses parents n'avaient pas cru légitime de lui dissimuler le cauchemar qu'ils ont enduré ? Cette question ne va plus cesser de l'obséder.
À la fin d'une vie couronnée de succès, l'écrivain Frédéric Riegerl découvre que ses parents lui ont menti. Ils lui ont délibérément caché les tortures que leur ont infligées les communistes roumains au début des années cinquante. Ils lui ont toujours fait croire que son histoire a commencé à leur arrivée en France. Il avait sept ans. Quelle vie aurait été la sienne s'il avait su la vérité ? Aurait-il connu une autre destinée si ses parents n'avaient pas cru légitime de lui dissimuler le cauchemar qu'ils ont enduré ? Cette question ne va plus cesser de l'obséder.
Il préparait l'agrégation de philosophie quand sa mère lui a révélé qu'elle avait été adoptée. Elle n'a jamais voulu savoir qui étaient ses parents biologiques. Matthieu, lui, veut savoir. Au terme d'une enquête extravagante, il découvre que sa mère est née en 1943 dans un Lebensborn, ces pouponnières nazies auxquelles les SS confiaient leurs enfants pour qu'ils deviennent de purs Aryens. Il n'est pas évident d'accepter que votre grand-père était un nazi. Encore plus déroutant d'apprendre que votre grand-mère était une juive hongroise qui a conçu votre mère avec un officier de l'armée allemande. Français par sa mère, ivoirien par son père, nazi par son grand-père, juif par sa grand-mère, Matthieu Niango est en droit de se poser quelques questions sur la complexité de son héritage.
Il préparait l'agrégation de philosophie quand sa mère lui a révélé qu'elle avait été adoptée. Elle n'a jamais voulu savoir qui étaient ses parents biologiques. Matthieu, lui, veut savoir. Au terme d'une enquête extravagante, il découvre que sa mère est née en 1943 dans un Lebensborn, ces pouponnières nazies auxquelles les SS confiaient leurs enfants pour qu'ils deviennent de purs Aryens. Il n'est pas évident d'accepter que votre grand-père était un nazi. Encore plus déroutant d'apprendre que votre grand-mère était une juive hongroise qui a conçu votre mère avec un officier de l'armée allemande. Français par sa mère, ivoirien par son père, nazi par son grand-père, juif par sa grand-mère, Matthieu Niango est en droit de se poser quelques questions sur la complexité de son héritage.
Dany Cohn-Bendit raconte à lui seul une histoire de la France, une histoire de l'Allemagne, une histoire de l'Europe. Depuis le temps qu'on l'entend commenter, s'indigner, applaudir, conseiller, parler à l'oreille des puissants et débattre avec tout le monde, on croit tout connaître de lui. Mais que sait-on du regard qu'il porte sur lui-même ? Pour la première fois, il se confie sur l'histoire de ses parents, émigrés juifs allemands à l'origine de son identité nomade, sur son statut d'icône de Mai 68 dont il a joui autant que souffert, sur son rôle dans les expérimentations de la nouvelle société allemande et dans l'évolution des Verts, sur ses vingt ans de combat au Parlement européen. Au moment de fêter ses quatre-vingts ans, celui qui a toujours cru le bonheur possible se livre sur ses passions politiques, ses enthousiasmes, ses succès et ses regrets.
Dany Cohn-Bendit raconte à lui seul une histoire de la France, une histoire de l'Allemagne, une histoire de l'Europe. Depuis le temps qu'on l'entend commenter, s'indigner, applaudir, conseiller, parler à l'oreille des puissants et débattre avec tout le monde, on croit tout connaître de lui. Mais que sait-on du regard qu'il porte sur lui-même ? Pour la première fois, il se confie sur l'histoire de ses parents, émigrés juifs allemands à l'origine de son identité nomade, sur son statut d'icône de Mai 68 dont il a joui autant que souffert, sur son rôle dans les expérimentations de la nouvelle société allemande et dans l'évolution des Verts, sur ses vingt ans de combat au Parlement européen. Au moment de fêter ses quatre-vingts ans, celui qui a toujours cru le bonheur possible se livre sur ses passions politiques, ses enthousiasmes, ses succès et ses regrets.
Tandis qu'au volant de sa voiture de location, il fait le tour de la France par les bords, Philippe Jaenada ne peut s'ôter de la tête l'image de cette jeune femme qui, à l'aube du 28 novembre 1953, s'est écrasée sur le trottoir de la rue Cels, derrière le cimetière du Montparnasse. Elle s'appelait Jacqueline Harispe, elle avait vingt ans, on la surnommait Kaki. Elle passait son existence Chez Moineau, un café de la rue du Four où quelques très jeunes gens, serrés les uns contre les autres, jouissaient de l'instant sans l'ombre d'un projet d'avenir. Philippe Jaenada a cherché à savoir, à comprendre pourquoi une si jolie jeune femme, intelligente et libre, entourée d'amis, admirée, une fille que la vie semblait amuser, amoureuse d'un beau soldat américain qui l'aimait aussi, s'est jetée, un matin d'automne, par la fenêtre d'une chambre d'hôtel. À nouveau, Bernard Métraux s'empare remarquablement des mots de Philippe Jaenada pour nous offrir une enquête complète et passionnante. Photo : DR
Confrontée à la photographie de sa fille de dix-huit ans passant la frontière turque en compagnie d'un terroriste notoire, Hélène Dompierre refuse de croire que Manon a pu être mêlée de quelque façon que ce soit aux attentats qui ont horrifié l'Occident. Pendant des années, elle va tout tenter pour la retrouver. Cardiologue de réputation internationale, elle y perd ses illusions, son travail, ses amis, sa santé, son équilibre mental. Jusqu'au jour miraculeux où on lui apprend que la jeune femme est enfermée avec des milliers d'autres dans un camp au fin fond de la Syrie. Rien ni personne ne pourra l'empêcher de s'y rendre. Elle y arrive le jour où le régime de Bachar el-Assad s'effondre à Damas ; le pays est à feu et à sang. Demain, elle retrouvera sa fille !
Confrontée à la photographie de sa fille de dix-huit ans passant la frontière turque en compagnie d'un terroriste notoire, Hélène Dompierre refuse de croire que Manon a pu être mêlée de quelque façon que ce soit aux attentats qui ont horrifié l'Occident. Pendant des années, elle va tout tenter pour la retrouver. Cardiologue de réputation internationale, elle y perd ses illusions, son travail, ses amis, sa santé, son équilibre mental. Jusqu'au jour miraculeux où on lui apprend que la jeune femme est enfermée avec des milliers d'autres dans un camp au fin fond de la Syrie. Rien ni personne ne pourra l'empêcher de s'y rendre. Elle y arrive le jour où le régime de Bachar el-Assad s'effondre à Damas ; le pays est à feu et à sang. Demain, elle retrouvera sa fille !
Pourquoi, un matin d'automne, une si jolie jeune femme, intelligente et libre, entourée d'amis, admirée, une fille que la vie semblait amuser, amoureuse d'un beau soldat américain qui l'aimait aussi, s'est-elle jetée à l'aube par la fenêtre d'une chambre d'hôtel, à vingt ans ? J'aimerais savoir, comprendre.
"J'ai souvent touché le fond, sauf qu'à chaque tasse bue, je remonte plus vite qu'une torpille. Renié par ma mère pour anormalité physique, je me réinvente au gré de mes joies. J'aime rire, déconner, me faire mousser et rêver de sacres improbables. J'ai appris une chose dans la vie - pour se dépasser, il faut savoir prendre son pied là où l'on traîne l'autre. Même avec des béquilles ou avec des prothèses, je continuerai de marcher dans les pas du temps en randonneur subjugué. Je ne lâche rien." Hymne au courage d'être soi, à l'amour et à la solidarité inoxydable des "gens du quartier", Coeur-d'amande est une formidable bouffée d'air dans un monde en apnée.
"J'ai souvent touché le fond, sauf qu'à chaque tasse bue, je remonte plus vite qu'une torpille. Renié par ma mère pour anormalité physique, je me réinvente au gré de mes joies. J'aime rire, déconner, me faire mousser et rêver de sacres improbables. J'ai appris une chose dans la vie - pour se dépasser, il faut savoir prendre son pied là où l'on traîne l'autre. Même avec des béquilles ou avec des prothèses, je continuerai de marcher dans les pas du temps en randonneur subjugué. Je ne lâche rien." Hymne au courage d'être soi, à l'amour et à la solidarité inoxydable des "gens du quartier", Coeur-d'amande est une formidable bouffée d'air dans un monde en apnée.
« Je suis de gauche. En fait, c'est pire. Je suis gauchiste. De naissance, excusez du peu. Je suis toujours gauchiste, mais je ne suis plus enfant de choeur de l'armée rouge. Adulte, j'ai des mauvaises pensées. J'ai lu Weber, et je me suis dit : pourquoi pas. J'ai dit du mal des syndicats. J'ai oublié l'odeur des lacrymos, moi qui ai fait les « Nuits debout » et qui marchais dans les manifs avant de savoir marcher. Est-ce que la tentation de la droite s'insinuerait en moi ? Et si mon âme était corrompue ? Oh mon Dieu, je parle d'âme et je dis oh mon Dieu. Mon coeur s'égare, mes cheveux tombent. Je dois rentrer en mon être à la rencontre du garçon que j'étais à sept ans. Il est venu, le temps d'écrire mes confessions, mes souvenirs encore tendres de cette enfance, celle d'une fleur de barricade éprise de discipline, mère de liberté. »
« Je suis de gauche. En fait, c'est pire. Je suis gauchiste. De naissance, excusez du peu. Je suis toujours gauchiste, mais je ne suis plus enfant de choeur de l'armée rouge. Adulte, j'ai des mauvaises pensées. J'ai lu Weber, et je me suis dit : pourquoi pas. J'ai dit du mal des syndicats. J'ai oublié l'odeur des lacrymos, moi qui ai fait les « Nuits debout » et qui marchais dans les manifs avant de savoir marcher. Est-ce que la tentation de la droite s'insinuerait en moi ? Et si mon âme était corrompue ? Oh mon Dieu, je parle d'âme et je dis oh mon Dieu. Mon coeur s'égare, mes cheveux tombent. Je dois rentrer en mon être à la rencontre du garçon que j'étais à sept ans. Il est venu, le temps d'écrire mes confessions, mes souvenirs encore tendres de cette enfance, celle d'une fleur de barricade éprise de discipline, mère de liberté. »
Dans cet ultime livre, Frédéric Mitterrand a voulu rendre justice à l'amitié. L'amitié sous toutes ses formes. Celle qui s'impose, celle qui se rêve, celle qui s'invente. Il le devait à Thierry, son ami d'enfance, l'unique, celui qu'on ne croise qu'une fois dans sa vie, comme à son grand-oncle Charles Cahier, qu'il a admiré éperdument sans l'avoir jamais rencontré, et même aux deux enfants qui jouaient dans le film de Franco Rossi Amis pour la vie, et qu'il a aimés comme s'ils existaient pour de vrai. Sensible, léger, espiègle, profond, Frédéric a mis dans ces portraits tout son talent d'écrivain et ces qualités humaines qui lui ont valu tant d'inébranlables attachements.
Dans cet ultime livre, Frédéric Mitterrand a voulu rendre justice à l'amitié. L'amitié sous toutes ses formes. Celle qui s'impose, celle qui se rêve, celle qui s'invente. Il le devait à Thierry, son ami d'enfance, l'unique, celui qu'on ne croise qu'une fois dans sa vie, comme à son grand-oncle Charles Cahier, qu'il a admiré éperdument sans l'avoir jamais rencontré, et même aux deux enfants qui jouaient dans le film de Franco Rossi Amis pour la vie, et qu'il a aimés comme s'ils existaient pour de vrai. Sensible, léger, espiègle, profond, Frédéric a mis dans ces portraits tout son talent d'écrivain et ces qualités humaines qui lui ont valu tant d'inébranlables attachements.
La troupe s'ébranle. Elle marche au pas, puis l'allure augmente et c'est le galop. Le chef lance un deuxième cri. Les cavaliers se dressent sur leurs étriers et brandissent haut leurs fusils. Le chef donne le troisième signal. De la bouche de chaque fusil jaillit l'éclat de lumière et puis c'est la déflagration, une seule détonation faite de quinze autres, sinistre, effrayante, qui retentit dans le ciel. Arsalom se redresse, hagard, les yeux exorbités. Il porte la main à son cou, titube, pantin désarticulé à la chemise ensanglantée, fait quelques pas puis s'effondre au pied de la tribune. J'avais dix ans. Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris pourquoi cet homme devait mourir ce jour-là - et de cette façon.
La troupe s'ébranle. Elle marche au pas, puis l'allure augmente et c'est le galop. Le chef lance un deuxième cri. Les cavaliers se dressent sur leurs étriers et brandissent haut leurs fusils. Le chef donne le troisième signal. De la bouche de chaque fusil jaillit l'éclat de lumière et puis c'est la déflagration, une seule détonation faite de quinze autres, sinistre, effrayante, qui retentit dans le ciel. Arsalom se redresse, hagard, les yeux exorbités. Il porte la main à son cou, titube, pantin désarticulé à la chemise ensanglantée, fait quelques pas puis s'effondre au pied de la tribune. J'avais dix ans. Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris pourquoi cet homme devait mourir ce jour-là - et de cette façon.
Servir et obéir. C'est ainsi que les militaires légitiment le droit de tuer impunément. Mais doit-on obéir quand l'ordre reçu est immoral ? Aujourd'hui, les généraux russes sont confrontés à ce dilemme. Doivent-ils continuer d'obéir à Poutine ? Cette interrogation a conduit Lionel Duroy à s'intéresser au destin du maréchal Friedrich Paulus, commandant de la VIe armée allemande à Stalingrad et, à ce titre, comptable de la mort de milliers d'hommes. Pourquoi a-t-il continué d'obéir à Hitler, pour lequel il n'avait plus aucun respect, avant d'appeler à le renverser ? Lionel Duroy s'est glissé dans sa tête pour raconter son histoire.
Servir et obéir. C'est ainsi que les militaires légitiment le droit de tuer impunément. Mais doit-on obéir quand l'ordre reçu est immoral ? Aujourd'hui, les généraux russes sont confrontés à ce dilemme. Doivent-ils continuer d'obéir à Poutine ? Cette interrogation a conduit Lionel Duroy à s'intéresser au destin du maréchal Friedrich Paulus, commandant de la VIe armée allemande à Stalingrad et, à ce titre, comptable de la mort de milliers d'hommes. Pourquoi a-t-il continué d'obéir à Hitler, pour lequel il n'avait plus aucun respect, avant d'appeler à le renverser ? Lionel Duroy s'est glissé dans sa tête pour raconter son histoire.
Jean aimait rire de la mort. Il se moquait de l'embarras des survivants. "Je vous préviens : je n'irai pas à votre enterrement", et il éclatait de ce rire énorme dont il avait le secret. Le 18 octobre 2022, une bactérie sournoise l'a foudroyé. Il laisse un vide, un silence, un manque insondable. Il laisse aussi la première partie du manuscrit qu'il était en train d'écrire. L'histoire de Louis XI, ce monarque singulier qui, tout en étant de ceux qui ont posé les fondations de la nation française, a commis les plus effroyables crimes qu'on puisse imaginer. Ses amis nous ont convaincus de publier ce texte inachevé. Philippe Jaenada, Enki Bilal, Dominique Gelli, Florence Cestac, François Delebecque, Philippe Druillet et Benjamin Planchon ont improvisé des textes et des images sur la dernière création de Jean Teulé.
Jean aimait rire de la mort. Il se moquait de l'embarras des survivants. "Je vous préviens : je n'irai pas à votre enterrement", et il éclatait de ce rire énorme dont il avait le secret. Le 18 octobre 2022, une bactérie sournoise l'a foudroyé. Il laisse un vide, un silence, un manque insondable. Il laisse aussi la première partie du manuscrit qu'il était en train d'écrire. L'histoire de Louis XI, ce monarque singulier qui, tout en étant de ceux qui ont posé les fondations de la nation française, a commis les plus effroyables crimes qu'on puisse imaginer. Ses amis nous ont convaincus de publier ce texte inachevé. Philippe Jaenada, Enki Bilal, Dominique Gelli, Florence Cestac, François Delebecque, Philippe Druillet et Benjamin Planchon ont improvisé des textes et des images sur la dernière création de Jean Teulé.
Azincourt, un joli nom de village, le vague souvenir d'une bataille perdue. Ce 25 octobre 1415, il pleut dru sur l'Artois. Quelques milliers de soldats anglais qui ne songent qu'à rentrer chez eux se retrouvent pris au piège par des Français en surnombre. Bottés, casqués, cuirassés, armés jusqu'aux dents, brandissant fièrement leurs étendards, tous les aristocrates de la cour de France se précipitent pour participer à la curée. Ils ont bien l'intention de se couvrir de gloire, dans la grande tradition de la chevalerie française. Aucun n'en reviendra vivant. Avec la verve qu'on lui connaît et son sens du détail qui tue, Jean Teulé nous raconte ces trois jours dantesques où, sous une pluie battante, des milliers d'hommes se sont massacrés dans un affrontement sanglant d'autant plus désastreux que cette bataille était parfaitement inutile.
Azincourt, un joli nom de village, le vague souvenir d'une bataille perdue. Ce 25 octobre 1415, il pleut dru sur l'Artois. Quelques milliers de soldats anglais qui ne songent qu'à rentrer chez eux se retrouvent pris au piège par des Français en surnombre. Bottés, casqués, cuirassés, armés jusqu'aux dents, brandissant fièrement leurs étendards, tous les aristocrates de la cour de France se précipitent pour participer à la curée. Ils ont bien l'intention de se couvrir de gloire, dans la grande tradition de la chevalerie française. Aucun n'en reviendra vivant. Avec la verve qu'on lui connaît et son sens du détail qui tue, Jean Teulé nous raconte ces trois jours dantesques où, sous une pluie battante, des milliers d'hommes se sont massacrés dans un affrontement sanglant d'autant plus désastreux que cette bataille était parfaitement inutile.
Un jour d'été, dans un petit lotissement désert, une vieille dame se balance dans son rocking-chair. Au rythme lancinant du fauteuil qui craque et d'une mémoire chaotique, pensées et souvenirs se bousculent dans un récit où tendresse, humour et autodérision retracent un parcours insolite dans le monde impitoyable de la littérature.
Un jour d'été, dans un petit lotissement désert, une vieille dame se balance dans son rocking-chair. Au rythme lancinant du fauteuil qui craque et d'une mémoire chaotique, pensées et souvenirs se bousculent dans un récit où tendresse, humour et autodérision retracent un parcours insolite dans le monde impitoyable de la littérature.
En novembre 1924, un vent de colère a submergé Douarnenez. Trois mille ouvrières des sardineries ont décidé de refuser les cadences infernales, les salaires de misère, le travail des enfants, et ont initié ce qui restera la première et l'une des plus importantes grèves féminines du XXe siècle. Écrasées sous le poids des traditions religieuses et sociales, ces femmes ont pourtant eu le courage de se révolter. Mieux encore, emportées par ce tsunami libérateur, deux d'entre elles ont même osé s'aimer. Mais que restera-t-il de ce moment extraordinaire quand, une fois les revendications satisfaites, le combat prendra fin ? Avec force et délicatesse, Sophie Brocas retrace le destin de ces deux surprenantes héroïnes.
En novembre 1924, un vent de colère a submergé Douarnenez. Trois mille ouvrières des sardineries ont décidé de refuser les cadences infernales, les salaires de misère, le travail des enfants, et ont initié ce qui restera la première et l'une des plus importantes grèves féminines du XXe siècle. Écrasées sous le poids des traditions religieuses et sociales, ces femmes ont pourtant eu le courage de se révolter. Mieux encore, emportées par ce tsunami libérateur, deux d'entre elles ont même osé s'aimer. Mais que restera-t-il de ce moment extraordinaire quand, une fois les revendications satisfaites, le combat prendra fin ? Avec force et délicatesse, Sophie Brocas retrace le destin de ces deux surprenantes héroïnes.
La question animale attise les passions, mais, au fond, pourquoi ? Si Corine Pelluchon estime que la mise à mort d'un animal élevé pour sa chair est moralement problé-matique, Jocelyne Porcher, qui fut éleveuse, considère que c'est par le prisme du travail qu'il faut interroger la place de la mort dans nos relations avec les animaux. Cette question abyssale - a-t-on le droit de tuer des animaux ? - est au coeur de l'argumentation des deux auteures qui font part de leur expérience, en partageant leurs certitudes comme leurs doutes.
La question animale attise les passions, mais, au fond, pourquoi ? Si Corine Pelluchon estime que la mise à mort d'un animal élevé pour sa chair est moralement problé-matique, Jocelyne Porcher, qui fut éleveuse, considère que c'est par le prisme du travail qu'il faut interroger la place de la mort dans nos relations avec les animaux. Cette question abyssale - a-t-on le droit de tuer des animaux ? - est au coeur de l'argumentation des deux auteures qui font part de leur expérience, en partageant leurs certitudes comme leurs doutes.