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Comment les savoirs sont-ils produits ? Comment se transmettent-ils ? Quelle approche adopter pour apprendre à les observer ? Qu'il s'agisse d'un laboratoire, d'une agora grecque, d'un jardin botanique, d'une table de travail ou d'une bibliothèque, chaque lieu de savoir possède une dynamique propre, conséquence de son histoire et de ses spécificités. En mêlant l'observation des pratiques à l'interprétation des méthodes de pensée, cet ouvrage étudie les lieux de l'activité savante dans une approche comparatiste. Construit comme une invitation à la réflexion, situé à la frontière entre histoire et anthropologie, cet ouvrage tente de baliser les hypothèses et les enjeux d'une nouvelle approche des savoirs humains. Il s'adresse à tous les lecteurs qui souhaitent s'engager dans des cheminements parallèles ; il déploie des pistes de réflexion pour les humanités d'aujourd'hui et de demain. Cet ouvrage a été réalisé avec le soutien du Labex Hastec.
Aujourd'hui, la quasi-totalité des logiciels couramment utilisés sont tributaires de code dit « open source », créé et maintenu par des communautés composées de développeurs et d'autres talents. Ce code peut être repris, modifié et utilisé par n'importe qui, entreprise ou particulier, pour créer ses propres logiciels. Partagé, ce code constitue ainsi l'infrastructure numérique de la société d'aujourd'hui... dont les fondations menacent cependant de céder sous la demande ! En effet, dans un monde régi par la technologie, qu'il s'agisse des entreprises du Fortune 500, du Gouvernement, des grandes entreprises de logiciel ou des startups, nous sommes en train d'accroître la charge de ceux qui produisent et entretiennent cette infrastructure partagée. Or, comme ces communautés sont assez discrètes, les utilisateurs ont mis longtemps à en prendre conscience. Tout comme l'infrastructure matérielle, l'infrastructure numérique nécessite pourtant une maintenance et un entretien réguliers. Face à une demande sans précédent, si nous ne soutenons pas cette infrastructure, les conséquences seront nombreuses. L'entretien de notre infrastructure numérique est une idée nouvelle pour beaucoup, et les problèmes que cela pose sont mal cernés. Dans cet ouvrage, Nadia Eghbal met au jour les défis uniques auxquels sont confrontées les infrastructures numériques et comment l'on peut oeuvrer pour les relever.
Dans ce livre court, Peter Suber explique ce qu'est l'accès ouvert et ce qu'il n'est pas, ses avantages pour les auteurs et leurs lecteurs, la manière de le financer, sa compatibilité avec le droit d'auteur, la façon dont le mouvement pour l'accès ouvert est passé d'un mouvement confidentiel à un mouvement global, et enfin ses perspectives d'avenir. Basé sur les recherches et les écrits de l'auteur pendant une dizaine d'années, ce livre s'avère un outil indispensable pour les chercheurs, les bibliothécaires, les documentalistes, les administrateurs, les agences de financement, les éditeurs et les décideurs.
À l'ère du tout-numérique, votre identité en ligne est-elle vraiment sous contrôle ? *What is digital identity?
Les Guidelines de la Text Encoding Initiative (TEI) sont depuis longtemps considérées comme le standard de fait pour la préparation de ressources textuelles numériques dans la communauté académique. Elles offrent au débutant un éventail de possibilités qui peut paraître intimidant, mais qui reflète l'impressionnante étendue des applications possibles pour l'encodage de texte, depuis les éditions critiques traditionnelles jusqu'aux corpus linguistiques, aux lexiques historiques, aux archives numériques et au-delà. Utilisant de nombreux exemples de textes encodés en TEI issus de domaines variés, ce livre simple et direct est destiné à aider le débutant à faire ses propres choix parmi les multiples options offertes par la TEI. Il explique la technologie XML utilisée par la TEI d'une manière accessible au lecteur dépourvu de formation technique, et offre une visite guidée des dédales de l'univers de la TEI, et de la façon dont elle peut être personnalisée pour répondre aux besoins d'un projet particulier. Cet ouvrage a été réalisé avec le soutien de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Un moulin abandonné en Provence, des histoires qui sentent le thym et la garrigue : Les lettres de mon moulin vous invite à redécouvrir les contes intemporels d’Alphonse Daudet.
O livro reúne capítulos que abordam questões sobre a nova configuração econômico-social em que se destaca a importância econômica do conhecimento como fonte principal para a criação de riqueza, em substituição ao capital físico e/ou recursos naturais, determinantes para a organização da produção até o século XX. Além de considerações conceituais, os capítulos que compõem a obra discutem resultados de pesquisas realizadas por equipes de pesquisadores em Grenoble (Université Joseph Fourier, Grenoble 1 e Université Pierre Mendès France, Grenoble 2), França, e no Rio Grande do Sul (Universidade Federal do Rio Grande do Sul), Brasil, abordando tópicos que, em termos mais gerais, referem-se ao debate sobre interação entre ciência, tecnologia, inovação e desenvolvimento local e regional. Examinamse, portanto, realidades socioculturais bastante distintas tanto em termos econômicos como históricos. O objetivo foi o de conhecer as estratégias de cada sociedade, com recursos desiguais, frente a mudanças econômicas significativas.
Em que o patrimônio imaterial afeta a noção de patrimonialização? O reconhecimento patrimonial das especificidades locais é compatível com um contexto global de homogeneização? Como construir um conhecimento distanciado sobre uma memória conflituosa e recente? As mediações documentais e digitais limitam-se a um papel de conservação ou de ilustração do patrimônio? Elas não garantiriam a continuidade da memória social de patrimônios desaparecidos e a renovação das práticas patrimoniais da sociedade? A obra aborda essas questões por meio de uma tensão entre a memoração e a patrimonialização. Esse ponto de vista é compartilhado pelos pesquisadores franceses e brasileiros que se reuniram para tornar visível um campo de pesquisa que lhes é transversal e para os quais a novidade patrimonial reside em renovar a concepção de constituir patrimônios mediante o lugar concedido à memória.
Périgord, 1815. Jacquou, 8 ans, voit son père condamné aux galères et sa mère mourir de misère sous les coups du comte de Nansac. Orphelin, il grandit avec une seule obsession : rendre justice à sa famille et libérer son peuple de la tyrannie.
Qu'est-ce que les humanités numériques ? Apparue en 2006, l'expression connaît depuis un véritable succès. Mais au-delà du slogan à la mode, quelle est la réalité des pratiques qu'il désigne ? Si tout le monde s'accorde sur une définition minimale à l'intersection des technologies numériques et des sciences humaines et sociales, les vues divergent lorsqu'on entre dans le vif du sujet. Les humanités numériques représentent-elles une véritable révolution des pratiques de recherche et des paradigmes intellectuels qui les fondent ou, plus simplement, une optimisation des méthodes existantes ? Constituent-elles un champ suffisamment structuré pour justifier une réforme des modes de financement de la recherche, des cursus de formation, des critères d'évaluation ? L'archive numérique offre-t-elle à la recherche suffisamment de garanties ? Quelle place la recherche « dirigée par les données » laisse-t-elle à l'interprétation ? Telles sont quelques-unes des questions abordées par ce deuxième opus de la collection « Read/Write Book ». Ces dix-huit textes essentiels, rédigés ou traduits en français par des chercheurs de différentes nationalités, proposent une introduction aux humanités numériques accessible à tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur ce domaine de recherche en constante évolution.
Les web studies et les network sciences ont déjà une histoire, et, en France, cette histoire fut profondément marquée par la contribution de Franck Ghitalla. Cet ouvrage posthume était en fait déjà prêt à être publié au moment du décès brutal de son auteur en décembre 2018. Ses chroniques du Web et ses carnets cartographiques, ici regroupés, ont, en effet, une vocation pédagogique certaine. Cet ouvrage est ainsi idéal pour une initiation, car il permettra à chacun de s'approprier les concepts et les méthodes que Franck Ghitalla a éminemment contribué à développer en France. L'histoire de la construction de ces approches en réseau qu'il retrace dans la première partie permet de comprendre que la tâche requiert de multiples expertises : la rigueur des calculs doit être alliée à la fiabilité des sources et des données ainsi qu'à la sensibilité sémiotique de la visualisation pour rendre robuste une interprétation toujours ancrée dans les sciences sociales. Chaque chapitre s'appuie sur des exemples d'analyse de réseaux très précis, dans des domaines très divers, et les concepts sont progressivement distillés, ainsi que les tours de main, que Franck Ghitalla, brillant artisan des données numériques, avait à coeur de partager avec tous.
Depuis plus de vingt ans, la communauté scientifique internationale affirme son soutien à la science ouverte comme fondement d'une recherche plus collaborative, transparente, intègre et proche de la société. Cette orientation s'est notamment traduite en France par l'adoption de deux Plans nationaux pour la science ouverte, en 2018 et 2021. Dans cette dynamique et à l'occasion de la présidence française du Conseil de l'Union européenne, la France a organisé les 4 et 5 février 2022 les Journées européennes de la science ouverte (OSEC). Cette conférence sur la transformation de l'écosystème de la recherche et de l'innovation en Europe a été l'occasion d'aborder en particulier la transparence des recherches en santé, l'avenir de l'édition scientifique et l'ouverture des codes et logiciels produits dans un contexte de recherche, mais aussi les transformations nécessaires de l'évaluation de la recherche, synthétisées dans l'Appel de Paris présenté lors de ces Journées et appelant à la création d'une coalition d'acteurs engagés pour une réforme du système actuel. Cet événement international a été organisé avec le soutien de l'Académie des sciences, du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), du Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Hcéres), de l'Agence nationale de la recherche (ANR), de l'Université de Lorraine et de l'Université de Nantes.
For more than twenty years, the international research community has affirmed its support for open and collaborative practices that improve the quality, transparency, reproducibility and inclusiveness of science. In France, this orientation has been reflected in the adoption of two National Plans for Open Science, in 2018 and 2021. In this context and on the occasion of the French Presidency of the Council of the European Union, France organised the Open Science European Conference (OSEC) on 4 and 5 February 2022. This conference on the transformation of the research and innovation ecosystem in Europe was an opportunity to address in particular transparency in health research, the future of scientific publishing and the opening of codes and software produced in a scientific context, but also the necessary transformations of research assessment, summarised in the Paris Call presented during the event and calling for the creation of a coalition of actors committed to reforming the current system. This international event was organised was organised by the French Académie des sciences, the Ministry of Higher Education and Research, the French National Center for Scientific Research (CNRS), the National Institute of Health and Medical Research (Inserm), the High Council for Evaluation of Research and Higher Education (Hcéres), the National Research Agency (ANR), the University of Lorraine and the University of Nantes.
Puisant ses analyses et ses exemples dans des champs scientifiques variés, cet ouvrage (dont l'original est paru en 2015 chez MIT Press) offre une étude inédite des utilisations des données au sein des infrastructures de la connaissance - utilisations qui varient largement d'une discipline à l'autre. Bien que le big data ait régulièrement les honneurs de la presse des deux côtés de l'Atlantique, Christine L. Borgman met en évidence qu'il vaut mieux disposer des bonnes données qu'en avoir beaucoup. Elle montre également que les little data peuvent s'avérer aussi précieuses que les big data, et, que, dans bien des cas, il n'y a aucune donnée, parce que les informations pertinentes n'existent pas, sont introuvables ou sont indisponibles... Au travers d'études de cas pratiques issus d'horizons divers, Christine L. Borgman met aussi en lumière que les données n'ont ni valeur ni signification isolément : elles s'inscrivent au sein d'une infrastructure de la connaissance, c'est-à-dire d'un écosystème de personnes, de pratiques, de technologies, d'institutions, d'objets matériels et de relations. Pour l'autrice, gérer les données et les exploiter sur le long terme requiert ainsi des investissements massifs dans ces infrastructures de la connaissance. L'avenir de la recherche, dans un monde en réseau, en dépend.
The question of sustainability in the open access movement has been widely debated, yet satisfactory answers have yet to be generated: How do we move from an approach entirely based on temporary projects to an approach based on community-based sustainable infrastructure? What kinds of social and technical infrastructures could support the Knowledge Commons? What values and services are being delivered, by which stakeholders, and for whom? What governance and financial models are possible? Given the global nature of scholarly communication, how do we ensure that the designs of the Commons are inclusive of voices from the global South? This volume collects nine selected papers presented at ELPUB2018 Conference in June 2018 in Toronto. Each paper was carefully selected, reviewed and edited to bring to an international audience the latest contributions from researchers and experts in the field. In addition to the technical issues related to interoperability of systems, research workflow, content preservation, and other services, the selected papers address the design and implementation of a community-based research communication infrastructure. ELPUB Conference has featured research results in various aspects of digital publishing for over two decades, involving a diverse international community of librarians, developers, publishers, entrepreneurs, administrators and researchers across the disciplines in the sciences and the humanities.
Bien que le Web ait seulement trente ans, son patrimoine est déjà pléthorique : la fondation Internet Archive a collecté plus de 345 milliards de pages web depuis 1996. Cette fondation, qui fut l'un des pionniers de l'archivage du Web, n'est pas seule à préserver et collecter aujourd'hui ce patrimoine dit « nativement numérique ». Au cours des années 2000, plusieurs pays ont en effet lancé de tels archivages, souvent confiés aux bibliothèques nationales, et cette tendance ne cesse de s'affirmer depuis. Ces initiatives introduisent des ruptures : dans la notion même d'archive, mais aussi dans les pratiques des professionnels des bibliothèques et du patrimoine, tout comme dans celles des chercheurs. Cet ouvrage se propose d'initier le lecteur aux enjeux humains et techniques de l'archivage de la Toile, de la collecte à l'analyse en passant par la création et le partage de corpus ou encore le cadre législatif. Il étudie de manière pragmatique cet archivage, en essayant de rendre palpable à la fois sa fabrique (technique, institutionnelle, juridique), la relation que ses acteurs entretiennent avec les publics et les évolutions qu'ont connues les collectes en une vingtaine d'années. Ce livre s'intéresse également à la manière dont les archives du Web, outre leur rôle patrimonial, peuvent aujourd'hui être exploitées par différents acteurs, notamment à des fins de recherche.
Le genre du forum, à travers ses formes primitives que sont les listes et groupes de discussions électroniques, structure la réinvention d'une communication savante dans l'univers technique des réseaux numériques. En retour, les discussions en forum révèlent les logiques sociales des pratiques du savoir de la fin du deuxième millénaire. Réinvestissant le long héritage de l'échange savant depuis le projet moderne des Lumières, ces outils de communication manifestent une réflexivité explicite entre technè et épistémè. Instruments de la science en train d'être discutée, ils témoignent d'un contexte où l'ingénierie des sciences et les technologies intellectuelles deviennent des valeurs centrales dans une économie de la connaissance. Ils offrent ainsi un éclairage anthropologique, sociologique, politique, voire géopolitique sur la manière dont le champ scientifique envisage et structure sa communication informelle et publique, témoignant de son rapport à la société, à l'intérieur, aux marges et à l'extérieur de l'espace du professionnel savant. Ce faisant, le forum est autant une forme du savoir réticulaire - qui prend la forme logicielle et sociale d'un réseau - qu'un lieu de savoir qui sédimente et identifie des objets et pratiques du savoir en environnement numérique.
The Text Encoding Initiative (TEI) Guidelines have long been regarded as the de facto standard for the preparation of digital textual resources in the scholarly research community. For the beginner, they offer a daunting range of possibilities, reflecting the huge range of potential applications for text encoding, from traditional scholarly editions, to language corpora, historical lexicons, digital archives and beyond. Drawing on many examples of TEI-encoded text from a variety of research domains, this simple and straightforward book is intended to help the beginner make their own choices from the full range of TEI options. It explains the XML technology used by the TEI in language accessible to the non-technical reader and provides a guided tour of the many parts of the TEI universe, and how it may be customized to suit an individual project's needs. This work has been produced with the support of Labex Hastec.