Philo Editions
Embarquez pour un voyage philosophique et écologique le long de la côte atlantique, où Pierre Cassou-Noguès explore à vélo les mutations du littoral face à la crise environnementale.
« La dépression est un régime psychique totalitaire qui ne tolère aucune nuance, aucun écart par rapport à sa norme. » La dépression touche 1 personne sur 5 en France. Elle est considérée aujourd'hui par l'Organisation mondiale de la Santé comme « la première cause de morbidité et d'incapacité dans le monde ». À partir de son expérience intime de la dépression, l'auteur analyse cette maladie comme un objet philosophique à part entière. Il met des mots sur l'indicible - les affects, les croyances, les épreuves intimes et sociales. Peu à peu se des- sine une véritable pensée sensible de la souffrance. Décrite comme un « totalitarisme intérieur », la dépression devient un mode d'existence singulier qui ne relève pas de la survie, mais de la « sous-vie ». Un essai incarné qui affronte cette question vertigineuse : que signifie vivre quand le désir de vivre a disparu ? Julien De Sanctis est docteur en philosophie. Mourir, le temps que ça aille mieux est son premier ouvrage.
Au « nous, les damnés de la terre » des mobilisations ouvrières, au « nous, les Français » des exhortations nationalistes, au « nous, les humains » de la tradition humaniste, il faut aujourd'hui ajouter le « nous, les vivants » de la conscience écologiste. Nous sommes en effet des êtres vivants et notre sort est indissolublement lié à celui des autres habitants de la planète. Pourtant ce slogan généreux et inclusif dissimule des problèmes considérables. Tous les vivants se valent-ils ? Et qu'est-ce que la vie ? Que devons-nous aux autres humains présents et à venir ? Francis Wolff démonte systématiquement les fondements de cette « éthique du vivant », devenue la pensée écologique dominante, pour leur substituer les principes politiques d'une justice environnementale humaniste. Contre l'unité verticale entre les vivants - qui serait fatale à leur survie -, il défend l'unité horizontale de l'humanité - qui est sa seule chance de survie. Analysant la manière dont « l'apologie de la nature » est passée à gauche après deux siècles à droite, il en tire une leçon : aucune pensée émancipatrice ne pourra jamais se passer des idées de rationalité, de science et de technique. Avec ce message fort : ce n'est pas le vivant qui est menacé et ce n'est pas l'humanité qui est menaçante. C'est elle, l'humanité, qui est menacée, c'est elle qu'il faut mobiliser. Car seule la vie humaine, toute vie humaine,a une valeur absolue.
Et si la libération des femmes devenait aussi celle des hommes ? Ce dialogue audacieux entre Laure Adler, Emma Becker et Romain Roszak explore une voie inédite : celle d’une émancipation partagée, loin des clichés de la domination masculine.
« Elles ont disparu du paysage. Pendant des décennies, comme la plupart d'entre nous, je n'ai rien remarqué. Soudain, c'est une urgence : des haies, il faut en replanter. Comme le titrait le quotidien Libération en septembre dernier, « Tout le monde veut de la haie ». Parce que leur intérêt écologique est immense. Mais pas seulement. Une haie n'est pas un mur comme les autres. Clôture, elle est limite ; écosystème, elle me rapproche d'un autre cosmos, d'autres espèces vivantes, d'une autre façon d'être au monde, elle ouvre un chemin qui mène loin », écrit l'autrice. Entre récit personnel, anecdotes historiques et analyse des concepts cachés dans la broussaille, Son ia Feertchak dessine une véritable philosophie du bocage. DANS LES MÉDIAS France Inter, Ali Baddou, 2 février 2024 https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/les-80/les-80-d-ali-baddou-du-vendredi-02-fevrier-2024-9789702 Je vous recommande le chapitre consacré à cette question : la haie est-elle de droite ou de gauche ? Comme l'écrit Sonia Feertchak, « la haie est un monde ». France Inter, Maïa Mazaurette, 13 février 2024 https://www.philomag.com/articles/va-je-ne-te-haie-point-maia-mazaurette-chronique-leloge-de-la-haie-de-sonia-feertchak Le Figaro, Charles Jaigu, 14 février 2024 https://www.lefigaro.fr/vox/societe/charles-jaigu-crise-agricole-a-la-recherche-du-bocage-perdu-20240214 L'essayiste Sonia Feertchak réussit à nous emmener loin dans le labyrinthe végétal des haies. Elle en chante les atours avec une conviction contagieuse. Vert, le 16 février 2024 https://vert.eco/archive/pourquoi-tant-de-haie L'invitation de Sonia Feertchak à célébrer le désordre végétal dresse avec beaucoup d'originalité le portrait de ces bordures broussailleuses. Libération, Coralie Schaub, 18 février 2024 https://www.liberation.fr/environnement/biodiversite/la-haie-est-aussi-poetique-que-politique-20240218_HD5FTMAWCNE5JONQ5EM5NIPBBY/ Pour l'essayiste Sonia Feertchak, les haies sont « un objet de pensée passionnant » qu'il faut d'urgence protéger.
Au feu rouge, vous trépignez. Le pied frémit sur l'accélérateur. Devant, un bus s'attarde, un piéton trébuche, une trottinette s'éclipse. Le temps s'étire. Le lieu de passage devient soudain un théâtre de frictions, de compromis silencieux, de résistances au rythme imposé. Un théâtre sans spectateurs, cependant toujours traversé, rarement habité. Cet essai propose justement de s'attarder sur cet espace paradoxal afin de repenser nos mobilités comme autant d'expériences éthiques, sensibles, politiques. Et si loin d'être un simple corridor d'efficacité, la route redevenait un lieu où réapprendre la patience - envers soi-même, les autres, et le monde qui passe ?
L'arrivée de ChatGPT a tout changé. En réalisant que chacun d'entre nous peut se servir d'un outil d'IA d'une puissance ahurissante, nous sommes saisis d'une forme de panique. Il nous faut comprendre ce qui se joue dans cette période d'effervescence technologique. Dans un essai tonique, la philosophe Apolline Guillot invite à dépasser les fantasmes catastrophistes. L'IA n'est pas omnipotente : elle est par exemple incapable de prendre des risques. Mais quels risques nous fait-elle courir ? Deux penseurs en débattent pied à pied : Miguel Benasayag s'inquiète d'une digitalisation rapide du monde qui abîme nos cerveaux tandis que Gilles Dowek fait confiance à l'être humain pour tirer le meilleur parti d'un outil qu'il a créé. Un livre qui propose une introduction philosophique au thème des risques liés à l'IA et un débat clivant pour faire ressortir les grands enjeux éthiques qu'elle soulève. Apolline Guillot est journaliste et philosophe des techniques. Normalienne agrégée de philosophie de l'ENS elle dirige la rédaction de Philonomist. Miguel Benasayag est philosophe, psychanalyste franco-argentin, spécialiste de Spinoza et chercheur en épistémologie. Gilles Dowek est informaticien et logicien français, ancien élève de l'École polytechnique.
Nicolas Tenaillon s'inspire de l'ouvrage éponyme de Schopenhauer et nous livre 60 stratagèmes, leur mode d'emploi et leur parade. Des techniques utiles pour avoir le dessus dans une conversation, pour faire éclater la grande vérité de ses propres thèses, pour faire tomber les arguments fallacieux de ses adversaires et décrypter les débats politiques. L'auteur se sert de Platon, Arendt, Rousseau... pour asseoir ses stratagèmes qui sont systématiquement illustrés par des faits d'actualité et par les dessins intelligents de Nicolas Mahler. Un véritable traité d'éloquence. EXEMPLES DE STRATAGÈMES « Pratiquez la rupture de ton » « Feignez d'être vexé » « Parlez par images » « Exigez des définitions » « Invoquez les statistiques » « Jouez les incompris » Véritable manuel du citoyen pour décrypter les débats politiques et le cadeau parfait pour les petits et les grands qui veulent toujours avoir raison ! À mettre en pratique !
Si la mondialisation permet la libre circulation des marchandises, pourquoi cette libre circulation ne s'applique-t-elle pas aussi aux individus ? Comment accorder la démocratie avec la préservation raisonnée des frontières ? Dans son essai, Astrid von Busekist, spécialiste de théorie politique, décortique sans les caricaturer trois approches possibles des frontières, et plaide pour une voie pragmatique. Dans le débat qui suit, le géographe Michel Foucher démontre « la nécessité anthropologique de ces délimitations territoriales ». Quand le philosophe Dominique Bourg souligne les risques immenses de ce qu'il appelle « la crise de tout ce qui n'a pas de frontière », autrement dit la crise de l'environnement. Les trois s'accordent sur l'importance des États face aux risques du chaos. "Au-delà des différentes acceptions de la souveraineté, je voudrais souligner qu'aujourd'hui, ce qui nous arrive, c'est une crise dans la relation avec ce qui n'a pas de frontières, ou plutôt avec ce qui englobe toutes les frontières. Les grands problèmes environnementaux sont des problèmes globaux." Dominique Bourg "Tous les anthropologues expliquent que les humains ont besoin d'une limite symbolique, et je les rejoins en affirmant que les frontières sont des marqueurs symboliques, qui différencient le dedans et le dehors. Cette différenciation n'est pas réductrice ou raciste, il n'y a pas de hiérarchie entre le dedans et le dehors, mais on a besoin d'une limite, et c'est bien un besoin anthropologique. Distinguer le dedans et le dehors permet d'interagir." Michel Foucher "On peut considérer les passions nationalistes sans ignorer l'universalisme, mais pour y parvenir, il n'y a pas de recette universelle. Tout au plus des exemples qui, à travers l'histoire, ont fait la grandeur des nations. La conclusion décevra sans doute les amateurs de formules définitives, mais à la question des frontières on ne peut donner que des réponses précises et situées." Astrid von Bukesist Michel FOUCHER géographe, diplomate et essayiste français Dominique BOURG philosophe franco-suisse enseignant à l'université de Lausanne (Suisse). Membre du comité de veille écologique de la fondation Nicolas-Hulot, il se consacre principalement aux questions environnementales et à la technique. Astrid von BUKESIST professeure de théorie politique à Science Po, Paris. Elle est directrice du programme Théorie politique à l'École de la recherche et éditrice en chef de Raisons Politiques.
Face à l'urgence climatique et à l'essor fulgurant de l'IA, Le Sens de la Tech Tome 2 interroge notre capacité à concilier innovation et humanisme. Des dialogues percutants entre philosophes et dirigeants pour repenser notre futur.
De l'Ukraine au Proche-Orient, la guerre est de retour. Pour nous autres Européens qui pensions nous en être débarrassés, le choc est violent. Comment lui faire face ? Jusqu'où s'y engager sans menacer les chances de la paix ? Peut-on faire « la guerre sans l'aimer » pour reprendre une formule d'André Malraux ? Un historien de la guerre et un architecte de paix confrontent ici leurs visions. Stéphane Audoin-Rouzeau, l'un des plus grands spécialistes de l'histoire de la Grande guerre, porte sur les conflits actuels son regard lucide et inquiet. Gérard Araud, ancien ambassadeur de France en Israël et aux États-Unis, connu pour son érudition mais aussi pour son franc-parler rare chez les diplomates, esquissent les voies de sortie de crise. De leur discussion, on sort mieux armé pour affronter l'expérience limite de la guerre et plus résolu à faire la paix sans renoncer à l'essentiel.
Alors que la notion de race au sens biologique a perdu toute crédibilité, la question du racisme revient au coeur du débat public. Et nous laisse désarmés. Car elle n'oppose plus seulement racistes et antiracistes, elle met aux prises ceux qui se considèrent comme des « racisés » et ceux qui veulent continuer à faire abstraction de la couleur et de l'origine au nom de l'Universel. Où et quand commence le racisme ? Pour y voir plus clair, nous avons réuni deux philosophes de la nouvelle génération qui sont aussi des militants de l'antiracisme. Ayant été confrontés très tôt, dans leur vie personnelle, à l'expérience du racisme, Marylin Maeso et Norman Ajari se livrent à une discussion franche et ouverte sur les divergences profondes qui les séparent, jusqu'à la définition même du racisme.
Et si les écrans redéfinissaient notre façon de parler, d’écouter et de vivre ensemble ? Ce débat passionnant entre Najat Vallaud-Belkacem, David Le Breton et Julie Neveux explore les enjeux de la parole à l’ère numérique.
C'est aux sentiments de vertige et d'aliénation liés à l'accélération de nos sociétés que le penseur allemand Hartmut Rosa consacre sa réflexion depuis des années. En témoigne son récit d'un voyage en Chine, excursion dans un pays qui est passé de l'époque féodale au capitalisme le plus débridé en quarante ans. Cet ouvrage avance, à travers une série de textes courts et marquants, une solution à la frénésie ambiante : il s'agit d'entrer en résonance avec le monde. Nouveau concept philosophique, la résonance vise à nous faire accéder à une vie meilleure, permettant de trouver un accord entre le monde tel qu'il est et l'existence telle qu'elle mérite d'être vécue. Une approche accessible et incarnée des deux concepts phares de l'auteur, l'accélération et la résonance.
Sur les 66 romans à énigme d'Agatha Christie, plus de 50 mettent en scène des crimes familiaux. Mais le meurtre est un écran de fumée ; le vrai sujet de l'oeuvre de Christie, c'est la banalité du mal au coeur de la famille, et le silence qui l'entoure. Ressentiment, manipulation, jalousie, humiliation, inceste... La vérité est tue de peur qu'elle ne tue. Au coeur des familles, certains ont tous les droits, d'autres n'ont que celui de (se) laisser faire et se taire. Sonia Feertchak propose une lecture totalement neuve de l'oeuvre d'Agatha Christie, qui met au jour le tabou de la malveillance familiale et le rapport des familles à la vérité. À lire Agatha Christie comme elle n'a jamais été lue, il sera dit sur la famille ce qui n'a jamais été dit.
Le best-of des idées pour 2020 ! Les meilleurs articles des grands penseurs de notre temps parus dans la presse internationale, sélectionnés et présentés par la rédaction de Philosophie magazine. Quelles sont les grandes transformations de notre temps? Quels penseurs permettent de les saisir? Dans quels textes ont-ils formulé leurs visions du monde? Rédigés par des philosophes, des écrivains et des historiens pour éclairer à chaque fois une question précise de notre temps, ces textes permettent de dresser un véritable panorama des idées contemporaines.
Dans cet ouvrage, Camille Froidevaux-Metterie revient particulièrement sur l'affaire Weinstein et sur ses conséquences et montre comment ce scandale marque un moment particulier dans la fondation d'un nouveau féminisme. L'auteure analyse, en philosophe et en tant que femme, des faits universels comme les règles, la maternité, les seins, le premier rapport sexuel, le passage de la cinquantaine... Camille Froidevaux-Metterie réfléchit aux implications de l'expérience vécue de la corporéité féminine dans nos sociétés de l'émancipation. Elle propose de tenir ensemble la lutte contre les mécanismes d'aliénation et l'aspiration à un réinvestissement positif et apaisé du corps féminin. « Un féminisme de l'intime » Le Monde, Catherine Vincent « Le corps féminin au coeur du féminisme » France inter, Laure Adler « Une libération qui peut désormais aller jusque dans les sphères les plus intimes de la féminité » France culture, Olivia Gesbert
À contre-courant de tout ce que l'air du temps charrie de conseils pour optimiser son attention, ce livre est la chronique d'une déconcentration lente et choisie. C'est également un appel à toutes les solitudes éclatées, prises dans le flux de la vie quotidienne, trop souvent tiraillées entre scroll compulsif, impuissance et culpabilisation. Surtout, c'est une invitation à replacer au coeur du débat autour de la « crise de l'attention » la question de notre présence au monde et à nous-mêmes. À l'heure où l'on alerte sur la dispersion de notre attention et le danger des écrans qui morcellent, cet essai en forme de récit incarné (écrit à la première personne du singulier) propose un renversement radical : et si l'attention n'était pas une ressource à maîtriser, mais un élan fondamental vers le monde ? Apolline Guillot interroge une vision largement admise, territorialisée, extractiviste de l'attention et réhabilite au contraire la dislocation, la dissolution et l'éparpillement. Contre le mythe d'un sujet maître de lui-même, concentré et discipliné, elle explore l'idée d'une subjectivité ouverte, éclatée, toujours en mouvement. En marchant, en lisant, en aimant, nous nous dispersons - et c'est peut-être là notre manière la plus authentique d'exister. Apolline Guillot est professeure agrégée de philosophie, journaliste et rédactrice en chef de Philonomist. Ses domaines de prédilection sont la philosophie des sciences, de l'informatique et des nouvelles technologies. Ce livre est son premier essai.
« Comment agir dans une époque obscure et incertaine ? » demande Hannah Arendt. Une question qui trouve toute son actualité aujourd'hui : comment continuer à agir, bien réagir, ne pas surréagir quand l'incertitude prend autant de place ? Autour du thème de l'action, la philosophe Fanny Lederlin rédige l'essai introductif. Elle y trace des pistes intellectuelles inattendues pour agir et penser librement, quelles que soient les circonstances. Suit un dialogue fécond entre deux personnalités que rien ne destinait à se rencontrer - Raphaël Gaillard, psychiatre et académicien français, et le général François Lecointre, ancien chef d'état-major des armées. Les expériences humaines extrêmes qu'impliquent leurs professions révèlent avec un relief singulier la nature de l'action sous contrainte d'incertitude.
D'où provient notre modèle conjugal ? Pourquoi est-il en crise ? Comment vivre en famille quand les histoires d'amour durent de moins en moins longtemps ? Qu'attend-on des parents d'aujourd'hui ? Où en sont nos scénarios sexuels ? Comment se dépatouiller avec la monogamie, les modes de garde des enfants, le chéquier du compte commun ? Dans cet ouvrage inspiré du podcast « Vivons heureux avant la fin du monde », produit par ARTE Radio, Delphine Saltel mêle le récit de soi aux rencontres avec des anonymes, des penseurs-ses et des activistes. Tirant des traits d'union entre nos difficultés intimes et l'éclairage des sciences humaines, elle livre un essai tonique, informé et incarné qui repolitise la grande aventure du couple. Avec l'éclairage des sociologues Eva Illouz, Irène Théry, Céline Bessière, Claude Martin, du philosophe Pierre Zaoui, de l'historienne bibia Pavard ou de la psychologue Isabelle Roskam.
Pour écrire la série THE GOOD PLACE, l'un des grands succès de ces dernières années, Michael Schur s'est plongé dans les théories morales les plus sophistiquées, au point de devenir un expert. Il nous les restitue dans cet essai très accessible qui pose des questions pratiques et universelles et y apporte des réponses rigoureuses, avec talent et humour. Ce livre s'ouvre sur des questions éthiques simples telles que « Dois-je frapper mon ami sans raison ? » (la réponse est non), jusqu'aux dilemmes moraux les plus complexes. Par exemple, « Puis-je aimer un livre écrit par un auteur raciste ? » ou « Pourquoi s'embêter à faire le bien quand il n'y a aucune conséquence à faire le mal ? » On en ressort avec un peu plus de sagesse et une meilleure idée de ce que pourrait être une vie bonne. ON EN PARLE « Comment être parfait est une réflexion sympathique et incroyablement drôle sur ce que c'est que d'être un bon être humain. En tant qu'être humain, j'ai vraiment apprécié. Je suis sûr que d'autres êtres humains l'apprécieront aussi. » Steve Carell « L'ouvrage tient à la fois du manuel de philosophie pour grands débutants et du journal d'un voyage mental. Un étonnant travail académique. » Le Monde, Thomas Sotinel, 13/11/22 « Avec beaucoup d'humour et de bienveillance, il y dissèque des questions fondamentales et terriblement ordinaires, en convoquant les plus grand·e·s philosophes : Puis-je frapper un ami sans raison ? ; J'ai foiré. Dois-je demander pardon ? ; Je viens d'agir par altruisme... mais qu'est-ce que j'y gagne ? » Konbini, Delphine Rivet, 28/10/22 « Michael Schur publie un essai, Comment être parfait, dans lequel il vulgarise les principales théories éthiques, sans se départir de son sens de l'humour. » Télérama, Pierre Langlais, 27/10/22 « Comment être parfait : un essai vibrant et très drôle sur l'éthique, où l'auteur revient également sur son parcours télévisé. » Philosophie magazine, 27/10/22
Peut-on vivre sans risque ? Qu'est-ce qu'un risque inacceptable ? Pourquoi passons-nous une partie de notre existence à provoquer le risque, et une autre à le fuir ? À ces questions éternelles, cet ouvrage apporte des réponses nouvelles, en mêlant les voix de ceux qui pensent le risque, et de ceux qui s'y exposent. Il pro- pose une série de réflexions incarnées sur le concept de risque, mêlant apport philosophique et récits d'expériences vécues. SOMMAIRE Préface par Étienne KLEIN Claude ALPHANDÉRY Oser changer de voie David LE BRETON Les passions du risque Laurence DEVILLAIRS Je suis ce que je risque Tobie NATHAN Frayeur et destin Bartabas Les chevaux m'ont appris à vivre Sven ORTOLI Au risque du futur Anne DUFOURMANTELLE
Face à la guerre qui fait son retour en Europe, il est plus que jamais indispensable de parvenir à comprendre ce qui nous arrive, sur le plan politique et militaire, mais aussi existentiel, éthique et métaphysique. 10 grands penseurs de tous les continents nous invitent à affronter la guerre... et à imaginer la paix. Ils se mettent dans les pas de Clausewitz et de Bergson, d'Aron et d'Einstein, pour mesurer la portée de cet évènement. Ils ne font pas que s'engager. Ils interrogent et questionnent, nous mettent devant nos contradictions et nous invitent à les assumer ou à les dépasser. ÉTIENNE KLEIN « Si Einstein revenait parmi nous... » EVA ILLOUZ « Il n'est plus du tout évident que l'intérêt guide l'action de Poutine » FRANCIS WOLFF « Jamais nous ne nous sommes sentis autant Européens » HARTMUT ROSA « La guerre nous tend un piège majeur » JUDITH BUTLER Faire gagner les Ukrainiens... et faire perdre la guerre ÉTIENNE BALIBAR « Avec ses réfugiés, l'Ukraine est déjà entrée dans l'Europe » MICHAEL WALZER « Non, la guerre en Ukraine n'est pas le produit de l'extension de l'OTAN » MARYLIN MAESO Tous les réfugiés ne sont-ils pas des semblables ? FRÉDÉRIC GROS Pour quelle paix fait-on la guerre ? MICHEL ELTCHANINOFF De l'art (dangereux) de se raconter des histoires
Une sélection des meilleurs textes issus de la presse internationale, offrant un panorama exceptionnel des penseurs qui comptent et des enjeux qui montent. 22 points de vue originaux et accessibles, sélectionnés par la rédaction de Philosophie Magazine. De la libération de la parole des femmes à la crise de la laïcité, de la question de l'abolition des prisons à l'émergence du « deuil numérique », de la souffrance végétale aux débats autour de la "cancel culture" : ces 22 penseurs (philosophes, sociologues, et historiens) nous aident ainsi à nous confronter aux grands événements et enjeux contemporains, à l'heure où la tendance est à la guerre rangée entre des positions rigides.
François Morel s'attaque à la philosophie et c'est un vrai délice ! Avec la complicité de Victorine de Oliveira pour les éclairages philosophiques et celle de Pascal Rabaté pour les dessins. Deux approches sont proposées : l'une, humoristique et brillante, de François Morel, et l'autre, réflexive et pédagogique, de Victorine de Oliveira. François Morel choisit des citations parmi les plus connues et les plus grandes. Il les décrypte avec son humour. Victorine de Oliveira éclaire chacun de ces textes par deux ou trois idées qui permettent d'apprendre quelque chose sur l'auteur, ou un concept de philosophie. Le dessinateur Pascal Rabaté illustre superbement les citations corrigées par François Morel, avec humour et décalage.
Une sélection des grands articles parus dans la presse internationale offrant un panorama exceptionnel des penseurs qui comptent et des enjeux qui montent. - Un concept inédit en France inauguré en janvier 2020 avec les 20 penseurs pour 2020 - 21 points de vue innovants sur les grands enjeux contemporains - Des articles, débats et entretiens courts et accessibles RAN HALÉVI Le trumpisme après Trump HELEN LEWIS Harry Potter et la cancel culture EVA ILLOUZ Black Lives Matter et #MeToo, ou la politique des corps vulnérables MARYLIN MAESO Hommage à Samuel Paty, professeur de doute et maître de vie JUDITH BUTLER La politique du chagrin JARED DIAMOND Apprendre à lutter en commun PETER SINGER La vie des jeunes vaut-elle vraiment plus ? PAUL SEBILLOTTE Pour une lecture anticapitaliste des pandémies ARJUN APPADURAI Voici venu le temps de la révolte des élites MARTHA NUSSBAUM Une éthique de la colère MIREILLE DELMAS-MARTY La justice mondiale en mouvement PANKAJ MISHRA La faillite du modèle libéral BRUNO LATOUR Comment atterrir ? MICHAEL WALZER Le capitalisme est-il raciste ? NADIA YALA KISUKIDI La joie africaine HARTMUT ROSA Nous pouvons donc ralentir MAURIZIO FERRARIS Save The Planet ou sauve qui peut ? NICHOLAS BLOOM Télétravail : une bombe à retardement inégalitaire
La perte, d'un enfant ou d'un amour, est au coeur des oeuvres de Philippe Forest et de Vincent Delecroix . L'écrivain Philippe Forest, dont toute l'oeuvre est construite autour de la perte de sa petite fille, et le philosophe Vincent Delecroix , spécialiste de Kierkegaard, remettent le deuil au coeur de l'existence humaine. Leur conversation part d'une colère commune contre l'expression galvaudée « faire son deuil ». Interrogeant la philosophie, la religion, la littérature, ils donnent, non des remèdes, mais des ressources pour penser « ce qui est perdu ». Dans ce beau dialogue, il s'agit au fond de se confronter à « l'impossible réel » et, tel ce personnage de Faulkner, « entre le chagrin et le néant », de préférer le chagrin. Philosophe et écrivain, Vincent Delecroix enseigne la philosophie de la religion à l'Ecole pratique des hautes études. Il a publié des fictions (Ce qui est perdu, Gallimard, 2006) et un très bel essai sur la musique. Il a reçu le Grand Prix de Littérature de l'Académie française pour Tombeau d'Achille. Philippe Forest est professeur de littérature. Il dirige aussi la Nouvelle Revue française. En 1997, il reçoit le prix Femina du premier roman pour L'Enfant éternel , inspiré par la mort de sa petite fille Pauline et publié chez Gallimard. Deuil qu'il ne cesse de creuser dans ses romans et ses essais.