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La présente étude, réalisée après l'assassinat, par un terroriste islamiste, de Samuel PATY, professeur dans un collège public, s'essaye à analyser comment l'école publique, conçue et construite comme une institution nationale et républicaine d'éducation, peut aujourd'hui se trouver fragilisée et contestée au point que l'un de ses enseignants soit assassiné dans le cadre de l'exercice de son métier à la suite d'une campagne de manipulation orchestrée par des militants islamistes et leurs soutiens locaux. Dans quel état réel se trouve "l'école de la République", invoquée comme un mantra par nos actuels dirigeants politiques. Comment en est-elle arrivée à devoir subir une subversion qui ne recule plus devant de purs actes terroristes ? Quelles sont les voies de son redressement et de la reconquête du terrain perdu ? Quel peut être le rôle de l'école publique dans la lutte contre la propagation de l'islamisme ?
Les GAFAM (Acronyme utilisé pour désigner de manière générique les géants du Web, en évoquant Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) ont bouleversé nos vies de manière spectaculaire en moins de vingt ans. Ces sociétés privées américaines sont devenues indispensables à notre quotidien et à notre économie. Elles façonnent nos relations sociales et professionnelles, elles bouleversent notre manière de consommer et modifient par conséquent le paysage économique, elles accaparent notre attention, le fameux « temps de cerveau disponible », elles exploitent nos informations personnelles, devenues l'or gris du 21ème siècle, elles nous tracent et nous « profilent » pour mieux nous rentabiliser. Plus inquiétant encore, elles jouent les prophètes d'une certaine vision politique du monde. Des idées dans l'air du temps sont relayées avec zèle et les algorithmes s'attèlent à redéfinir nos goûts, nos rêves, nos aspirations, nos convictions, quel que soit notre pays d'origine. Elles censurent les opposants ou, plus pernicieux encore, pratiquent le « shadow banning » pour les rendre invisibles. La mort numérique signifiant à notre époque la mort politique. Insaisissables, elles sont les championnes de l'optimisation fiscale, terme pudique pour ne pas dire évasion. Tels de gros poissons dans l'eau, elles évoluent sans obstacle ou presque dans un système mondialisé taillé sur mesure pour elles. Leur puissance est devenue un enjeu géopolitique et de souveraineté majeur. La plupart des gouvernements sont, selon les cas, complices, naïfs, dépassés ou démunis. Alors que faire ? Cette étude du Centre d'Analyse et de Prospective de l'ISSEP, réalisée par un collectif de juristes spécialisés sur le sujet, tente de répondre à cette question essentielle en proposant quelques pistes de régulation de ces géants du Web. Le défi est immense, il s'agit tout simplement de prouver que la politique n'a pas dit son dernier mot.
L'opposition entre France des métropoles et France périphérique structure le débat public, au moins implicitement, depuis les travaux de Christophe Guilluy. Elle n'est pas spécifique à la France, mais elle est particulièrement marquée dans notre pays, du fait de la tendance des dirigeants français à copier les modes, en particulier celles venues d'outre-Atlantique. Car la politique de « métropolisation » a une histoire, nord-américaine au départ. Nos politiques ont voulu, depuis 2014, « oeuvrer au redressement économique du pays » en restructurant le territoire français à partir de 22 métropoles. Le conflit des Gilets Jaunes a fait ressortir sous une lumière crue, s'il en était besoin, l'inefficacité d'une telle politique. Dans cette étude, Claude Rochet nous montre que la théorie du développement par les métropoles est non seulement profondément remise en cause aux États-Unis, mais qu'elle est également démentie par l'économie de l'innovation et du développement. Il est temps de remettre les villes petites et moyennes au centre du tableau. L'histoire des dynamiques urbaines, mais aussi le contexte de la révolution numérique montre qu'elles fournissent le cadre le plus favorable à l'innovation et au développement. Elles répondent mieux aux enjeux économiques et énergétiques du moment, en permettant une cohésion entre villes et territoire. Cette étude s'appuie sur de multiples réussites de terrain. Commencer à mailler la France des 150 villes moyennes, c'est sortir de l'opposition, politiquement et socialement destructrice, entre métropoles et périphérie.
À la croisée de l'économie, de l'écologisme et du transhumanisme, la Grande Réinitialisation ou « Great Reset » est un projet de société promu et développé au Forum économique mondial de Davos par son fondateur Klaus Schwab. Bien loin d'être un projet occulte organisé secrètement par les puissants de ce monde, le Great Reset se veut au contraire un slogan marketing, volontairement provocateur, censé attirer l'attention des gouvernements et du monde économique. L'auteur de cette étude s'est donc attelé à décortiquer cette idéologie, moteur d'un certain complotisme, pour en analyser le contenu, en révéler certains aspects méconnus, mais aussi dégonfler certains fantasmes dont elle peut faire l'objet. Révélant les liens privilégiés entre le Forum économique mondial et le gouvernement sino-communiste chinois, l'auteur enquête sur la filiation idéologique des promoteurs de la réinitialisation qui penchent vers l'idée de décroissance avec une fascination non dissimulée pour la technologie et la robotisation. Le Great Reset se présente comme l'ingénierie d'une nouvelle humanité dans laquelle les systèmes internationaux actuels basés sur la souveraineté des nations doivent être dépassés tout en promouvant un État fort, peu soucieux des libertés individuelles. L'influence mondiale de ce Forum, la présence de nombreux chefs de gouvernement, de hauts responsables économiques et de grandes sociétés rendent cette étude indispensable pour comprendre le projet qui anime certains milieux de pouvoir.