Rue Fromentin
L'histoire du rock à New York de 2001 à 2011 racontée par ceux qui l'ont faite.Lizzy Goodman dépeint la renaissance de New York comme capitale mondiale du rock post 11 septembre à travers 200 interviews croisées de ses protagonistes : musiciens, producteurs, managers, journalistes, photographes et DJs.Les Strokes, les White Stripes, Interpol, LCD Soundsystem, Yeah Yeah Yeahs, Vampire Weekend et tant d'autres se livrent sans fard et partagent souvenirs et anecdotes entre les clubs du Lower East Side et les entrepôts de Williamsburg.Un portrait en creux du New York des années 2000, entre réveil créatif et gentrification galopante.Lizzy Goodman est journaliste. Elle a publié de nombreux articles consacrés à la musique dans la presse américaine : New York Magazine, Elle, Rolling Stone, Nylon, Blender, New Musical Express (NME), Spin et Out."Un savoureux récit oral, plein d'anecdotes... Lizzy Goodman ravive avec talent les souvenirs des héros de cette histoire à laquelle elle a elle-même pris part. Le résultat est une évocation personnelle et généreuse de la foisonnante scène rock des années 2000.' The New York Times"Lizzy Goodman dresse un monument à la jeunesse, à l'hédonisme, à l'ambition et au talent." The New Yorker"Magnifiquement rythmé, vif, et plus vrai que nature [...] un livre hommage, véritable sonnet rock'n'roll à la gloire des groupes, de la ville, de la scène, les triomphes et des échecs." The Guardian"Meet Me In The Bathroom est le livre rock le plus excitant écrit depuis des années [...] Un récit passionnant, drôle et qui fourmille d'indiscrétions." Pitchfork
Prix de Flore 2024 Et si c'était VRAIMENT vrai? David Baumer, fondateur d'une start-up parisienne, traverse une crise existentielle. Sa compagne le néglige tandis que son entourage s'absorbe dans les idéologies du moment : relativisme, développement personnel, management agile... L'une de ses employées, Sheyenne, lui fait découvrir une communauté clandestine de lecteurs de Marc Levy. D'abord moqueur, David plonge finalement dans l'oeuvre du grand romancier, en quête de réponses. Quelle est donc cette conspiration que David pense avoir perçue dans les textes de Marc Levy ? Alors qu'il approfondit ses recherches, David se radicalise... Portraits satiriques de personnages en quête de sens, réflexion sur l'interprétation des textes à l'ère de la "post-vérité', Marc est le premier roman de Benjamin Stock, né à Blois en 1988. Arnaud Viviant pour le Masque et la Plume " C'est drôle, c'est cultivé, c'est intelligent ! " " Pour le style, il faut imaginer Houellebecq heureux " Frédéric Beigbeder pour le Figaro Magazine " Le voici-le voilà, le meilleur primo-romancier de la rentrée. Celui dont l'ampleur et le brio éclipsent tous les autres ". " Son roman a tout : les dialogues acerbes, les jeunes désabusés en quête d'une révolution impossible, le cynisme dénonçant les cyniques, l'humour désespéré ". " Un grand romancier est né ". Le Nouvel Obs " Par le biais de la comédie et de cette conspiration gaguesque qui en vaut bien une autre, c'est la médiocrité du monde moderne qu'il étrille. Il y a chez lui du Houellebecq ou du Beigbeder des débuts, avec plus de second degré. Une réussite ou, comme écrirait l'autre, "une autre idée du bonheur"." La Tribune Dimanche "Marc est l'une des sensations de la rentrée littéraire." Le Figaro "Une critique mordante des travers de notre époque et une réflexion sérieuse sur les ravages du relativisme."
Un roman déjanté sur le quotidien bureaucratique d'employés de l'Enfer (au sens propre) plongés dans une famille américaine rongée par un secret... Lu et Approuvé est une comédie noire à la frontière du thriller sur les thèmes de l'enfer, du mal et de la famille... Peyote Trip se la coule douce à la Direction des Achats d'Âmes, au cinquième étage de l'Enfer. Sa chef est démoniaque, la machine à café est en panne depuis une éternité et le Jägermeister est l'unique boisson alcoolisée autorisée... Peyote est cependant à deux doigts d'obtenir la promotion qu'il convoite depuis des millénaires pour sortir de là... Tout ce dont il a besoin, c'est qu'un cinquième membre de la famille Harrison accepte de lui vendre son âme. Lorsque les Harrison prennent leurs quartiers d'été dans leur maison du New Hampshire, Peyote entrevoit l'opportunité qu'il attend depuis si longtemps. Mais sur Terre comme en Enfer, rien ne se passe jamais comme prévu... L'obscurité et les secrets que cache la belle façade des Harrison vont faire voler en éclats leur famille et les plans de Peyote, chacun se retrouvant confronté à l'origine de sa damnation et à son chemin de rédemption... En cours d'adaption sur Prime Video par Phoebe Waller-Bridge. " Une sombre comédie..." The New York Times " Un livre tordu, plein d'esprit, terrifiant et finalement déchirant" Phoebe Waller-Bridge " Une comédie diabolique" USA Today " Une délicieuse promenade" The Washington Post " Les fans de Dead Like Me et de The Good Place vont adorer ce roman sombre, drôle, palpitant et plein de suspense" Fodor's " Un livre drôle qui serait à la fois The Good Place , Succession et The Office" CrimeReads " Pour les fans de The Good Place" Betches " Un roman sombrement drôle et profondément intelligent qui m'a tenu éveillé jusque tard dans la nuit..." Gizmodo " Une comédie diabolique se joue devant nous' USA Today
A pleines dents est la première traduction en France d'une pépite de la littérature américaine, Kristen Arnett, célèbre auteur LGBT. Un roman intime, tendu, complexe, qui donne à voir sans compromis la réalité d'une famille queer, progressivement dépassée par un amour filial sans baisers ni déclarations, mais fait de morsures et de silences. Si elle est tout à fait honnête avec elle-même, Sammie Lucas a peur de son fils. Il résiste à tous ses élans d'affection, à toute tentative pour créer du lien. Elle doute de ses propres sentiments maternels. Sa très sûre d'elle femme, Monika, est lointaine. Dans cette famille, l'amour est fait de silences et de morsures, non de paroles et de baisers. Alors que Samson devient un adolescent hargneux, la vie de Sammie commence à se déliter dans un chaos affectif et comportemental, et sa lutte pour créer une famille queer parfaite s'effondre. A la recherche de passions et d'ébats qu'elle ne retrouvera plus, elle tente de se réinventer sans abandonner son rôle de mère. Ce mélange n'aboutit qu'à la dérouter plus encore. Ses deux vies se percutent irrémédiablement, ironiquement. Fin, juste, haletant, drôle, A pleine dents est la première traduction en France de Kristen Arnett, pépite de la littérature américaine, longtemps classée parmi les meilleures ventes du pays, et reconnue par de nombreux prix et récompenses. A pleines dents a été finaliste du Lambda Literary Award - comme l'avait été le premier roman de Kristen Arnett, Mostly Dead Things. Une belle et surprenante démystification de la famille queer. . . un portrait d'une femme à la fois tout à fait ordinaire et qui ne ressemble en rien à aucune des mères littéraires qui l'ont précédée. - Vogue Sublimement bizarre, au rythme fluide, effrontément drôle." - New York Times une histoire glorieusement désordonnée, éminemment floridienne, de dysfonctionnement familial. Arnett accorde une attention brutale et médico-légale à la douleur qui s'envenime lorsque les membres de la famille ignorent leurs blessures et celles qu'ils infligent aux autres. - The Atlantic "Absolument captivant et d'une franchise cinglante [...] étrangement astucieux et tendre [...] Arnett est cet écrivain rare et courageux, prêt à exprimer les pensées les plus sombres que même les meilleurs parents nourrissent tout en accomplissant péniblement le travail le plus difficile au monde. - Washington Post D'un humour sombre mais qui donne à penser - Elle Arnett a un sens magistral du rythme et un véritable amour pour ses personnages pourtant imparfaits et peu fiables. Pleine d'esprit et d'émotion, elle insuffle à son texte cette atmosphère unique et saturée de Floride, faisant d'A pleines dents une lecture compulsive. - Shondaland
Le plus drôle des romans de Patrice Jean. Bruno Giboire vit sa première rentrée des classes au Collège Malraux, avec un enthousiasme à la hauteur de l'idée qu'il se fait de sa mission d'enseignant. Adepte des dernières théories pédagogistes, il se consacre corps et âme à la préparation de ses cours dans l'espoir de susciter l'intérêt de ses élèves et l'admiration de ses collègues. Quelques mois après la rentrée, une controverse éclate en salle des professeurs au sujet de la vente d'une statue khmère, propriété du collège, destinée à financer l'achat d'ordinateurs, de vidéos-projecteurs et un atelier pédagogique et citoyen consacré aux luttes contre toutes les discriminations . Guidé par ses idéaux, Bruno rejoint le camp des progressistes contre celui des réactionnaires attachés à la valeur artistique et patrimoniale de la statue et opposés à sa vente. Alors que la polémique donne à chacun l'occasion de jouer les épisodes attendus de la contestation - grèves, sit-in, slogans, anathèmes, bannières, envolées lyriques et références aux glorieux prédécesseurs, de Mao à Bourdieu - Bruno est injustement accusé d' antimodernisme . Souhaitant se racheter auprès de ses collègues, il propose d'administrer aux professeurs réactionnaires, à leur insu, des gélules d'Ethico 3000, un médicament qui active les zones morales du cerveau . Le traitement n'a finalement pas les effets escomptés et transforme les réactionnaires qui en quasi skinhead, qui en néo-libéral adepte de la startup nation... Le récit dérape alors de façon jubilatoire pour s'achever sur un imbroglio mettant aux prises un proviseur désabusé qui tente le casse du siècle, des féministes outrées par la symbolique de la statuette ou encore des diplomates pressés de cacher le fruit du vol de la statue par Malraux... Au travers de ces péripéties loufoques, au fil de ses désillusions et de ses doutes, comment Bruno Giboire pourra-t-il retrouver le simple amour des lettres et le chemin difficile de la transmission ? Dans Rééducation Nationale, Patrice Jean dresse un tableau hilarant des idéologies qui s'affrontent en salle des profs en explorant de façon plus satirique que jamais les thèmes qui lui sont chers : la contestation de la morale dominante, les idéologies et la place de la littérature dans la société. Le texte est magnifiquement satirique. Le nivellement par le bas, le règne du politiquement correct et toutes les pensées se voulant dominantes sont ridiculisées. Leurs injonctions paradoxales sont révélées avec un humour acerbe qui n'épargne que les amoureux des lettres.
Le Diplôme d'octobre est un conte politique sur les ressorts de la domination. Il nous plonge dans l'imaginaire et le style de la littérature d'Europe centrale du siècle dernier (hommage au Jeu des perles de verre de Hesse ou au Palais des Rêves de Kadaré), pour mieux mettre en scène une satire résolument moderne de l'idéologie technocratique européenne et du rôle des universités ou grandes écoles dans la production d'une pensée unique. Ephias Sauertieg, intellectuel de génie mais incapable de tout lien avec le monde réel, cherche à poser les bases d'une civilisation de progrès et d'unité dans un empire (inspiré de l'empire austro-hongrois) qui se construit sur les décombres d'une guerre civile. Mais le sens et la générosité de son oeuvre lui échappent quand le cynique Oenigin Tzitsillis, ministre de la police, comprend comment il peut en faire un nouveau roman national, implacable outil de formatage de la pensée. Il donne alors à Sauertieg les moyens de créer l'université où seront formés les nouveaux maîtres à penser du régime et d'où va naître une terrible répression politique contre les spécificités culturelles de chaque région. Cette répression obligera Sauertieg à descendre de son piédestal, à plonger dans les complots politiques de son époque, à se confronter à la réalité quotidienne des damnés et à éprouver dans sa chair la violence d'un monde qu'il voulait créer par la seule pensée. Mais saura-t-il se rendre compte avant qu'il ne soit trop tard de l'instrumentalisation de son oeuvre au profit d'un nouveau totalitarisme ?
Louis XIV fait de Molière, qui a découvert une forme nouvelle de rire, un de ses protégés. Il rit aux spectacles de ses pièces à la Cour, ce qui leur garantit un succès immédiat. Cette confiance et le caractère subversif de ses dialogues valent à l'auteur une cabale rocambolesque dont il se tire de justesse. Les deux grands personnages deviennent intimes et lors d'entrevues secrètes, le Roi suggère au dramaturge son Tartuffe qu'il interdira pourtant après une unique représentation. Ce n'est que cinq ans plus tard qu'il sera joué à nouveau alors que Molière est déjà malade, perd ses proches et sent l'ombre de la mort le recouvrir peu à peu. Le roi a ri se concentre sur l'histoire privée de deux grandes figures, Molière et Louis XIV, de leurs entretiens secrets avérés, et de leurs influences mutuelles sur fond de lutte politique contre le jansénisme, pour construire un récit primesautier de la France du Grand Siècle, absent des manuels d'histoire et de français. Chemin faisant, ce roman met en scène d'attachants personnages, comme cet espion du roi aveugle et obèse qui perce les secrets des âmes à l'ouïe. Ils permettent de savamment tisser la toile de l'intrigue et de faire jouer dans le récit les mythes et mystères de la vie de Molière - soupçons de mariage incestueux, réutilisation de la plume de Corneille, etc. Sans jamais donner à son érudition la moindre lourdeur, Dominique Labarrière fait défiler avec son style à la fois enlevé et charmant, une galerie mythique de grands personnages historiques, tout en ponctuant l'intrigue de savoureuses anecdotes et des petits secrets de la grande histoire. Éclairant plus que jamais les travers de notre époque, le roman met en exergue la puissance du rire comme arme politique. Plus encore, il en magnifie la force libératrice, au-delà des circonstances de l'époque. Ce rire de Molière, tolérant et moderne, éclaire en creux les travers de notre époque parfois engoncée dans un ordre moral plus pernicieux encore qu'au Grand Siècle.
Antoine Jourdan et Thomas Dabrowski se connaissent depuis de nombreuses années. Ils ont fondé ensemble Tour d'ivoire, une revue littéraire confidentielle qu'ils animent avec ferveur. Peu à peu, leur amitié se dérègle. Perdre un complice de jeunesse est souvent de mauvais augure. Antoine, pris dans des tourmentes familiales et amoureuses, devra faire face à des choix décisifs. Mesure-t-on jamais la véritable portée de nos trahisons ? Ne passe-t-on pas le plus clair de notre temps à justifier et dissimuler nos faiblesses ? Et peut-on encore accorder de la valeur à ce que l'on écrit et ce que l'on pense dans un monde désorienté par le divertissement, le fric et le vide ? Avec Tour d'ivoire, Patrice Jean signe un cinquième roman à la fois profond et brutal : une rageuse introspection.
New York. 1990. Une ville au bord de la rupture. Criminalité hors de contrôle. Corruption. Tensions raciales. Violences policières. Des communautés qui s'embrasent. Un rabbin est assassiné. Scarcella, inspecteur star sous pression, doit trouver un coupable dans une ville qui en réclame un. Pouvoir, médias, rue : tout s'entrechoque sur fond de campagne électorale. Et déjà, dans l'ombre, Donald Trump avance ses pions. Dans ce chaos, l'élection de Rudolph Giuliani marque un basculement : la fin du New York du XXe siècle, brutal, sale, incandescent, vile-monde où tout semblait possible.
Tungstène est un premier roman sur la noirceur de l'ambition, entre un Matignon devenu fasciste et un Carmel à Auschwitz. Il met en scène Émile et Mélissa, un couple d'ambitieux renonçant chacun à leurs principes pour parvenir. En les faisant évoluer dans deux univers opposés, le roman explore les facettes de l'arrivisme et de la fragilité des principes éthiques. Un roman bref et captivant rythmé par l'alternance des voix d'Émile et Mélissa, qui parvient pourtant à explorer des questions fondamentales sur nos institutions et notre éthique. Un roman d'actualité qui imagine l'accession de l'extrême droite au pouvoir, vue de l'intérieur. La confrontation des grands principes aux petites ambitions dans deux monde opposés, permettant d'explorer toutes les facettes des choix intimes et fondateurs des personnages. Une toile de fond passionnante d'un point de vue historique, politique et philosophique, autour de l'épisode méconnu mais riche en symboles du Carmel d'Auschwitz. Le premier roman révélation de Louis Cabanes, journaliste politique fort d'un important réseau dans la presse, qui puise dans son vécu pour décrire les réalités de l'exercice du pouvoir.
Roman réaliste sur la crise de l'eau, le monde rural et l'activisme, Machine de guerre met en scène Sarah, une nomade qui sillonne les Causses et les voit dépérir au fil des sécheresses et des inondations. Au gré de ses rencontres, elle entend monter la violence autour des mégabassines.Quel rôle jouera-t-elle dans la confrontation à venir ?Machine de guerre, est le fruit d'un engagement, celui de l'auteur, Stéphane Labarriere, qu'il insuffle à sa protagoniste, Sarah, nomade vivant libre de toute contrainte.Le roman est le récit d'une rencontre profonde et complexe entre Sarah et Adèle. Un attachement protecteur lie Sarah à la jeune femme à la pie qui semble toutefois lui échapper. Adèle sort son ainée de son isolement, la ramène au monde et la force à s'engager pour elle et contre les mégabassines.Machine de guerre plonge au coeur de la nature, au rythme des saisons et des cycles de l'eau, portée par des descriptions naturalistes d'une saisissante beauté. Les dérèglements climatiques, omniprésents, exacerbent les tensions au sein d'une société rurale aux valeurs fracturées. Dans ce chaos, Sarah questionne l'engagement radical et le pacifisme nomade, en renouant avec des modèles anciens, restés à l'écart du carcan productiviste.
Un rond-point, comme une île.Autour, naviguent à vue des personnages en quête de sens dans un monde déraisonnable... Dans une petite ville au large de Lyon, quatre âmes à la dérive échouent sur un rond-point, haut lieu de la contestation locale.Patrick, cadre déclassé, éprouve des sentiments pour Madeleine, aide-soignante fragilisée par l'existence. Michel, syndicaliste nostalgique des luttes passées et Gérard, activiste adepte de l'action directe, se disputent le leadership du mouvement dont ils perçoivent le caractère historique.Sous les caméras de BFM TV, la contestation bascule soudain dans la violence...Patrick, Madeleine, Michel et Gérard trouveront-ils ce qu'ils sont venus chercher sur ce rond-point qui les aimante? Dans ce chaos, seront-ils prêts à payer le prix de leur participation à des événements qui les font renaître à la vie?Fin observateur, Olivier Scheibling dresse, à travers le regard de chacun des personnages, un portrait subtil d'une société fracturée entre malentendus et violence.Originaire de Lyon, Olivier Scheibling vit aujourd'hui à Paris. Rond-Point est son premier roman.
" Oh oui, mais Bernard, c'est un philosophe ! " Bernard n'en revient pas. Christine, l'une de ses plus jolies collègues, vient de prononcer cette phrase en réunion. Et devant tout le monde ! La gloire. Cette femme superbe a su déceler chez lui des qualités, des capacités que Bernard lui-même ignore. Alors, c'est décidé. Il ne faut pas mollir après cet instant historique. Bernard vivra dès aujourd'hui en philosophe. Il pensera, il produira du concept, il décortiquera le quotidien pour en retirer une incontestable sagesse. Il ne se contentera pas de pousser la porte des " cafés philo " mais ira également porter la bonne parole platonicienne dans les PMU, son agora de prédilection. Il n'hésitera pas à défier de grands penseurs. Un séjour organisé en club de loisirs en Grèce lui donnera l'occasion de puiser à la source même de s philosophes, ses illustres confrères. Tout cela finira mal. Ou bien. Bernard ne sait plus trop depuis qu'il est devenu philosophe. La France de Bernard est une satire impitoyable et hilarante de notre époque, de ces faux-semblants. Le roman démonte avec humour et précision l'hyprocrisie d'un temps où l'intelligence est devenue l'opium des imbéciles. Mais Patrice Jean ne se contente pas de tirer à boulets rouges. Ses personnages sont justes et souvent émouvants. Son écriture réussit à être ironique et toujours en empathie avec tous les protagonistes de cette fable acide. La France de Bernard trace une ligne invisible et subtile qui relie Marcel Aymé, Michel Houellebecq et Philippe Murray. L'auteur : Patrice Jean a 45 ans et travaille comme professeur de français dans l'Ouest de la France. Son casier judiciaire est vierge mais il se reconnait tout de même quelques vices : une passion frénétique pour Marcel Aymé ainsi qu'un goût immodéré pour la lecture du courrier des lecteurs de Télérama. On a tous nos faiblesses. La France de Bernard est son premier roman.
Serge Le Chenadec doit se rendre à l'évidence : ses proches ne peuvent plus le supporter. Sa femme le méprise, ses enfants le fuient ou, au mieux, l'ignorent. Peu à peu, il devient l'homme de trop dans sa propre vie, l'homme surnuméraire. Clément, en apparence, va mieux. Il vient d'accepter un poste dans une maison d'édition, essentiellement pour faire plaisir à sa compagne. On lui propose un projet éditorial étrange : rendre les classiques conformes aux normes morales d'aujourd'hui. Il s'y plie, de mauvaise grâce. Les deux hommes ne se connaissent pas et, en toute logique, n'aurait jamais dû se rencontrer. Pourtant, la fiction et la réalité vont s'entendre pour les mettre en contact, tisser entre eux ce lien unique que seuls les livres peuvent créer. Et, fort heureusement, tout finira mal.
Alors qu'il dresse le bilan mitigé pour ne pas dire morose de 44 ans d'existence, Paul reçoit la lettre d'un vieil ami, Henri Berg, qu'il n'a pas vu depuis de nombreuses années. Cet homme, psychanalyste érudit qui fut pour lui à la fois un complice et un mentor est malade. Cloué sur un lit d'hôpital, il attend la mort. Dans cette lettre, il confie un lourd secret à son jeune ami, un drâme lié à la guerre d'Algérie qui n'a jamais cessé de le hanter et dont il n'a parlé à personne. Paul décide alors d'aller voir Henri Berg. Le narrateur retrouve ainsi Virginie Berg, la fille de son ami qui fut la passion amoureuse de sa jeunesse. Elle est désormais mariée avec deux enfants. La visite au malade se double d'un voyage dans le temps pour Paul. Ce dernier tente d'apaiser Henri Berg, tourmenté par son secret. En vain. Car Berg n'a pas tout dit. Quelques semaines après cette visite, Paul reçoit une nouvelle lettre signée Berg. Elle lui révèle les étonnantes conséquences de son premier secret, un autre drame, presqu'une autre vie dont la famille ignore tout. Paul devient en quelque sorte le dépositaire de l'existence de son ami. Il sait quels événements tragiques se dissimulent derrière cette vie en apparence réussie et harmonieuse. Il comprend que les structures du mal sont complexes et reposent sur des ramifications infinies, que leur enchevêtrement cree parfois un édifice fragile, un semblant de bonheur. Devra-t-il en parler ? Essayer de dire à Virginie la vérité sur son père ? Peut-on parler d'un homme sans en trahir la mémoire ? Est-il possible d'échapper un jour à la culpabilité ? Une dernière lettre venue d'Espagne viendra apaiser Paul.
Alors que Gilles, professeur d'histoire, aide un ami pour des travaux, la jolie Armande le confond avec un authentique maçon. Pour la séduire, il décide d'entretenir le quiproquo et s'enferre dans le mensonge. Quand cette double vie devient intenable, Gilles part pour Lisbonne où il espère retrouver un amour de jeunesse et rencontrer Lorenzo de Lenclos, écrivain qu'il admire, auteur d'un Traité de l'honnête homme au XXIe siècle. Ce voyage doit marquer pour Gilles la fin de l'imposture. Mais, à Lisbonne comme ailleurs, la vérité n'est pas plus simple à vivre que le mensonge.
Un matin, tu découvriras que la machine à café du bureau est cassée. Cela sera le premier des signes. A partir de cet incident, le monde (travail, couple, confort, consommation...) s'effritera, s'effondrera puis, tout simplement, disparaîtra. Tu devras alors quitter la ville moribonde et tout réapprendre, à commencer par la confiance que tu ressens ou inspire. Décroître... ou crever ? Un matin, un homme découvre que la machine à café du bureau est cassée. C'est le premier des signes. A partir de cet incident, le monde (travail, couple, confort, consommation...) s'effrite, s'effondre puis, tout simplement, disparaît. L'homme doit alors quitter la ville moribonde et tout réapprendre, à commencer par la confiance qu'il ressent ou inspire. Soudain, plus rien ne s'achète et tout devient vital. Mi prophétie, mi road movie, Tu crèveras comme les autres décrit notre incapacité à vivre en dehors d'un confort que nous croyons éternel. Plus qu'une vision apocalyptique ou futuriste, il s'agit avant tout d'un roman réaliste : tout ce que vous lirez dans ces pages est possible. D'une certaine façon, c'est même écrit d'avance. Tu crèveras comme les autres, le roman impitoyable de l'effondrement inévitable. " Le lecteur (qui crèvera comme les autres) tient dans ses mains le grand roman sur les impasses technologiques et philosophiques du monde moderne. " Extrait de la préface de Patrice Jean, auteur de L'Homme surnuméraire.
Irène, Jacob, William, George et Sarah, inséparables depuis l'université, sont venus s'installer à New York. Ils ont vingt-cinq ans, naviguent entre fêtes et premiers jobs et attendent tout de cette nouvelle ville. La vie en décide autrement. Et brutalement. Un drame vient bouleverser leurs attentes et donner une direction nouvelle à leur existence. Toujours sous l'oeil à la fois sévère et bienveillant de leur ville d'élection, New York. Avec New York Odyssée, Kristopher Jansma signe un magistral portrait de groupe avant de basculer vers le drame intime de chacun. Un roman ironique, juste et poignant sur le deuil et l'amitié. Né en 1982 dans le New Jersey, Kristopher Jansma est l'auteur de deux romans : La robe du léopard (éditions Jacqueline Chambon, 2013) et New York Odyssée. « Le roman de l'année 2017 » Olivia de Lamberterie, France
Bobby Long et Byron Burns vivent à la Nouvelle Orléans et consacrent leur journée à la lecture, au farniente et à la vodka orange. Une jeune adolescente, Hannah, vient troubler cette routine. Les deux hommes sont sidérés par le cynisme et la résignation de sa génération. La cohabitation est houleuse mais Bobby et Byron entendent bien lui prouver qu'aucune vie n'est jouée à 17 ans.
Nile Rodgers, guitariste du groupe Chic, a produit les plus grands (David Bowie, Madonna,Diana Ross...) et a inventé un son unique. Ce livre est le récit de sa vie, de la furie du Bronx aux palaces ouatés. Quarante ans d'histoire et de musique noire américaines racontés avec franchise, humour et émotion.
Le métro vu autrement par des rencontres, des portraits, des conversations.. Un regard unique, juste et émouvant.
Quatre amies se rencontrent à l'Université féminine de Smith. C'est le début d'une longue amitié. La vie les sépare et elles se retrouvent plus tard, suite à un événement tragique. Le temps des souvenirs et des bilans."Joliment découpé, tissé, sensuel et subtil, un délicieux pavé." Fabienne Pascaud, Telerama"Une saga drôle et mélancolique, à dévorer."Le Parisien.
Trois générations de femmes de la famille Kelleher se retrouvent dans la maison familiale du Maine, pour un dernier été. Ces vacances bouleverseront leur existence." Un récit passionnant écit sans la moindre fausse note." Harlan Coben.DU pur plaisir épicé d'une piquante intelligence"L'un des bons romans de l'été" Grazia.Maine fonctionne comme un manège de fête foraine, efficace, implacable." Le monde.