Transhumances
Briançon, 1940. Wladimir Rabinovitch, avocat juif radié par Vichy, tient un journal intime où se mêlent la peur des rafles, la quête de ravitaillement et la naissance d’une œuvre littéraire.
Après le séjour évangélique de Félix Neff en Queyras et dans la vallée de Freissinières - de 1823 à 1827 - relaté ici par des extraits de son journal et de sa correspondance, plusieurs voyageurs anglais sont venus marcher dans ses pas, retrouver les lieux qui furent les siens et célébrer son souvenir. Gilly et Beattie, au-delà du pittoresque des paysages, recherchent ici et là les racines de la religion primitive conservées dans ces vallées à l'écart du monde. Quant à A. Bost, c'est en disciple et en ami qu'il parcourt le pays à la rencontre de ceux qui ont connu l'« apôtre des Hautes-Alpes ». Extraits de récits de voyage choisis et présentés par Jean-Gérard Lapacherie
L'histoire des protestants du Queyras est proche de celle du protestantisme français avec quelques spécificités qui font son intérêt. Religion majoritaire avant la révocation de l'Édit de Nantes, elle a survécu dans la clandestinité pendant un siècle pour ceux qui n'avaient pas émigré; la Révolution en rétablissant la liberté de culte lui a permis de redresser la tête sans jamais retrouver sa situation prépondérante. Les émigrés qui représentaient peut-être le tiers de la population du Queyras ont exporté leur savoir-faire et leur energie en Suisse, en Allemagne et même en Amérique latine. Des "Retours en Queyras", maintenant, leur permettent de reprendre contact avec la terre de leurs ancêtres et de créer des liens amicaux entre nationalités différentes.
Dans le sud des Hautes-Alpes, l'arboriculture est un secteur économique clé. La Golden y est devenue la reine des pommes. Le développement de l'industrie agro-alimentaire a accru les besoins en main d'oeuvre saisonnière, que viennent combler des personnes de nationalité étrangère. Mais qui sont ces travailleurs dont on connaît si peu ? D'où viennent-ils ? Quel est leur quotidien ? Cet ouvrage, issu d'un travail de recherche réalisé dans le Laragnais en 2016, s'appuie sur les témoignages de personnes travaillant dans l'arboriculture haute-alpine et d'autres acteurs locaux présents sur le territoire. Du local au global, il invite à se pencher sur l'histoire de ces personnes et à s'interroger sur la question des travailleurs étrangers dans l'agriculture européenne.
1616, Languedoc. Clément de La Roque Bouillac, seigneur provincial et fin diplomate, se retrouve plongé dans les intrigues de la cour de Louis XIII.
Ils viennent du Caucase, d'ex-Yougoslavie ou d'Albanie. L'histoire de leur région d'origine est fortement marquée par celle de l'Union soviétique et de sa chute. Beaucoup ont fui leur pays. Aujourd'hui ils habitent à Gap, dans les Hautes-Alpes. Pourquoi sont-ils en France ? Et pourquoi Gap ? Comment se passe leur quotidien dans cette ville ? Cet ouvrage donne la parole à ces personnes venues chercher refuge dans les Hautes-Alpes. Il donne également la parole aux bénévoles et professionnels gapençais qui interviennent auprès d'elles. Parce que l'accueil des étrangers est fait d'une multitude de rencontres, il existe à travers ces échanges. Comment améliorer l'accueil de ces personnes dans un cadre juridique et administratif national contraignant ? Donnons leur une voix ainsi qu'aux acteurs locaux qui travaillent auprès d'elles. En coédition avec la M.J.C. - Centre social du Briançonnais
Au cœur des Alpes, le Queyras médiéval se révèle à travers ses archives oubliées : une vallée de pasteurs et de montagnes, où la survie se jouait au rythme des saisons et des troupeaux.
Dans les Alpes enneigées, une série de morts mystérieuses sème la panique parmi les pontes du BTP. Le commissaire Pralon mène l’enquête, confronté à des pistes aussi troubles que la neige qui efface les traces.
1823, Hautes-Alpes. Découvrez le destin hors norme de Félix Neff, pasteur protestant dont la foi et l’audace ont marqué à jamais les vallées de Freissinières et du Queyras.
Pendant des siècles des hommes sont passés au pied des montagnes de la Meije avec le seul souci d'échapper aux périls, variables selon les saisons, que le col leur réservait, sans lever la tête vers les hauteurs d'où ne pouvait venir que le mal. À la fin du XIXe siècle, d'autres hommes sont venus, au contraire, attirés, fascinés, ensorcelés par ces montagnes, regardant précisement, résolument vers ces hauteurs. Les textes de ce recueil, histoire et fiction, témoingnent de cette inversion du regard porté à " la Reine de l'Oisans " et à ses satellites. Peu connue, parce que parue naguère dans un recueil étranger à la montagne, la nouvelle d'Edouard Estaunié, Le cas de Jean Bunant, retrace avec réalisme l'emprise et la fascination qu'exerce la divine Meije sur le corps et l'esprit d'un homme malade, victime de ses formes et de ses lumières changeantes comme d'une addiction. Notes de René Siestrunck