Utopia
Et si chaque assiette pouvait transformer notre planète ? Changer le monde à chaque repas de Philippe Pointereau révèle comment nos choix alimentaires influencent directement l’agriculture, le climat et la biodiversité.
Et si l'échelle de la commune rurale était la meilleure pour initier la transformation sociale et écologique nécessaire pour un monde désirable et habitable ? Dans la perspective des prochaines échéances électorales, plongez dans le Grand Atelier des maires ruraux pour la transition écologique lancée en 2023 par l'Association des Maires Ruraux de France. Sur le modèle des Conventions citoyennes, durant six mois, plus de cent maires et adjoints de communes rurales des quatre coins de la France ont pris le temps de réfléchir aux enjeux de la transition écologique et aux propositions concrètes qu'ils peuvent bâtir avec l'aide des populations mobilisées. Ce livre, récit à la fois sérieux, animé et stimulant, boîte à outils et force de propositions, présente des expériences réussies inventées à l'échelle des communes rurales. En mettant l'écologie au coeur de leur action, ces dernières démontrent leur efficacité faisant du village le lieu des possibles et une source d'inspiration pour tous les territoires Sobriété, énergies renouvelables, biodiversité, eau, alimentation, forêts, citoyenneté active, coopération territoriale, c'est en suivant le fil rouge des « communs » que des solutions ont été pensées. Un très récent sondage Ipsos-BVA réalisé fin 2025 pour l'AMRF montre, loin des idées reçues et de manière probante, que l'écologie est une priorité pour les habitants des territoires ruraux. Lien: https://www.calameo.com/read/005307989471cb8869b95 À PROPOS DE L'AUTEUR L'Association des maires ruraux de France (AMRF) fédère, informe et représente les maires des communes de moins de 3 500 habitants partout en France, elle compte aujourd'hui près de 13 500 communes adhérentes. Créée en 1971, l'AMRF rassemble les maires ruraux dans un réseau convivial et solidaire de 88 associations départementales, en toute indépendance des pouvoirs et partis politiques. L'AMRF s'engage au quotidien au niveau local comme national pour défendre et promouvoir les enjeux spécifiques de la ruralité.
"Au fil du village" retrace l'itinéraire singulier de Fanny Lacroix : de son arrivée en 2014 dans un village des Alpes du Sud, à son élection comme maire en 2020, jusqu'à son engagement national en tant que vice-présidente de l'Association des maires ruraux de France. Dix années d'un parcours politique incarné, ancré, parfois rude, toujours guidé par la volonté de faire ensemble. Un parcours qui a déjà inspiré le cinéma, à travers le film de Mélanie Aufret, Les Petites victoires. Un roman de la vie politique qui dévoile les coulisses du pouvoir local, les rapports de force, les résistances... mais aussi les victoires, la place fondamentale de la commune, la vitalité des initiatives citoyennes en milieu rural et ce que cela signifie, aujourd'hui, d'être une femme en politique. À l'approche des prochaines élections municipales, ce livre résonne comme un témoignage instructif, sincère et incarné. Une invitation à croire, encore, que la démocratie peut se reconstruire à hauteur de femmes et d'hommes, avec l'échelle du village pour base afin que la politique retrouve enfin son sens premier : celui d'un projet collectif. À PROPOS DE L'AUTRICE Fanny Lacroix incarne une nouvelle génération d'élues de terrain. Elle débute sa carrière professionnelle à Paris, mais en 2010 elle choisit de rejoindre la fonction publique territoriale, d'abord en Isère, puis comme secrétaire de mairie et ensuite maire dans un village de montagne entre Vercors et Dévoluy. En 2019, elle corédige l'ouvrage Des communes et des citoyens - Engagez-vous ! aux côtés de quatre autres élus ruraux. Élue vice-présidente de l'Association des maires ruraux de France en 2021, elle contribue au lancement de deux réflexions majeures : sur la place des femmes en politique et sur la transition écologique dans les territoires ruraux.
À travers douze nouvelles et une narration atypique qui permet la lecture à plusieurs niveaux, Biodiversité:no(s) futur(s) nous invite à retracer l'incroyable trajectoire des vivants et à enrichir nos imaginaires sur la Nature ainsi que sur notre manière d'habiter le monde. Fondées sur des constats scientifiques authentiques se mêlant à la fiction pour les ancrer dans le réel, écrites par des auteur.es travaillant dans le domaine de la recherche sur la biodiversité, ces nouvelles nous appellent à changer nos visions du monde. Elles sont autant d'alertes pour une prise de conscience collective et massive et pour un changement transformateur de nos habitudes de vie afin de renouer des liens avec le reste des vivants, pour cesser de détruire notre maison commune. Le lecteur suit Sécotine Fluet de sa naissance à 2050, en explorant les relations entre l'humanité et la biodiversité. Des sauts dans le temps, à rebours et dans le futur retracent ces trajectoires utopiques ou dystopiques. Ce livre est la première oeuvre collective portée par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB). À PROPOS DU COLLECTIF La Fondation pour la recherche sur la biodiversité est une fondation de coopération scientifique, créée en 2008 par les Ministères de la Recherche, de l'Écologie ainsi que par les principaux organismes de recherche publique français travaillant sur le sujet. Elle a pour mission d'accroître et de transmettre les connaissances sur la biodiversité
Le monde politique et des institutions souvent obsolètes n'ont pas pris la mesure des changements nécessaires à la protection du vivant dans toute sa diversité. Ils n'ont pas tenu compte des (r)évolutions de la connaissance scientifique et s'efforcent de maintenir un système socio-économique dépassé. Comment bifurquer vers une trajectoire viable? Ce livre d'une radicalité douce propose de placer la santé commune au fondement de toute politique, en tant que méthode à la fois universalisable et adaptée à chaque territoire, conçue comme la conjonction de trois santés indivisibles et interdépendantes. - la santé des milieux naturels sur le temps long, - la santé sociale par la garantie d'un accès équitable aux ressources, socle des droits fondamentaux, - la santé humaine comme état de complet bien-être physique, mental et social. La santé des milieux naturels façonne la santé sociale, qui elle-même façonne la santé humaine. Ce Manifeste fait donc de la santé commune à la fois un objectif et une méthode de justice et de robustesse. Il développe un outil opérationnel permettant de veiller à ce que tout projet (économique, social, politique) protège effectivement les trois santés, mesure son impact sur les ressources naturelles primaires (eau, sol, biomasse) et teste sa robustesse face à des facteurs de crises. Faire société par la santé commune est une démarche qui met en cohérence tous les enjeux socio-écologiques pour transformer en profondeur nos territoires et nos modes de vie. À PROPOS DE L'AUTEUR Les auteurs de ce Manifeste ont participé à la création (2012) et au développement de l'Institut Michel Serres à l'ENS de Lyon. Ils travaillent ensemble depuis dans une complémentarité alliant sciences de la nature et droit afin d'encadrer juridiquement l'économie des ressources naturelles à l'échelle de territoires politiquement organisés dans le cadre des programmes internationaux CELT (Centre Lascaux sur les Transitions) (http://institutmichelserres.ens-lyon.fr/; https://lascaux.hypotheses.org/).
Malgré les promesses et les critiques, malgré les leçons de la Covid-19, le libre-échange se poursuit et la délocalisation des activités productives s'accélère. En réaction, une réponse inquiétante se profile : le nationalisme économique. Incarné par la présidence américaine de Donald Trump, ce concept monte aussi en France, à l'extrême-droite, à droite et même parfois à gauche. Pour combattre le libre-échange tout en cessant d'offrir un boulevard aux nationalistes, les forces de transformation doivent penser la relocalisation, la décrire, la planifier. L'enjeu est économique mais aussi écologique et démocratique, car sans relocalisation, il est impossible de choisir ce qu'il faut produire et de quelle manière. Dans cet ouvrage, l'auteur livre sa vision transformatrice, décroissante et internationaliste de la relocalisation, ainsi que les modalités concrètes dans cinq domaines stratégiques : les capitaux (et donc les investissements), la santé, l'alimentation, l'énergie et l'automobile. À PROPOS DE L'AUTEUR Aurélien Bernier est essayiste et conférencier, il collabore régulièrement au Monde diplomatique. Dernières publications aux Éditions Utopia : La démondialisation ou le chaos (2016), Les voleurs d'énergie (2018) et L'illusion localiste (2020).
La crise sanitaire liée au Covid 19 a révélé combien le système médical français était précieux mais fragile. Les inégalités territoriales augmentent, l'espérance de vie en bonne santé stagne, voire diminue, et trouver un médecin devient de plus en plus difficile. Nous ne sommes plus dans un système d'offre de soins à la hauteur de nos besoins. Il fallait le regard et la pratique décalée d'un médecin « des cités » pour porter des propositions pour la nécessaire refondation de la médecine en France. En créant un lieu de soins et de santé collectif pluriprofessionnel avec la population de la cité du Franc-Moisin, Didier Ménard a mis en oeuvre des alternatives de rupture dans la pratique médicale. Dans ce livre, en s'appuyant sur son expérience des 40 dernières années, Didier Ménard formule sept propositions de transformation de notre système de soins : soigner avec les personnes malades et non pas des maladies, favoriser le collectif et le pluriprofessionnel, faire vivre la santé communautaire avec les habitants, inventer de nouvelles pratiques de soins et de prévention, diminuer les inégalités territoriales de santé, sortir du paiement à l'acte. Ces défis sont immenses. Ils impliquent la médecine de ville, l'hôpital et les populations. À PROPOS DE L'AUTEUR Didier Ménard est président du centre de santé communautaire, La Place Santé, membre du bureau d'AVEC santé et président de la fédération régionale d'Ile-de-France des maisons de santé pluriprofessionnelles. Il a exercé de 1980 à 2013 la médecine générale à la cité du Franc-Moisin (Saint-Denis, 93) et a été président du Syndicat de la médecine générale de 2006 à 2014. Il est l'auteur de Pour une médecine sociale, Éditions Anne Carrière, et contributeur régulier de la revue Pratiques, les cahiers de la médecine utopique.
Et si le local n’était qu’un leurre politique ? L’illusion localiste d’Aurélien Bernier démasque avec brio comment la décentralisation et le « localisme heureux » servent en réalité à masquer le désengagement de l’État et l’emprise des.
Les acteurs et actrices de l'élevage paysan prennent la parole au travers de La Confédération paysanne. La Confédération dénonce l'industrialisation agricole. Elle présente en outre son approche de la cause animale (éthique, bientraitance, abattage), de la gestion des territoires et des questions environnementales. Elle aborde égalament l'aspect sanitaire de l'alimentation. Quelle agriculture voulons-nous ? Avec combien de paysan.ne.s ? Avec quelle dynamique territoriale ? Pour quelle alimentation ? Quels effets a-t-elle sur la santé et l'environnement ? Qu'entend-on par cause animale et cause paysanne ? Quelles complémentarités entre végétal et animal ? Quelles différences entre élevage paysan et productions animales industrielles ? Dans ce livre, nous retrouvererons les propositions concrètes de la Confédération paysanne sur ces questions. Il a vocation à faire réfléchir là où certains voudraient simplifier le débat. Il dénonce deux impasses : l'agriculture et l'élevage industriels ainsi que l'abolition de l'élevage prônée par l'idéologie végane. Les paroles de celles et ceux qui font et vivent la nature au quotidien sont indispensables, car les systèmes vertueux de polyculture-élevage et de pastoralisme sont réduits au silence médiatique, alors que leur rôle est majeur pour l'équilibre des écosystèmes et dans la lutte contre le réchauffement climatique. Entre le manifeste et le témoignage, cet ouvrage se veut à la portée de toutes et tous, avec un objectif clair : faire le lien entre humain et nature. EXTRAIT L'agriculture industrielle est prédatrice de l'agriculture paysanne et c'est pour cette raison que nous la combattons : le système est néfaste, mais les Hommes pris au coeur de ce tourbillon sont à accompagner car sont eux aussi, majoritairement, qui sont victimes de cette compétition. Selon nous le combat majeur se situe ici, entre une agriculture industrielle dévastatrice et un projet d'agriculture paysanne qui relocalise et reconnecte la production aux besoins. L'enjeu de ce livre est bien de replacer cette lutte sur l'élevage : nous avons besoin d'éleveuses et d'éleveurs nombreux pour un élevage paysan digne et respectueux des Hommes et des animaux, mais nous n'avons aucunement besoin de productions animales industrielles. C'est un choix de société qui s'offre à nous et que nous devons faire émerger afin que les politiques n'aient plus le choix que de faire évoluer le cadre des différentes politiques agricoles, commerciales et alimentaires françaises, européennes et mondiales. À PROPOS DE L'AUTEUR La Confédération paysanne est un acteur majeur du syndicalisme agricole, porteur d'un véritable projet de société à travers l'agriculture paysanne. Elle défend des valeurs de solidarité et de partage en intègrant pleinement les dimensions sociales, agronomiques et environnementales dans la production agricole. Elle propose une alternative réaliste à un modèle d'agriculture industrielle destructeur de la nature et des paysans. Elle est membre fondateur du réseau international de la Via Campesina.
Et si notre incapacité à penser le temps long condamnait l'humanité ? La tyrannie du court terme explore comment les démocraties libérales, obsédées par l'immédiat, sacrifient l'avenir au profit d'une exploitation sans limite.
De « la maison brûle et nous regardons ailleurs » à la Convention citoyenne sur le climat, ce livre décrypte près de vingt ans de politiques climatiques et déconstruit le mythe d'une excellence climatique française. Il fait le tri entre les discours des présidents français, les illusions qu'ils génèrent et leurs échecs à réduire l'importante empreinte climatique de la France. Car si Emmanuel Macron aime à s'afficher en champion du climat, il s'inscrit en réalité dans la continuité de ses prédécesseurs qui, comme lui, ont privilégié l'esbroufe politique à l'action climatique. Canicules historiques, sécheresses à répétition et inondations...cet ouvrage rappelle que cette fin de décennie aura été marquée par une série d'évènements extrêmes plongeant la France dans la réalité des dérèglements climatiques. Elle aura aussi été marquée par l'émergence de mouvements de citoyens reprochant à l'État son inaction face à l'urgence climatique. Face à ce constat, cet ouvrage expose trois ruptures politiques essentielles : avec une vision économique fondée l'extraction des ressources naturelles et la consommation de produits neufs, avec les pratiques des responsables politiques. À PROPOS DE L'AUTEUR Cyrille Cormier est ingénieur, conférencier et spécialiste des politiques énergétiques et climatiques. Porte-parole de Greenpeace de 2011 à 2019, il est l'auteur de plusieurs études de référence, dont Scénario de transition énergétique pour la France (2013) et Le coût de production futur du nucléaire exploité au-delà de 40 ans (2014).
Et si notre civilisation était au bord de l'effondrement ? Loin d'être réservée aux scénaristes de science-fiction, cette interrogation est de plus en plus pertinente pour de nombreux chercheurs/euses de tous horizons. Les « crises » financière, économique, écologique, climatique, sociale, démocratique, identitaire, politique... ne sont-elles que des « crises », ou assistons-nous à la fin d'un modèle de société qui s'est étendu à l'ensemble du monde en quelques siècles seulement ? Pour autant, que peut signifier ce concept d'effondrement ? Devons-nous interpréter l'explosion des inégalités et des tensions sociales comme des signes avant-coureurs d'une nouvelle crise sociale ou comme ceux d'un effondrement civilisationnel, comme ce fut le cas pour l'empire romain ou la civilisation maya ? Partant de ces questions, ce livre a pour but d'interroger cette notion, en particulier sous l'angle des ségrégations sociales et spatiales. On en vient alors à considérer l'effondrement comme la conséquence probable d'un monde de plus en plus fragmenté, dans lequel coexistent des personnes renfermées sur leur prospérité derrière des murs sans cesse plus hauts, alors que de l'autre côté toujours plus de populations subissent les conséquences des crises multiples. Une fois analysée sous l'angle de leurs responsables, l'amplification annoncée des catastrophes prend un tout autre visage, permettant à l'auteur de poser les bases d'un nouveau système plus juste et plus durable. Avec lucidité, l'auteur décrypte les différentes crises qui affectent notre monde et pose un diagnostic chargé d'espoir. EXTRAIT Selon le vocable suivi par la majorité des médias et des économistes, nous sommes depuis plusieurs années dans une situation de « crise ». Cette dernière serait non seulement financière et économique mais également écologique, sociale, politique, identitaire, etc. Pourtant, ce que traversent nos sociétés est beaucoup plus profond. Alors que le concept de crise suppose un retour à la « normale », notre civilisation industrielle capitaliste est à bout de souffle, étouffée par ses contradictions internes ainsi que par des limites écologiques toujours plus préoccupantes. D'où l'émergence d'un concept de plus en plus récurrent pour désigner la situation actuelle, celui d'effondrement. À PROPOS DE L'AUTEUR Renaud Duterme est licencié en sciences du développement et de la population de l'Université Libre de Bruxelles. Il enseigne la géographie en Belgique et est membre actif du CADTM (Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde). Il est l'auteur de Rwanda, une histoire volée, éditions Tribord, 2013 et co-auteur avec Éric De Ruest de La dette cachée de l'économie, Les Liens qui Libèrent, 2014.
Effondrement? La récente pandémie Covid-19 a rendu plus concret l'objet de réflexion initié par cette étrange population autodéclarée collapsologue. Cette crise sanitaire mondiale sera-t-elle un accélérateur de l'effondrement de la civilisation thermo-industrielle? Les auteur.es exposent dans ce livre leurs cheminements et réflexions sur cette question, puis les présentent et les confrontent à d'autres citoyens. Mi-récit mi-essai, à la fois décalé, incisif, accessible et drôle, ce livre mêle argumentations scientifiques, observations de terrain et intuitions. Il est le résultat de plusieurs voyages simultanés : les parcours des auteur.es; leur voyage à vélo sur le thème de l'effondrement; la création et l'évolution de leur éco-lieu de vie collectif et leur vision pour les années à venir. Son objectif, en distinguant ce qu'il faut accepter et ce sur quoi nous pouvons agir, est d'inviter à l'action afin de développer nos résiliences individuelles et collectives. À PROPOS DES AUTEURS Valérie Garcia est sophrologue et écopsychologue. Marc Pleysier est ingénieur génie mécanique et écoconstructeur. Ils vivent à la Ferme Légère, un écolieu collectif rural et expérimental dans le Béarn. Depuis plusieurs années, ils sont actifs sur le thème de l'effondrement sociétal : présentations publiques, création de groupes locaux, interventions dans les médias, animation de stages, interpellation des instances politiques.
Besoin, plaisir, créatrice de pratiques et de liens sociaux... L'alimentation est au coeur de nos modes de vie individuels et collectifs. À travers la dénonciation de dix-sept idées reçues sur l'agriculture et l'alimentation, ce livre décrypte les objectifs qui se cachent derrière ces affirmations apparemment de bon sens. Il analyse cinquante ans de « révolution verte » et dénonce la suprématie actuelle de l'industrie agro-alimentaire. Il pointe ses conséquences sur le monde paysan, au Nord comme au Sud, ainsi que sur notre alimentation, son goût et ses impacts sur notre santé. Après avoir déconstruit ces idées reçues, ce livre invite à aller plus loin. En s'appuyant sur des travaux et des études de spécialistes et de chercheurs de l'agriculture et de l'alimentation, il propose seize principales mesures ou orientations pour combattre ce double fléau incarné par les souffrances de la faim au Sud et, au Nord, par la montée de l'obésité et des maladies dues à une mauvaise alimentation. Cet ouvrage volontairement synthétique fournit tous les outils nécessaires à celles et ceux qui veulent changer notre mode de production et d'alimentation. EXTRAIT Pourquoi avoir choisi ce thème de l'alimentation ? Parce que c'est le premier des besoins naturels des êtres humains, mais aussi parce qu'il s'agit de pratiques culturelles essentielles de nos sociétés. Besoin, plaisir, créatrice de liens sociaux... L'alimentation est au coeur de nos modes de vie individuels et collectifs. Mais nous constatons que ce bien commun qui, il y a peu de temps encore, occupait une grande partie de nos populations, constituait un lieu majeur où la démocratie devrait s'exercer et le politique décider en fonction de l'intérêt collectif et de la protection de l'environnement, ce bien commun a été capté par des intérêts privés. Aujourd'hui, les transnationales de l'agroalimentaire, les puissants groupes semenciers et les fabricants de pesticides décident de qui doit manger quoi. À PROPOS DES AUTEURS Trait d'union entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel, le Mouvement Utopia se définit comme une coopérative citoyenne et politique. Il défend ses convictions altermondialistes et écologistes dans une perspective de dépassement du capitalisme et de la logique productiviste.
Et si la mondialisation nous menait droit au chaos ? Aurélien Bernier propose une alternative radicale : démondialiser, décroître et coopérer pour éviter l’effondrement.
Le premier ouvrage écrit par les Femen ! Après avoir suscité beaucoup de commentaires, souvent approximatifs ou superficiels, les Femen ont décidé d'exposer les idées et les motivations qui sous-tendent leur engagement. C'est l'objet de ce Manifeste, premier ouvrage écrit par l'équipe internationale du désormais célèbre collectif féministe. Véritable déclaration politique, les mots viennent compléter et renforcer les images qui les ont fait connaître. Par l'originalité et le retentissement de leurs actions, ce groupe de militantes renouvelle l'action féministe et ébranle les fondements de la plus haute et de la plus profonde forme d'oppression que les femmes aient à subir : le système patriarcal. Historique, motivations, convictions, manifestations seins nus, sextrémisme, slo gans, cibles principales, les Femen décrivent et analysent dans ce livre les différentes facettes de leurs combats. Par leurs actions courageuses, elles revendiquent l'égalité entre les femmes et les hommes, notamment en demandant à la société de reconsidérer son regard sur le corps féminin. S'il était jusqu'alors le rouage d'un système de domination masculine, les Femen invitent les femmes à se le réapproprier pour en faire leur arme. Si leurs actions sont volontairement provocantes pour être visibles, elles sont toujours pacifiques. En revanche, les réactions de leurs contradicteurs sont souvent violentes, mettant ainsi en lumière ce qu'elles dénoncent. « Aucune culture, aucune tradition, aucun milieu social, aucun conte millénaire, aucune loi médiévale ne saurait justifier l'oppression d'un sexe par l'autre et c'est à nous toutes qu'il incombe de renverser ce système ». Véritable déclaration politique, les mots de cet ouvrage viennent compléter et renforcer les images qui les ont fait connaître. EXTRAIT Ne doutez pas qu'un petit groupe de femmes puisse changer le monde. Le mouvement FEMEN est connu internationalement pour ses actions coup de poing, ses face-à-face frondeurs avec les leaders politiques et ses apparitions inattendues qui lui ont valu bon nombre de soutiens, mais aussi de détracteurs. Qu'ils soient ennemis de la démocratie et de la liberté, qu'ils aient essayé de détourner notre pensée, qu'ils aient voulu s'en approprier les mérites ou qu'ils ne l'aient tout simplement pas comprise, c'est pour leur répondre et pour rétablir la vérité que nous avons créé ce document de référence. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Parfois accusées de faire de belles images en rentrant dans les standards de la beauté et en ne retournant pas les clichés, les Femen publient un Manifeste didactique et déterminé, pour se réapproprier leurs luttes, leur histoire, expliquer leurs actions et remettre le féminisme au centre de nos sociétés. - Pam Méliee Sioux, Le Castor Magazine À PROPOS DES AUTEURES Le collectif Femen, créé en 2008, est un mouvement féministe connu pour ses actions coup de poing menées par des militantes torse nu. Leurs manifestations les amènent à se confronter à des dictateurs et à leurs sbires, à des représentants de l'industrie du sexe ou à des prédicateurs religieux. Internationalement connu, le collectif est désormais présent dans de nombreux pays.
L'ancien président de la république équatorienne revient sur l'histoire de son pays depuis la colonisation. Rafael Correa, président de la République de l'Équateur, a d'abord été un économiste engagé qui a pu constater sur le terrain les effets de l'idéologie néolibérale. Pour l'auteur, l'Équateur de ces dernières décennies ne mérite pas le nom de République : il n'a fait que passer du statut de République Bananière à celui de Non-République. Dans ce livre, le leader de la Révolution Citoyenne décrit l'histoire économique de son pays et de « son continent » depuis la colonisation physique jusqu'à la colonisation mentale et économique des trente dernières années. Préfacé par Edgar Morin, cet essai édifiant décrypte de l'intérieur les tourments traversés par l'Équateur à travers les deux derniers siècles. EXTRAIT J'estime que le principal défi de l'humanité à l'aube du XXIe siècle est de s'affranchir du joug du capital et de son extension la plus importante : la chimère du « marché ». En d'autres termes, il s'agit d'arriver à placer les êtres humains au-dessus du capital, les sociétés au-dessus des marchés, et enfin de donner au marché un statut de serf et non plus de maître. Si ce livre contribue à cela, il aura atteint son objectif. À PROPOS DE L'AUTEUR Rafael Correa, né à Guayaquil (Équateur) en 1963, est économiste et homme politique équatorien. Élu président de la République équatorienne en novembre 2006, il a été réélu dès le premier tour en 2009 ainsi qu'en février 2013.
Une fable radicale, pourtant loin d'être nihiliste et déséspérée... Dans un parc public, Laurent, comédien, tombe sur son ami d'enfance Éric « Le Rouge », membre important d'un parti de la gauche radicale. Les deux amis se remémorent leurs parcours de jeunesse et leurs idéaux. Éric entraine son ancien camarade pour lui confier une mission : infiltrer le milieu de l'oligarchie dominante, jusqu'au plus haut niveau. Le programme : dynamiter le système de l'intérieur en implantant une révolution souterraine dans les affaires atrocement normales du pouvoir économico politique. Comment Laurent va-t-il s'y prendre ? Saura-t-il résister aux délices mortels du pouvoir absolu, de l'argent roi ? Ce roman est le premier ouvrage de la nouvelle collection Politique fiction publié par les Editions Utopia. Un roman politique qui mêle habilement tragédie et humour. EXTRAIT De toute éternité, il y a toujours eu un homme sur le point de sauter. L'image serait celle d'un pont, une image sépia, jaunie par de trop fréquents passages en revue. Comme il s'agit de sauter, choisissons Paris. Puisque l'on ne peut plus y vivre, compte tenu de l'immobilier spéculatif, au moins peut-on y mourir et ça ne coûte rien. Paris et le Pont Neuf, ou le Pont des Arts, si par hasard tu y croises ton cafard. Il y a donc un homme et un pont, et vu l'état de l'homme, la beauté du décor, sûr qu'il va sauter. À PROPOS DE L'AUTEUR Emmanuel Delattre est l'auteur d'un roman dont l'action se déroule dans les coulisses du Parti Socialiste : Destin politique et soupe aux grosses légumes aux éditions Yves Michel, ainsi qu'une fiction sur le pouvoir des rêves Derrière la porte aux éditions Thélès. Il est également l'auteur d'un livret d'opéra La Molécule des Fous, mis en scène à Toulouse, ainsi que de scénarios et de pièces de théâtre.
L'auteure livre un éclairage inédit sur les conservatismes encore bien ancrés dans nos sociétés occidentales. À la recherche de l'amant français raconte comment Nilanjana, une Bengalaise originaire de Calcutta, se libère peu à peu du contrôle patriarcal exercé par son père et son époux, avant de rencontrer la version française du patriarcat, diffuse et inattendue, incarnée par son amant français. On assiste à la confrontation d'une femme indienne aux réalités d'une société dite « moderne », moins éloignée de la sienne qu'on ne pourrait le croire. Ce livre est le parcours de Nila, que nous suivons au travers de ses pérégrinations entre deux cultures qu'en apparence tout oppose. Le témoignage fort et émouvant d'une femme bengalaise en quête de liberté. EXTRAIT La jeune femme, drapée dans un sari de soie rouge, lèvres gercées, oreilles, nez et mains parées d'or, sortit de l'avion en dévisageant toutes ces personnes blanches qui l'entouraient, et manqua de trébucher sur l'escalier mécanique ; elle traversa l'aéroport en suivant le mouvement de la foule, au milieu des bavardages et du bourdonnement. La foule finit par s'immobiliser, formant une file d'attente improvisée - un immense boa constrictor - rappelant celles qui s'étirent devant les magasins de rationnement alimentaire quand le riz est vendu à prix cassé. La jeune femme voulut contourner la queue du serpent et tenta de se faufiler. Mais les autres se mirent à crier, toi là avec le sari rouge, retourne derrière. Elle passa sa langue sur ses lèvres gercées, et battit en retraite vers la queue, tout au bout, tout au fond, à la place des indigents. Le boa serpentait rapidement. Seule la queue resta coincée dans les buissons épineux. À PROPOS DE L'AUTEUR Taslima Nasreen est née au Bangladesh. Militante des droits humains, elle est mondialement connue pour ses écrits sur l'oppression des femmes et pour ses critiques de l'obscurantisme religieux. À la suite de plusieurs fatwas appelant à sa mort, elle a dû quitter son pays en 1994. Elle a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix Sakharov pour la liberté de pensée, le prix Simone de Beauvoir et le prix des Droits de l'Homme de la République Française. Elle est l'une des détentrices du Passeport de Citoyenneté Universelle (O.C.U.). Taslima Nasreen est l'autrice de très nombreux ouvrages : romans, poésies, essais et autobiographies. Ses oeuvres sont traduites dans une trentaine de langues.
Décroissance. Depuis que ce terme est entré dans le débat public il y a environ vingt ans, que d'idées reçues, de clichés et de malentendus. Chez les adversaires, mais aussi parfois chez les partisans de la décroissance. L'objet de ce livre, dans sa première partie, est de les cartographier et d'y répondre. Il convient ainsi d'assumer une définition de la décroissance au plus près de son sens ordinaire de « décrue » : il s'agit bien d'une diminution du domaine de l'économie au profit de celui de la « vie sociale », ce qui suppose de rompre avec tout un imaginaire porté par l'idéologie de la croissance. C'est pourquoi, dans la deuxième partie, les auteurs proposent d'ouvrir seize axes de mise en pratique concrète de la décroissance, seize déclinaisons permettant de mieux appréhender ce qu'est, et ce que n'est pas, la décroissance. C'est alors tout un monde qui s'ouvre à des imaginaires et à des perspectives enthousiasmantes, faisant sortir la décroissance du temps des généralités, et permettant du même coup aux décroissants d'espérer explorer ces perspectives avec tous ces compagnons de route qui les défrichent déjà. À PROPOS DE L'AUTEUR Créée en 2017, la Maison commune de la décroissance a pour objet de coproduire du commun idéologique clair et solide pour le mettre à disposition de toutes et tous ceux qui rêvent d'une redirection vers des sociétés écologiques, frugales, conviviales, sereines : comment s'organiser démocratiquement pour repasser sous les plafonds de l'insoutenabilité écologique ?
L`agriculture et l'alimentation sont au centre de nombreuses préoccupations actuelles : santé, écologie, climat, social, éthique... Pourtant on hésite parfois à prononcer certains mots comme élevage, vegan, pesticide, chasse, pratiques culinaires... et même « écologie ». Nous préparons-nous à des sociétés de guerre civile entre productivistes et apôtres de la préservation ? Voici un livre rédigé par deux auteurs à la compétence indiscutable qui donne des repères sur l'agroécologie et l'histoire de l'écologie. Un livre qui examine également les fonctions culturelles de l'alimentation et qui dessine les pistes d'organisations locales-globales, dans l'intérêt collectif et la valorisation de la diversité. Il est plus que temps de travailler à s'adapter aux défis de l'époque et de changer d'échelle en prenant en mains notre univers local. Mais pas n'importe comment, pas avec les oeillères dangereuses du local - localisme: en ayant au contraire une conscience « terriste » de notre aventure environnementale commune. Nous sommes ainsi dans une période de basculement nécessaire des pensées. Sur tous les sujets. À PROPOS DES AUTEURS Marc Dufumier est agronome, professeur honoraire à AgroParisTech, et président de la Fondation René Dumont. Il est membre du comité scientifique de la Fondation pur le Nature et l'Homme. Laurent Gervereau est vice-président de la Fondation René Dumont et président de Nuage Vert - musée mobile Vallée de la Dordogne. Il a fondé en 2005 à AgroParisTech le Musée du Vivant (premier musée international sur l'écologie) et co-préside le CIRE (Centre Interdisciplinaire de Recherches sur l'Ecologie).
Comment faire un bon usage de l'énergie créatrice de la colère sans qu'elle ne devienne la source d'une révolte destructrice ou désespérée? Comment faire appel aux émotions sans qu'elles nous entraînent sur la voie dangereuse du couple excitation /dépression ou celle des « passions tristes? Comment développer la capacité de nos collectifs humains à vivre ensemble et à savoir s'opposer sans se massacrer? En d'autres mots, il s'agit de promouvoir une radicalité créatrice et non destructrice et ainsi créer les conditions d'une véritable intelligence sensible dont le moteur est la Joie de Vivre. Dans ce livre, l'auteur expose et contextualise ses réflexions et propositions autour du rapport à la violence et la gestion des conflits. Il propose de nouvelles pratiques démocratiques permettant la construction de désaccords féconds pour que l'adversaire se substitue à l'ennemi, et que le pouvoir de domination se transforme en pouvoir de création. C'est à dire que le pouvoir «sur» devienne un pouvoir «de». À PROPOS DE L'AUTEUR Patrick Viveret est philosophe et essayiste, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes. Très actif dans les mouvements altermondialistes et à l'Internationale Convivialiste, Cofondateur des rencontres internationales « Dialogues en humanité », il est à l'origine de la monnaie complémentaire Sol. Il est l'auteur d'une dizaine de livres, dont Reconsidérer la Richesse (Éditions de l'Aube, poche 2010) et La Cause Humaine, du bon usage de la fin d'un monde, (Éditions Les Liens qui Libèrent, 2012).
De quoi le réalisme est-il le nom ? Que dit-on exactement au nom du réalisme ? À qui et à quoi sert-il ? Si le réalisme implique un ça va de soi, les auteurs de ce livre démontrent en revanche que le mot, tel qu'il est employé, ne va jamais de soi. Autrefois élément de distinction entre pensée de droite et pensée de gauche, le réalisme apparaît aujourd'hui comme un mot-repère traduisant la dilution, recherchée par certains, des clivages traditionnels. Omniprésent depuis quelques décennies, y compris dans les discours dits de gauche, il est devenu une injonction qui témoigne notamment de la dérive du parti socialiste. Car le Réalisme est d'abord un mot de pouvoir, au sens où il est une arme de déconsidération massive : le brandir, c'est abolir et anéantir aussitôt toute alternative, tout discours d'opposition ; l'invoquer, c'est renvoyer immédiatement l'autre à ses idéaux, à son utopisme. Le réalisme n'admet pas la réplique. Il est donc aussi une injonction à ne pas concevoir ni à revendiquer la possibilité d'autres mondes, d'autres voies. C'est une assignation à se soumettre, à dire oui au monde tel qu'il est. Ou, désormais, au monde tel qu'il va, dissimulant, sous l'invocation du changement et de l'adaptation nécessaire, la perpétuelle reproduction du statu quo. Des années 1930-1940 à Manuel Valls, de Michel Rocard à Emmanuel Macron, cet ouvrage se propose de mieux comprendre les usages qui fondent le pouvoir d'un mot d'ordre, un mot de et du pouvoir. Deux spécialistes du langage décryptent les usages et les doctrines issus d'un mot de la vie politique devenu incontournable. EXTRAIT Apparu au début du XIXe siècle dans le champ de la philosophie pour désigner «l'existence du monde indépendamment de la perception du sujet », le mot réalisme est assez récent. Son sens courant (« avoir le sens des réalités et agir en conséquence ») commence, lui, à émerger au milieu du xixe siècle, ce qui correspond globalement au développement du capitalisme lors de la première révolution industrielle. À PROPOS DES AUTEURS Stéphane Bikialo est Professeur de linguistique et de stylistique contemporaines à l'Université de Poitiers. Il est l'auteur de Le Réel en vitrine. Les mots et les choses à l'ère du conditionnement (à paraître). Julien Rault est Maître de conférences en linguistique et stylistique à l'Université de Poitiers. Il est l'auteur de Poétique du point de suspension. Essai sur le signe du latent, Cécile Defaut, 2015.
L'auteur livre une analyse in situ et richement documentée des pratiques du socialisme en Amérique du Sud. Serait-on aujourd'hui en train de construire en Amérique Latine cet autre monde possible ? Partant d'une analyse critique et sans concession des expériences socialistes du passé, Marta Harnecker, chercheuse et militante active dans plusieurs pays de ce continent, décrypte les expériences actuelles et les tentatives innovantes pour faire de la politique d'une autre façon : celle qui devrait être au coeur du « socialisme du XXIe siècle ». En Bolivie, au Vénézuela, au Brésil ou en Équateur, des exemples illustrent comment on passe de la culture du « citoyen qui mendie » à celle du « citoyen qui réalise, contrôle, autogère » et se rend maître de son propre destin. Mouvements populaires des paysans, des indigènes ou des classes moyennes qui se battent contre la privatisation de l'eau, pour la nationalisation du gaz, contre le bureaucratisme, l'excès de centralisation... des faits passionnants qui nous informent et nous donnent de l'espoir. L'auteur ne cache pas les difficultés importantes rencontrées, internes comme externes, notamment en raison de la présence du « Grand Voisin » qui ne veut pas abandonner son arrière cour historique et ses bases militaires. Un ouvrage indispensable pour comprendre de l'intérieur les bouleversements qui s'opèrent actuellement en Amérique Latine. EXTRAIT Il y a vingt ans, les forces de gauche vivaient des moments très difficiles en Amérique latine comme dans le reste du monde. Après la chute du mur de Berlin, l'Union soviétique tombait dans l'abîme pour disparaître à la fi n de 1991. En février 1990, faute d'une arrière-garde bien nécessaire, la révolution sandiniste était désavouée dans les urnes et les guérillas d'Amérique centrale étaient contraintes à la démobilisation. Le seul pays qui continuait à brandir le drapeau de la révolution était Cuba, malgré les augures qui annonçaient que sa fin était proche. Dans de telles conditions, il était difficile d'imaginer que vingt ans plus tard la plus grande partie de nos pays serait gouvernées par des dirigeants de gauche. À PROPOS DE L'AUTEUR D'origine chilienne, Marta Harnecker est une figure emblématique des mouvements d'émancipation et de transformation sociale d'Amérique latine. Disciple d'Althusser lors de son séjour en France, elle fut après son retour au Chili et jusqu'au coup d'Etat militaire contre Salvador Allende la directrice du journal indépendant de l'Unité populaire Chile Hoy. Chercheuse, journaliste et sociologue, Marta Harnecker est une grande spécialiste des mouvements révolutionnaires latino-américains. Actuellement conseillère politique du gouvernement du Venezuela, elle a publié plus de soixante livres, dont « Les concepts de base du matérialisme historique », qui fut longtemps un bestseller en Amérique latine.
Pourquoi le vote Front national ne révolte-t-il plus ? On a tous vu ou entendu ces citoyens en colère expliquant qu'ils ont été déçus par la droite et par la gauche et qui disent : « Pourquoi ne pas essayer le Front national » ? Mais qu'est véritablement le Front national ? Comment les idées de ce parti ont-elles réussi à infiltrer progressivement des esprits qui, pour la plupart, ne se disent pourtant ni d'extrême droite ni fascisants ? Pourquoi depuis plus de quarante ans n'arrive-t-on pas à le contrer efficacement ? Quel est le véritable ADN de ce parti qui se prétend respectable ? On ne peut pas comprendre les succès du FN sans étudier la société, la culture, l'histoire dont il se nourrit. Notre société, notre culture, notre histoire. Peut-on combattre le FN en parlant comme lui, en posant les mêmes questions que lui, en acceptant les concepts et le champ d'évaluation où il se situe : « identité », « Français de souche », « diabolisation », « communautarisme », « assimilation », « populisme »...? Ce vocabulaire hélas devenu le nôtre. Il nous faut aussi comprendre comment l'obsession ethnique de ce parti structure, aujourd'hui comme hier, toute sa pensée, son imaginaire, ses pratiques, ses penchants clairement autoritaires et sa volonté d'instituer des discriminations partout. Une fois élargi le regard et dissipé ce théâtre d'ombres, apparaît une formation politique beaucoup moins anodine qu'on ne le dit, qui n'a pas rompu avec les héritages les plus inquiétants de notre histoire contemporaine. Ce livre richement documenté et passionnant nous éclaire sur les dangers que représente la tentation du vote frontiste, et nous montre surtout comment l'éviter. EXTRAIT Depuis 2012, les scores électoraux du Front national sont impressionnants. C'est probablement le fait politique majeur en France ces dernières années. Marine Le Pen obtient près de 18 % de voix au premier tour des présidentielles en avril 2012. En mars 2014, son mouvement conquiert une dizaine de mairies, dont Hénin-Beaumont au premier tour. Ensuite se produit le « séisme » des européennes où le Front national se retrouve en tête avec presque 25 % des voix et 24 députés élus au Parlement européen (contre 6,34 % de voix et 3 députés en 2009). Puis deux élus entrent au Sénat en septembre 2014. Aux départementales de mars 2015, le parti de Marine Le Pen réalise de nouveau un score d'environ 25 % des voix au premier tour et fait élire au final 62 conseillers départementaux. Il n'obtient pas les présidences de département qu'il espérait et beaucoup, dont le Premier ministre, ont exprimé un certain soulagement (« Battu mais content » titre le journal Libération le lendemain). Mais cela prouve surtout que l'on s'est habitué à ces chiffres extrêmement élevés, au point de considérer comme un quasi-échec l'obtention d'un score qui, il y a quelques années, nous aurait épouvantés. À PROPOS DE L'AUTEUR André Koulberg, après avoir consacré de nombreuses années à l'enseignement de la philosophie, est aujourd'hui l'un des animateurs de l'Université populaire du Pays d'Aix. Il est l'auteur en 1989 du livre L'affaire du voile islamique (Ed. Fenêtre sur cour).
Les auteurs posent la question incontournable de la transition énergétique en France, pays le plus nucléarisé au monde. Énergie du futur ou du passé ? Est-elle une énergie comme une autre ? Les risques d'accidents majeurs, la gestion des déchets, la prolifération par le civil du nucléaire militaire, sont-ils maîtrisés? Les peurs que cette technologie entraîne sont-elles irrationnelles ? Cette énergie est-elle incontournable dans la lutte contre le changement climatique, pour notre indépendance énergétique, pour nous permettre d'avoir une énergie abondante et bon marché? La science apportera-t-elle un jour les solutions à l'ensemble des problèmes posés ? Notre filière nucléaire est-elle performante techniquement et économiquement ? Son fonctionnement est-il démocratique ? Et sommes-nous en France si dépendant du nucléaire qu'il est impossible de s'en passer? À travers l'analyse de douze idées reçues et de différents scénarios de sortie du nucléaire, ce livre a pour vocation de dresser un panorama simple mais précis, en s'appuyant sur les travaux de chercheurs indépendants, d'intellectuels et de politiques. Il a pour objet de favoriser les prises de décisions politiques qui ne pourront plus se faire à l'insu des citoyens. Un livre militant et citoyen à mettre (d'urgence) entre toutes les mains ! EXTRAIT Pourquoi la question du nucléaire fait-elle l'objet d'une véritable confiscation par les politiques au pouvoir alors qu'elle est en même temps source de débats passionnés dans la société civile française ? Pourquoi ce refus d'expression démocratique depuis maintenant 40 ans ? Le nucléaire se limiterait-il à un seul problème technique ne relevant que de la compétence d'expertset d'un domaine réservé au Corps des Mines, ou s'agirait-il d'un sujet de société concernant l'ensemble des citoyens ? À PROPOS DES AUTEURS Trait d'union entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel, le Mouvement Utopia se définit comme une coopérative citoyenne et politique. Il défend ses convictions altermondialistes et écologistes dans une perspective de dépassement du capitalisme et de la logique productiviste.
Les communs sont-ils une alternative à la société du tout marché ? Entre le privé et le public, nous assistons un peu partout dans le monde à une renaissance des communs. En réalité ils n'ont jamais disparu et on estime que près de deux milliards de personnes appliquent le principe de communs pour des biens et services de leur vie quotidienne. Le concept de commun, qui demande la coexistence d'une ressource définie, d'une communauté déterminée et d'un mode de gouvernance collectif, renvoie à la prise de conscience des limites d'une régulation par le marché ou par le public. Cette renaissance des communs a été dynamisée par l'apparition des communs informationnels (logiciels libres, Wikipédia, licences Creative Commons...) luttant contre les abus de la propriété intellectuelle, mais aussi grâce à la prise de conscience des dangers de la privatisation du monde et du vivant par les transnationales ou les plus riches, générant conflits, inégalités et destructions écologiques. Elle a aussi été dynamisée par les échecs du tout étatique, à la gestion souvent lourde et bureaucratique. À travers dix idées reçues, ce livre interroge les communs et repose la question taboue de la propriété et de l'héritage, donc des rapports de pouvoir. Car toute extension du domaine des communs entraîne la remise en cause des pouvoirs donnés aux propriétaires, qu'ils soient privés ou publics. Dans sa partie propositions, cet ouvrage, vulgarisateur et pédagogique, prône la priorité donnée à la valeur d'usage et la mise en place ou l'extension dans nombreux domaines d'une propriété communale, associée non à des individus mais à une collectivité. Les communs, alternative à la société du tout marché, réponse à l'offensive néolibérale, dépassement du capitalisme et de l'étatisme, révolution du XXIe siècle ? Ce livre montre que c'est peut-être un peu tout cela. Cet ouvrage revient sur la notion fondamentale et taboue de la propriété pour décrypter les rapports de pouvoirs qu'elle sous-tend. À PROPOS DES AUTEURS Trait d'union entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel, le Mouvement Utopia se définit comme une coopérative citoyenne et politique. Il défend ses convictions altermondialistes et écologistes dans une perspective de dépassement du capitalisme et de la logique productiviste.
Un livre criant d'actualité pour dénoncer les politiques d'immigration dévastatrices et inhumaines. À travers la dénonciation de quinze idées reçues, ce livre démontre que la politique de l'immigration, qui s'illustre à travers la question des sans-papiers, est inefficace socialement et économiquement, même par rapport aux propres objectifs qu'elle s'est fixés. En s'appuyant sur les travaux de chercheurs et d'intellectuels, sur les études des associations et sur le rapport 2009 du PNUD, ce livre prouve que cette politique de l'immigration est contraire à l'intérêt de notre pays et plus généralement à celui du monde. La liberté de circulation est une pratique ancestrale et un droit fondamental. Vouloir s'y opposer constitue une régression mais aussi une aberration. Il est plus que temps, au-delà de la légitime indignation morale, d'amplifier le combat idéologique en dénonçant, avec rigueur et méthode, les idées reçues sur l'immigration. Outil indispensable à l'information et à la compréhension de la question des sans-papiers, ce livre propose également, à destination des partis de gauche, une nouvelle politique de l'immigration à travers treize mesures fondamentales. Voici un outil indispensable à l'information et à la compréhension de la question des sans-papiers. EXTRAIT La question des sans-papiers, liée à celle de l'immigration, est certainement le sujet le plus représentatif de la politique indigne menée par la majorité au pouvoir. La France ne respecte pas ses engagements : Déclaration universelle des droits de l'homme, Convention européenne des droits de l'homme, Convention internationale des droits de l'Enfant, pour ne citer que les plus emblématiques. La liberté de circulation est une pratique ancestrale et un droit fondamental. Vouloir s'y opposer constitue une régression mais aussi une aberration. En revanche, accompagner l'installation des migrants devrait être un devoir de tous nos États. À PROPOS DES AUTEURS Trait d'union entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel, le Mouvement Utopia se définit comme une coopérative citoyenne et politique. Il défend ses convictions altermondialistes et écologistes dans une perspective de dépassement du capitalisme et de la logique productiviste.
Comment la COP 24 a-t-elle pu se passer comme si le dernier rapport spécial du GIEC sur l'urgence climatique n'avait jamais existé ? Cet essai s'interroge sur le rôle véritable des COP. Vingt-quatre ans de COP*. Depuis un quart de siècle, les négociations sur climat font quasiment du surplace tandis que les émissions de GES poursuivent leur ascension. Fin 2018, la COP 24 s'est passée comme si le dernier rapport spécial du GIEC sur l'urgence climatique n'avait pas existé. Les États sont parfaitement instruits des dégradations rapides des écosystèmes mais s'en préoccupent-ils vraiment? Le moment est venu de nous intéresser aux causes politiques ainsi que sur le rôle des COP et des Sommets de la Terre. La structure du capitalisme et sa mondialisation à l'ère des énergies fossiles fournissent-ils des éléments de réponse ? Pour mieux orienter les actions encore possibles, cet essai, avec son éclairage historique du capitalisme fossile, explique à la fois la logique du désastre annoncé, la farce des COP et et les investissements des milieux d'affaires dans la géo-ingénierie du climat. Avec un éclairage historique du capitalisme, cet essai vous explique les causes politiques qui se cachent derrière le désastre annoncé, les COP et les investissements économiques dans la géo-ingénerie du climat. EXTRAIT Il faut signaler aussi en novembre 2017 la survenue d'un événement impliquant quelque 15 000 savants. Pour faire écho à la 23e version de la COP, ils signaient un « Warning to Humanity », un appel rappelant l'état de délabrement avancé de la planète. Mais, rien de bien nouveau par rapport aux données du bon vieux rapport Meadows datant de 1972. Si, dans ce « warning » les symptômes de la maladie sont mieux identifiés et quantifiés, manque encore le diagnostic étiologique et l'identification précise de l'agent causal du désastre environnemental. Aucun effort de synthèse ; les savants brandissent à nouveau les courbes archiconnues de la « Great Acceleration » de l'Anthropocène. Ainsi, par ce manque d'audace, ce signal d'alerte qui se voulait fort et solennel se réduit à un non-événement. On est encore plus déçu en prenant connaissance du contenu précis du « Warning to Humanity ». Alors que la famine dans le monde repart à la hausse, les rédacteurs convoquent des données de la très philanthropique Banque mondiale qui affirme que sur ce front la situation s'améliore... bizarre ! Anachronique, consensuel et surtout trop timoré, l'appel paraît suspect ; comme celui d'Heidelberg, il doit y avoir anguille sous roche ou commanditaire caché. Toujours est-il que, du haut de leur savoir, ces 15 000 savants attestent ce que les ONG savent et décrivent depuis longtemps : l'état avancé de délabrement des écosystèmes, la raréfaction rapide des ressources en eaux douces, la sur-prédation sur le poisson, les pollutions en tout genre et l'élévation constante des gaz à effet de serre (GES). Qui en est le responsable et comment mettre un terme à ces déprédations ? Voici les vraies questions du temps présent ! Ces 15 000 savants signataires du Warning ne nous le disent pas. Il va falloir le trouver nous-mêmes. À PROPOS DE L'AUTEUR Jean-Marc Sérékian est médecin à Tours. Il a commencé à s'intéresser aux questions d'énergie alors qu'il été administrateur à la LPO Touraine. Aujourd'hui il est rédacteur pour le site Carfree (la vie sans voiture) sur les questions d'énergie et de biodiversité. Il est l'auteur de : La Course aux Energies, Ed Libertaire, 2009 ; Pourquoi Fukushima après Hiroshima ? Ed. Le Sang de la Terre, 2012 ; Gaz de schiste de Choix du pire, Ed. Sang de la Terre, 2015